{"id":5536,"date":"2018-04-23T06:47:37","date_gmt":"2018-04-23T05:47:37","guid":{"rendered":"http:\/\/un-film-un-jour.com\/?p=5536"},"modified":"2018-04-23T06:47:37","modified_gmt":"2018-04-23T05:47:37","slug":"ready-player-one","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/un-film-un-jour.com\/index.php\/2018\/04\/23\/ready-player-one\/","title":{"rendered":"Ready Player One \u2605\u2606\u2606\u2606"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium\" src=\"http:\/\/fr.web.img4.acsta.net\/r_1920_1080\/pictures\/18\/02\/14\/09\/15\/3437390.jpg\" width=\"317\" height=\"430\" \/>En 2045, l&rsquo;humanit\u00e9 se morfond dans des villes surpeupl\u00e9es et pollu\u00e9es. Pour \u00e9chapper au quotidien, les habitants se r\u00e9fugient dans des mondes parall\u00e8les. L&rsquo;Oasis est le plus populaire. L&rsquo;inventeur de cette r\u00e9alit\u00e9 virtuelle vient de mourir \u00e0 la t\u00eate d&rsquo;une immense fortune. Il propose de la c\u00e9der \u00e0 qui trouvera \u00ab\u00a0l\u2019\u0153uf de P\u00e2ques\u00a0\u00bb qu&rsquo;il a cach\u00e9 dans un recoin du jeu.<br \/>\nWade Watts est un jeune orphelin qui, sous les traits de Parzival, joue r\u00e9guli\u00e8rement. Avec quelques amis virtuels, Aech, le colosse bricoleur, Art3mis, la jolie motarde, Daito, le samoura\u00ef et Sho, le guerrier ninja, il se lance dans la qu\u00eate de l\u2019\u0153uf de P\u00e2ques. Mais Sorrento, le puissant directeur de la multinationale IOS , entend bien mettre la main sur le magot le premier.<\/p>\n<p><em>Ready Player One<\/em> a \u00e9t\u00e9 accueilli par des louanges dithyrambiques. Du <em>Monde<\/em> \u00e0 <em>Lib\u00e9ration<\/em>, en passant par <em>T\u00e9l\u00e9rama<\/em> et <em>Les Inrocks<\/em>, la critique fait preuve d&rsquo;un unanimisme suspect. Et les spectateurs ont r\u00e9serv\u00e9 un accueil triomphal \u00e0 <em>Ready Player One<\/em> qui a fait pr\u00e8s d&rsquo;un million d&rsquo;entr\u00e9es en France durant sa premi\u00e8re semaine d&rsquo;exploitation.<\/p>\n<p>Les critiques ont salu\u00e9 en particulier, dans des articles qui r\u00e9sonnaient parfois comme autant d&rsquo;\u00e9loges fun\u00e8bres, le g\u00e9nie de Steven Spielberg. Nul doute qu&rsquo;il m\u00e9rite ses \u00e9loges au regard de son impressionnante filmographie qui accumule les chefs d\u2019\u0153uvre et les succ\u00e8s. Cette filmographie compte deux veines principales. La premi\u00e8re, \u00e0 laquelle Spielberg semblait s&rsquo;\u00eatre abonn\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es, sont les grands films s\u00e9rieux tourn\u00e9s avec un classicisme efficace : <em>Pentagon Papers<\/em>, <em>Le Pont des Espions<\/em>, <em>Lincoln<\/em>, <em>Cheval de guerre<\/em>,<em> Munich<\/em>, <em>Il faut sauver le soldat Ryan<\/em>, <em>La Liste Schindler<\/em>&#8230; La seconde, qu&rsquo;il semblait au contraire avoir abandonn\u00e9e, est destin\u00e9e \u00e0 un public plus jeune : <em>E.T.<\/em>,<em> Indiana Jones et ses suites<\/em>, <em>Jurassic Park<\/em>&#8230; <em>Ready Player One<\/em> marquerait le retour de Spielberg \u00e0 cette veine.<\/p>\n<p>Et c&rsquo;est bien l\u00e0, \u00e0 mon sens que le b\u00e2t blesse. Car <em>Ready Player One<\/em> veut jouer sur les deux tableaux. D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 les r\u00e9f\u00e9rences nostalgiques aux 80ies, aux jeunes ann\u00e9es de Steven Spielberg (n\u00e9 en 1948&#8230; et qui n&rsquo;\u00e9tait donc plus si jeune que cela) qu&rsquo;on imagine volontiers fascin\u00e9 par les premiers jeux Atari, par les films de Kubrick et les tubes de Van Halen, les Bee Gees, A-ha, Depeche Mode. De l&rsquo;autre le film de science fiction, gonfl\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 la gorge d&rsquo;effets sp\u00e9ciaux et de combats \u00e9piques.<\/p>\n<p>Ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre ne m&rsquo;ont s\u00e9duit. Je hais les ann\u00e9es quatre-vingt &#8211; quand bien m\u00eame elles co\u00efncid\u00e8rent avec le vert paradis de mes amours enfantines &#8211; ses coloris marronnasses, ses musiques pop trop sucr\u00e9es. Je hais les jeux vid\u00e9o d&rsquo;hier et d&rsquo;aujourd&rsquo;hui auquel je n&rsquo;ai jamais rien compris et auxquels je n&rsquo;ai pas vraiment jou\u00e9. J&rsquo;ai trouv\u00e9 par exemple la course automobile dont je lis qu&rsquo;elle est \u00ab\u00a0\u00e0 couper le souffle\u00a0\u00bb ennuyeuse \u00e0 mourir, puis les allers-retours incessants entre le monde r\u00e9el et l&rsquo;univers virtuel d&rsquo;Oasis incompr\u00e9hensibles.<\/p>\n<p>Que dire de l&rsquo;histoire manich\u00e9enne au possible (un m\u00e9chant tr\u00e8s m\u00e9chant dont on sait par avance que les sinistres machinations seront d\u00e9jou\u00e9es par des gentils tr\u00e8s gentils) sinon qu&rsquo;elle est d&rsquo;une platitude achev\u00e9e ? Cette chasse au tr\u00e9sor, d\u00e9coup\u00e9e en trois \u00e9tapes (trois cl\u00e9s doivent \u00eatre d\u00e9couvertes pour acc\u00e9der \u00e0 l\u2019\u0153uf), fait irr\u00e9sistiblement penser aux sc\u00e9narios des jeux vid\u00e9o o\u00f9 il faut relever un d\u00e9fi pour acc\u00e9der au niveau sup\u00e9rieur. Quant \u00e0 la composition ethniquement \u00e9quilibr\u00e9e du \u00ab\u00a0clan\u00a0\u00bb de Wade\/Perzival et \u00e0 la romance t\u00e9l\u00e9phon\u00e9e qui se noue entre le h\u00e9ros et la jolie motarde &#8211; dont les traits rappellent ceux des <em>Minimoys<\/em> de Luc Besson &#8211; soupirs&#8230;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.allocine.fr\/video\/player_gen_cmedia=19577190&amp;cfilm=229831.html\">La bande-annonce<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 2045, l&rsquo;humanit\u00e9 se morfond dans des villes surpeupl\u00e9es et pollu\u00e9es. Pour \u00e9chapper au quotidien, les habitants se r\u00e9fugient dans des mondes parall\u00e8les. L&rsquo;Oasis est le plus populaire. L&rsquo;inventeur de cette r\u00e9alit\u00e9 virtuelle vient de mourir \u00e0 la t\u00eate d&rsquo;une immense fortune. 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