{"id":4837,"date":"2018-01-12T08:27:37","date_gmt":"2018-01-12T07:27:37","guid":{"rendered":"http:\/\/un-film-un-jour.com\/?p=4837"},"modified":"2018-01-12T08:27:37","modified_gmt":"2018-01-12T07:27:37","slug":"le-mystere-picasso","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/un-film-un-jour.com\/index.php\/2018\/01\/12\/le-mystere-picasso\/","title":{"rendered":"Le Myst\u00e8re Picasso \u2605\u2606\u2606\u2606"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium\" src=\"http:\/\/fr.web.img4.acsta.net\/r_1920_1080\/medias\/nmedia\/18\/96\/76\/46\/20488005.jpg\" width=\"317\" height=\"430\" \/>Picasso peint. Clouzot le filme.<\/p>\n<p><span class=\"st\">\u00ab\u00a0On donnerait cher pour savoir ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 dans la t\u00eate de Rimbaud quand il \u00e9crivit <em>Le Bateau ivre<\/em><wbr \/>, dans celle de Mozart quand il composa la <em>Symphonie Jupiter<\/em>\u00ab\u00a0. Ces mots, prononc\u00e9s en voix off par Clouzot, nous introduisent \u00e0 un documentaire singulier. On y voit Picasso en train de peindre, le processus cr\u00e9atif en train de se r\u00e9aliser.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p>En 1955, Picasso et Clouzot sont chacun au sommet de leur art. \u00c0 soixante-dix ans pass\u00e9s, le peintre espagnol n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 aussi productif, aussi c\u00e9l\u00e8bre, aussi pol\u00e9mique. De vingt ans son cadet, Clouzot vient de r\u00e9aliser <em>Le Salaire de la peur<\/em> et <em>Les Diaboliques<\/em>. La passion partag\u00e9e de la corrida les rapproche. Clouzot s&rsquo;essaie \u00e0 la peinture. Il est fascin\u00e9 par le g\u00e9nie et la cr\u00e9ativit\u00e9 de Picasso.<\/p>\n<p>Clouzot utilise un proc\u00e9d\u00e9 cin\u00e9matographique particuli\u00e8rement astucieux pour le mettre en sc\u00e8ne. Il place la toile entre la cam\u00e9ra et le peintre. Picasso, invisible, utilise des pinceaux et des encres qui la traversent. La cam\u00e9ra filme le verso de la peinture en train de se faire, comme par magie. On voit ainsi Picasso r\u00e9aliser une vingtaine d\u2019\u0153uvres. La r\u00e9alisation des premi\u00e8res, \u00e0 l&rsquo;encre, est film\u00e9e en temps r\u00e9el. Celle des secondes, \u00e0 l&rsquo;huile, plus longue, est film\u00e9e en plans fixes assembl\u00e9s au montage. Entre les deux, un entracte nous r\u00e9v\u00e8le le dispositif : Picasso, torse nu, l\u2019\u0153il vif, qui peint et Clouzot qui le filme avec son chef op\u00e9rateur Claude Renoir (le petit-fils d&rsquo;Auguste et le neveu de Jean).<\/p>\n<p>La virtuosit\u00e9 de Picasso \u00e9clate. Quelques traits suffisent \u00e0 esquisser une femme nue, un cheval, un torero. On essaie d&rsquo;anticiper. On y r\u00e9ussit parfois ; on \u00e9choue souvent. Dans un cas comme dans l&rsquo;autre, on est impressionn\u00e9s.<\/p>\n<p>Alors d&rsquo;o\u00f9 vient mon manque d&rsquo;enthousiasme ? D&rsquo;une part de la dur\u00e9e de film. Pr\u00e9vu au d\u00e9part pour \u00eatre un court-m\u00e9trage d&rsquo;une dizaine de minutes, il aurait gagn\u00e9 \u00e0 conserver ce format. Malgr\u00e9 les tentatives de Clouzot d&rsquo;en dramatiser l&rsquo;action, les peintures se succ\u00e8dent avec monotonie. D&rsquo;autre part et surtout de mon manque de go\u00fbt pur la peinture de Picasso. J&rsquo;en reconnais volontiers la vitalit\u00e9, l&rsquo;\u00e9nergie, la puissance. Mais je n&rsquo;y ai jamais trouv\u00e9 la sensualit\u00e9, la d\u00e9licatesse, la beaut\u00e9 susceptibles de me toucher.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.allocine.fr\/video\/player_gen_cmedia=19574595&amp;cfilm=251.html\">La bande-annonce<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Picasso peint. Clouzot le filme. \u00ab\u00a0On donnerait cher pour savoir ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 dans la t\u00eate de Rimbaud quand il \u00e9crivit Le Bateau ivre, dans celle de Mozart quand il composa la Symphonie Jupiter\u00ab\u00a0. 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