{"id":3808,"date":"2017-04-20T07:42:16","date_gmt":"2017-04-20T06:42:16","guid":{"rendered":"http:\/\/un-film-un-jour.com\/?p=3808"},"modified":"2017-04-20T07:42:16","modified_gmt":"2017-04-20T06:42:16","slug":"je-danserai-si-je-veux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/un-film-un-jour.com\/index.php\/2017\/04\/20\/je-danserai-si-je-veux\/","title":{"rendered":"Je danserai si je veux \u2605\u2605\u2605\u2606"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium\" src=\"http:\/\/fr.web.img4.acsta.net\/r_1920_1080\/pictures\/17\/04\/03\/12\/02\/377281.jpg\" width=\"317\" height=\"430\" \/>Tout &#8211; ou presque &#8211; est dans l&rsquo;affiche. D&rsquo;abord le titre : <em>Je danserai si je veux<\/em> qui sonne comme un slogan f\u00e9ministe. Ensuite la photo de trois femmes. L&rsquo;une porte le voile. Les deux autres boivent et fument. Enfin \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re plan, une ville, dont on sait depuis Richard Bohringer que c&rsquo;est beau la nuit.<\/p>\n<p>Le reste se d\u00e9couvre tr\u00e8s vite.<br \/>\nLayla, Salma et Nour sont trois jeunes femmes arabes et isra\u00e9liennes. Elles partagent un appartement \u00e0 Tel Aviv. Layla est avocate ; Salma a un job dans un bar ; Nour poursuit des \u00e9tudes \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9. Chacune \u00e0 sa fa\u00e7on est en prise avec la soci\u00e9t\u00e9 phallocrate.<\/p>\n<p>Il y a deux fa\u00e7ons de critiquer ce premier film d&rsquo;une jeune r\u00e9alisatrice palestinienne.<br \/>\nLa premi\u00e8re est la plus rationnelle. Elle est la plus s\u00e9v\u00e8re aussi.<br \/>\nElle pointerait du doigt son architecture trop voyante. Scrupuleusement voil\u00e9e, respectueuse des rites, Nour incarne la jeune Palestinienne pratiquante sous la coupe d&rsquo;un fianc\u00e9 qui lui refuse la moindre libert\u00e9. Avec ses piercings et ses joints, Salma est la bobo palestinienne qui cache \u00e0 sa famille bourgeoise son orientation sexuelle. Plus \u00e2g\u00e9e, plus ind\u00e9pendante, Layla est, elle, la Palestinienne install\u00e9e que les hommes dont elles tombent r\u00e9guli\u00e8rement amoureux rappellent \u00e0 son statut. Trois destins de femme comme autant d&rsquo;illustrations simplistes de discours f\u00e9ministes.<\/p>\n<p>La seconde choisit d&rsquo;ignorer ces d\u00e9fauts pourtant bien voyants et de laisser parler son c\u0153ur.<br \/>\nElle soulignerait l&rsquo;\u00e9motion suscit\u00e9e par ces trois personnages qui, chacun \u00e0 sa fa\u00e7on, fait na\u00eetre l&#8217;empathie. M\u00eame Nour, a priori la moins sympathique.<br \/>\nSans se r\u00e9duire \u00e0 un simple coup de c\u0153ur impulsif, cette seconde critique \u00e9voquerait le portrait tout en nuance que le film dresse de Tel Aviv, la capitale \u00e9conomique d&rsquo;Isra\u00ebl, dont Eytan Fox avait d\u00e9j\u00e0 fait en 2007 le personnage principal de son film <em>The Bubble<\/em>. Elle \u00e9voquerait aussi le r\u00f4le des hommes dans ce film, qu&rsquo;on pouvait craindre un instant unanimement veules mais qui sont sauv\u00e9s, dans une sc\u00e8ne bouleversante, par la tendresse du p\u00e8re de Nour.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.allocine.fr\/video\/player_gen_cmedia=19568537&amp;cfilm=250517.html\">La bande-annonce<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tout &#8211; ou presque &#8211; est dans l&rsquo;affiche. D&rsquo;abord le titre : Je danserai si je veux qui sonne comme un slogan f\u00e9ministe. Ensuite la photo de trois femmes. L&rsquo;une porte le voile. 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