{"id":14163,"date":"2021-05-02T08:36:02","date_gmt":"2021-05-02T07:36:02","guid":{"rendered":"http:\/\/un-film-un-jour.com\/?p=14163"},"modified":"2025-04-30T07:20:37","modified_gmt":"2025-04-30T06:20:37","slug":"a-nos-amours-1983","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/un-film-un-jour.com\/index.php\/2021\/05\/02\/a-nos-amours-1983\/","title":{"rendered":"\u00c0 nos amours (1983) \u2605\u2606\u2606\u2606"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium\" src=\"https:\/\/fr.web.img4.acsta.net\/r_1920_1080\/pictures\/21\/07\/06\/13\/40\/0178653.jpg\" width=\"317\" height=\"430\">Suzanne (Sandrine Bonnaire) a seize ans et \u00e9touffe dans une famille toxique. En vacances dans le Var, elle repousse Luc, le gar\u00e7on qui l&rsquo;aime, pour se donner \u00e0 un Am\u00e9ricain de passage qui l\u2019ignorera d\u00e8s le lendemain. De retour \u00e0 Paris, elle multiplie les flirts au grand dam de ses parents qui se d\u00e9chirent \u00e0 son sujet. Son p\u00e8re (Maurice Pialat <em>himself<\/em>) quitte bient\u00f4t le domicile conjugal, laissant la jeune Suzanne entre sa m\u00e8re (Suzanne Ker), qui sombre lentement dans la folie, et son fr\u00e8re (Dominique Besnehard) qui entend la r\u00e9genter. Suzanne finira par \u00e9pouser Jean-Pierre (Cyril Collard) qu&rsquo;elle n&rsquo;aime pas avant de partir aux \u00c9tats-Unis avec Michel.<\/p>\n<p><em>\u00c0 nos amours<\/em> passe souvent pour un chef d\u2019\u0153uvre. Il re\u00e7ut en 1984 le C\u00e9sar du meilleur film. L&rsquo;interpr\u00e9tation de Sandrine Bonnaire, dont c&rsquo;est quasiment le premier r\u00f4le et qui allait r\u00e9v\u00e9ler toute l&rsquo;\u00e9tendue de son talent deux ans plus tard avec <em>Sans toi ni loi<\/em>, lui valut le C\u00e9sar du meilleur espoir f\u00e9minin. Les critiques saluent l&rsquo;authenticit\u00e9 du cin\u00e9ma de Pialat, son audace \u00e0 filmer la r\u00e9alit\u00e9 sans artifice, dans toute sa crudit\u00e9.<\/p>\n<p>Je reproche trop souvent aux films des 70ies et des 80ies d&rsquo;avoir mal vieilli. Tel n&rsquo;est pas le cas de ce film-l\u00e0 qui, s&rsquo;il ne suit pas les codes des films contemporains, n&rsquo;a pour autant autant rien perdu de sa force et de son int\u00e9r\u00eat.<\/p>\n<p>Pour autant, je ne l&rsquo;ai pas aim\u00e9. Pour deux raisons.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re est sa construction. Le film, refusant entre ses sc\u00e8nes toute transition, multiplie les ellipses temporelles. Pialat filme de longues s\u00e9quences &#8211; ainsi du long d\u00eener familial qui marque le point d&rsquo;orgue du film &#8211; qu&rsquo;il juxtapose \u00e0 la va-comme-je-te-pousse. On s&rsquo;y perd souvent, m\u00eame s&rsquo;il suit sagement le fil chronologique, ne sachant plus ni o\u00f9 ni quand on se situe. Son premier quart se d\u00e9roule sous le soleil insolent de la C\u00f4te d&rsquo;Azur sans qu&rsquo;on comprenne ce qu&rsquo;y fait Suzanne avant que brutalement ne s&rsquo;y substitue le ciel bas et lourd de la capitale o\u00f9 elle revient chez ses parents.<\/p>\n<p>La seconde est la violence des relations humaines. Une violence qui traverse toute l\u2019\u0153uvre de Pialat et qui la caract\u00e9rise. Dans la famille de Suzanne, on crie, on s&rsquo;insulte, on se frappe. J&rsquo;ai eu la chance de ne jamais conna\u00eetre une telle violence. Je ne la comprends pas. Je n&rsquo;arrive m\u00eame pas \u00e0 l&rsquo;imaginer. La montrer est peut-\u00eatre un geste cin\u00e9matographique courageux et authentique. Elle ne m&rsquo;en met pas moins profond\u00e9ment mal \u00e0 l&rsquo;aise pour autant.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.allocine.fr\/video\/player_gen_cmedia=19444661&amp;cfilm=613.html\">La bande-annonce<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Suzanne (Sandrine Bonnaire) a seize ans et \u00e9touffe dans une famille toxique. En vacances dans le Var, elle repousse Luc, le gar\u00e7on qui l&rsquo;aime, pour se donner \u00e0 un Am\u00e9ricain de passage qui l\u2019ignorera d\u00e8s le lendemain. 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