{"id":17343,"date":"2022-08-13T06:24:15","date_gmt":"2022-08-13T05:24:15","guid":{"rendered":"http:\/\/un-film-un-jour.com\/?p=17343"},"modified":"2022-08-14T07:24:29","modified_gmt":"2022-08-14T06:24:29","slug":"et-dieu-crea-la-femme-1956","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/un-film-un-jour.com\/index.php\/2022\/08\/13\/et-dieu-crea-la-femme-1956\/","title":{"rendered":"Et Dieu cr\u00e9a la femme (1956) \u2605\u2605\u2605\u2606"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium\" src=\"https:\/\/fr.web.img5.acsta.net\/r_1920_1080\/medias\/nmedia\/18\/92\/55\/95\/20205949.jpg\" width=\"317\" height=\"430\" \/>Juliette (Brigitte Bardot), une jeune femme libre et sensuelle, excite le d\u00e9sir des hommes : Carradine (Curd Jurgens), un riche entrepreneur, Antoine (Christian Marquand) dont elle est amoureuse et Michel (Jean-Louis Trintignant), le fr\u00e8re d&rsquo;Antoine, qu&rsquo;elle accepte d&rsquo;\u00e9pouser sans l&rsquo;aimer pour s&rsquo;\u00e9manciper de ses tuteurs qui veulent la renvoyer \u00e0 l&rsquo;orphelinat.<\/p>\n<p><em>Et Dieu cr\u00e9a la femme<\/em> est un film mythique qui lan\u00e7a le \u00ab\u00a0mythe Bardot\u00a0\u00bb. \u00c0 sa sortie, en France, fin 1956, il fit un flop. Mais son succ\u00e8s au parfum de scandale \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger lui valut de revenir \u00e0 l&rsquo;affiche un an plus tard et d&rsquo;y attirer les foules.<\/p>\n<p>B.B. y cr\u00e8ve l&rsquo;\u00e9cran. Un des personnages du film la d\u00e9crit dans un langage fleuri : \u00ab\u00a0Elle a le cul qui chante\u00a0\u00bb. Simone de Beauvoir dit la m\u00eame chose dans un style plus poliss\u00e9 : \u00ab\u00a0un saint vendrait son \u00e2me au diable pour la voir danser\u00a0\u00bb. Aujourd&rsquo;hui, on pourra la trouver bien sage. Il est vrai que depuis 1956, les m\u0153urs se sont lib\u00e9r\u00e9es et que le spectateur en a vu des vertes et des pas m\u00fbres. Pour autant, m\u00eame en 2022, les fesses d\u00e9nud\u00e9es de l&rsquo;actrice, sa moue, ses cheveux relev\u00e9s en chignon ou d\u00e9nou\u00e9s en cascade, le d\u00e9hanch\u00e9 fi\u00e9vreux de ses danses jusqu&rsquo;\u00e0 son phras\u00e9 tra\u00eenant que les puristes critiquent, font leur petit effet.<br \/>\nEt on imagine volontiers le scandale qu&rsquo;elle a caus\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, pour devenir illico une ic\u00f4ne du f\u00e9minisme. Une ic\u00f4ne toutefois pas si r\u00e9volutionnaire, puisqu&rsquo;\u00e0 la fin du film &#8211; pardon pour le <em>spoiler<\/em> &#8211; apr\u00e8s un mambo endiabl\u00e9, elle re\u00e7oit quatre torgnoles de son mari et le suit piteusement \u00e0 la maison.<\/p>\n<p>Il est de bon ton de nos jours de tenir en pi\u00e8tre estime <em>Et Dieu cr\u00e9a la femme<\/em>. Les critiques se moquent de son intrigue de roman-photo. Elles n&rsquo;ont pas tout \u00e0 fait tort. Mais celle des <em>Parapluies de Cherbourg<\/em>, peut-\u00eatre le film le plus r\u00e9ussi qui soit \u00e0 mes yeux, ne valait gu\u00e8re mieux. Elles raillent le jeu des acteurs, \u00e0 commencer, on l&rsquo;a dit, par celui de Bardot : si Trintignant &#8211; dont c&rsquo;est quasiment le premier film &#8211; se morfond dans le r\u00f4le du mari cocu transi d&rsquo;amour, Curd Jurgens y est pourtant imp\u00e9rial. Surtout, elles passent \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;essentiel : l&rsquo;apparition m\u00e9t\u00e9oritique d&rsquo;une actrice incandescente dont le r\u00e9alisateur &#8211; et futur ex-mari &#8211; eut le talent de capter la sensualit\u00e9 et l&rsquo;\u00e9lan de libert\u00e9. Elle enflamma la pellicule ; elle l&rsquo;enflamme encore.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.allocine.fr\/video\/player_gen_cmedia=19372669&amp;cfilm=185.html\">La bande-annonce<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Juliette (Brigitte Bardot), une jeune femme libre et sensuelle, excite le d\u00e9sir des hommes : Carradine (Curd Jurgens), un riche entrepreneur, Antoine (Christian Marquand) dont elle est amoureuse et Michel (Jean-Louis Trintignant), le fr\u00e8re d&rsquo;Antoine, qu&rsquo;elle accepte d&rsquo;\u00e9pouser sans l&rsquo;aimer pour s&rsquo;\u00e9manciper de ses tuteurs qui veulent la renvoyer \u00e0 l&rsquo;orphelinat. 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