{"id":17058,"date":"2022-06-14T07:24:27","date_gmt":"2022-06-14T06:24:27","guid":{"rendered":"http:\/\/un-film-un-jour.com\/?p=17058"},"modified":"2022-06-19T15:28:53","modified_gmt":"2022-06-19T14:28:53","slug":"de-sang-froid-1967","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/un-film-un-jour.com\/index.php\/2022\/06\/14\/de-sang-froid-1967\/","title":{"rendered":"De sang-froid (1967) \u2605\u2605\u2605\u2606"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium\" src=\"https:\/\/fr.web.img5.acsta.net\/r_1920_1080\/medias\/nmedia\/18\/65\/19\/19\/18835619.jpg\" width=\"317\" height=\"430\" \/>En 1959, deux jeunes prisonniers en libert\u00e9 conditionnelle assassinent de sang-froid un paisible fermier du Kansas, sa femme et ses deux enfants. Le quadruple meurtre d\u00e9fraie la chronique et glace l&rsquo;Am\u00e9rique. Six ans plus tard, apr\u00e8s une longue proc\u00e9dure, les deux meurtriers sont ex\u00e9cut\u00e9s.<br \/>\nDe ce fait divers, Truman Capote fit d\u00e8s 1966 un roman qui cr\u00e9a un genre vou\u00e9 \u00e0 une riche post\u00e9rit\u00e9 : l&rsquo;enqu\u00eate journalistique o\u00f9 s&rsquo;entrelacent la narration des faits et celle de la fa\u00e7on dont le romancier-journaliste les d\u00e9couvre.<br \/>\nL&rsquo;ann\u00e9e suivante, Richard Brooks en fit un film.<\/p>\n<p>Il est r\u00e9cemment repass\u00e9 au <em>Grand Action<\/em> \u00e0 Paris dans le cadre du festival organis\u00e9 \u00e0 l&rsquo;occasion des soixante-dix ans de la revue <em>Positif<\/em>. Le d\u00e9bat qui l&rsquo;a suivi a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;occasion de replacer ce film dans l&rsquo;oeuvre foisonnante de Richard Brooks et dans le cin\u00e9ma de l&rsquo;\u00e9poque.<\/p>\n<p>Ce qui frappe quand on regarde <em>De sang-froid<\/em> cinquante ans plus tard, c&rsquo;est sa modernit\u00e9. Son premier tiers est construit en plans altern\u00e9s de l&rsquo;errance des deux taulards sur les routes du <em>Midwest<\/em> et de la vie sans histoire de la paisible famille qu&rsquo;ils vont sauvagement assassiner. Les deux fils du r\u00e9cit se renouent par le son : c&rsquo;est la m\u00eame sir\u00e8ne de locomotive qu&rsquo;on entend derri\u00e8re la voiture des deux meurtriers tapie dans l&rsquo;obscurit\u00e9 d&rsquo;un sous-bois et lorsque Nancy Clutter \u00e9teint sa lampe de chevet, sa pri\u00e8re faite.<br \/>\nIl est film\u00e9 dans un noir et blanc intemporel \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 la Technicolor avait tout envahi.<br \/>\nLa musique de Quincy Jones y est omnipr\u00e9sente et d&rsquo;une \u00e9tonnante complexit\u00e9. On pense aux notes de jazz de Miles Davis pour <em>Ascenseur pour l&rsquo;\u00e9chafaud<\/em> (film\u00e9 pr\u00e8s de dix ans plus t\u00f4t).<\/p>\n<p>J&rsquo;ai lu sous la plume de Pierre Murat dans <em>T\u00e9l\u00e9rama<\/em> que <em>De sang-froid<\/em> n&rsquo;\u00e9tait \u00ab\u00a0rien qu&rsquo;un plaidoyer extr\u00eamement g\u00e9n\u00e9reux contre la peine de mort\u00a0\u00bb. La critique est un peu courte. Elle est surtout bien s\u00e9v\u00e8re. Certes, la sc\u00e8ne de l&rsquo;ex\u00e9cution des deux assassins est gla\u00e7ante. Mais elle ne constitue pas le c\u0153ur du film. Ce c\u0153ur, c&rsquo;est la sc\u00e8ne du quadruple homicide. On le suit minute apr\u00e8s minute, en en connaissant par avance le funeste d\u00e9nouement, en se demandant comment diable ce banal cambriolage a pu d\u00e9raper dans un si effroyable massacre. C&rsquo;\u00e9tait la question que s&rsquo;\u00e9tait pos\u00e9e Truman Capote, sur laquelle il avait but\u00e9. Richard Brooks tente de mettre la r\u00e9ponse en image. Je vous la laisse la (re)d\u00e9couvrir<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.allocine.fr\/film\/fichefilm_gen_cfilm=3070.html\">La bande-annonce<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 1959, deux jeunes prisonniers en libert\u00e9 conditionnelle assassinent de sang-froid un paisible fermier du Kansas, sa femme et ses deux enfants. Le quadruple meurtre d\u00e9fraie la chronique et glace l&rsquo;Am\u00e9rique. Six ans plus tard, apr\u00e8s une longue proc\u00e9dure, les deux meurtriers sont ex\u00e9cut\u00e9s. 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