{"id":10779,"date":"2019-12-09T08:10:42","date_gmt":"2019-12-09T07:10:42","guid":{"rendered":"http:\/\/un-film-un-jour.com\/?p=10779"},"modified":"2019-12-09T08:16:34","modified_gmt":"2019-12-09T07:16:34","slug":"it-must-be-heaven","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/un-film-un-jour.com\/index.php\/2019\/12\/09\/it-must-be-heaven\/","title":{"rendered":"It Must Be Heaven \u2605\u2605\u2606\u2606"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium\" src=\"http:\/\/fr.web.img5.acsta.net\/r_1920_1080\/pictures\/19\/10\/17\/09\/55\/1793210.jpg\" width=\"317\" height=\"430\" \/>Comme dans ses pr\u00e9c\u00e9dents films (<em>Intervention divine<\/em>, <em>Le Temps qui reste<\/em>), Elia Suleiman se met en sc\u00e8ne, spectateur silencieux et pince-sans-rire des d\u00e9rives absurdes de notre monde. On le suit cette fois-ci en train d&rsquo;\u00e9crire son prochain film et d&rsquo;essayer d&rsquo;en boucler le financement sur trois continents : d&rsquo;abord \u00e0 Nazareth, ensuite \u00e0 Paris, enfin \u00e0 New York.<\/p>\n<p>On peut bien s\u00fbr, aimer la po\u00e9sie d&rsquo;Elia Suleiman, la fa\u00e7on \u00e0 la fois tendre et mordante qu&rsquo;il a de croquer le monde qui nous entoure, par exemple dans sa peinture de la capitale fran\u00e7aise, vid\u00e9e de ses habitants et de ses touristes par la parano\u00efa s\u00e9curitaire qui la gagne. On peut saluer l&rsquo;\u00e9l\u00e9gance avec laquelle il m\u00e8ne sa charge pour la reconnaissance de la Palestine, o\u00f9 ses pas le ram\u00e8nent \u00e0 la fin du film, tel Ulysse \u00e0 la fin d&rsquo;un long voyage. On peut s&rsquo;attacher aux pas de ce h\u00e9ros silencieux, qui rappelle immanquablement les stars tristes du cin\u00e9ma muet, et partager sa col\u00e8re rentr\u00e9e contre toutes les absurdit\u00e9s du monde : la d\u00e9sinvolture de ce voisin envahissant qui vient sans autorisation cueillir des citrons dans le jardin de la maison familiale de Nazareth (m\u00e9taphore \u00e0 peine voil\u00e9e de l&rsquo;occupation isra\u00e9lienne), l&rsquo;attitude de ce producteur fran\u00e7ais (interpr\u00e9t\u00e9 par Vincent Maraval <em>himself<\/em>) qui rejette le projet du r\u00e9alisateur au motif qu&rsquo;il n&rsquo;est pas \u00ab\u00a0assez palestinien\u00a0\u00bb, le cauchemar d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine surarm\u00e9e o\u00f9 les clients d&rsquo;une sup\u00e9rette feraient leurs courses l&rsquo;arme au poing\u2026.<\/p>\n<p>Mais on peut aussi trouver le proc\u00e9d\u00e9 un peu r\u00e9p\u00e9titif d&rsquo;encha\u00eener les sayn\u00e8tes &#8211; dont les plus r\u00e9ussies ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9es en boucle avec la bande annonce &#8211; sur le m\u00eame format. Aucune ne fait franchement rire &#8211; sauf \u00e0 trouver dr\u00f4le une b\u00e9n\u00e9vole du Samu qui porte assistance \u00e0 un SDF parisien en lui servant un plateau repas avec les m\u00eames tics qu&rsquo;une h\u00f4tesse de l&rsquo;air. Certaines sont franchement rat\u00e9es &#8211; Vincent Maraval est certainement un producteur inspir\u00e9 mais c&rsquo;est un acteur calamiteux &#8211; et tournent vite au clich\u00e9 &#8211; fallait-il organiser un (long) d\u00e9fil\u00e9 de mannequins rue Montorgeuil pour encenser la beaut\u00e9 des Parisiennes ?<\/p>\n<p>S&rsquo;il faut reconna\u00eetre \u00e0 Elia Suleiman le talent d&rsquo;avoir invent\u00e9 son personnage, burlesque et po\u00e9tique, le proc\u00e9d\u00e9 a ses limites. Avec <em>It must be heaven<\/em>, elles ont \u00e9t\u00e9 atteintes.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.allocine.fr\/video\/player_gen_cmedia=19584173&amp;cfilm=266837.html\">La bande-annonce<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comme dans ses pr\u00e9c\u00e9dents films (Intervention divine, Le Temps qui reste), Elia Suleiman se met en sc\u00e8ne, spectateur silencieux et pince-sans-rire des d\u00e9rives absurdes de notre monde. 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