{"id":5956,"date":"2018-06-15T07:14:16","date_gmt":"2018-06-15T06:14:16","guid":{"rendered":"http:\/\/un-film-un-jour.com\/?p=5956"},"modified":"2018-06-15T07:14:16","modified_gmt":"2018-06-15T06:14:16","slug":"morocco-coeurs-brules","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/un-film-un-jour.com\/index.php\/2018\/06\/15\/morocco-coeurs-brules\/","title":{"rendered":"Morocco\/C\u0153urs br\u00fbl\u00e9s \u2605\u2605\u2605\u2606"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium\" src=\"http:\/\/fr.web.img6.acsta.net\/r_1920_1080\/pictures\/18\/05\/03\/09\/56\/1307284.jpg\" width=\"317\" height=\"430\" \/>Sur le bateau qui l&rsquo;am\u00e8ne au Maroc, Amy Jolly (Marlene Dietrich), artiste de cabaret, fait la connaissance de La Bessi\u00e8re (Adolphe Menjou), un riche esth\u00e8te qui s&rsquo;entiche d&rsquo;elle. Mais la chanteuse, qui semble fuir un lourd pass\u00e9, repousse ses avances et lui pr\u00e9f\u00e8re Tom Brown (Gary Cooper), un beau l\u00e9gionnaire.<br \/>\nTom Brown est envoy\u00e9 au combat par un adjudant jaloux dont il avait s\u00e9duit l&rsquo;\u00e9pouse. Son escouade est prise sous le feu ennemi. De lourdes pertes sont annonc\u00e9es. Amy Jolly se r\u00e9sout \u00e0 \u00e9pouser La Bessi\u00e8re. Mais Tom Brown a surv\u00e9cu.<\/p>\n<p><em>Morocco<\/em> (parfois diffus\u00e9 en France sous le titre <em>C\u0153urs br\u00fbl\u00e9s<\/em>) est le deuxi\u00e8me des sept films tourn\u00e9s par von Sternberg avec \u00ab\u00a0la\u00a0\u00bb Dietrich, le premier \u00e0 Hollywood avant m\u00eame la diffusion aux \u00c9tats-Unis de L&rsquo;Ange bleu. La Paramount avait rep\u00e9r\u00e9 l&rsquo;actrice berlinoise et l&rsquo;avait mise sous contrat avec son r\u00e9alisateur pour concurrencer Greta Garbo sign\u00e9e par MGM.<\/p>\n<p><em>Morocco<\/em> vaudra \u00e0 Dietrich une nomination \u00e0 l&rsquo;Oscar de la meilleure actrice en 1931 et une notori\u00e9t\u00e9 mondiale. Utilisant tout le potentiel de sa star, Sternberg fait d&rsquo;une bluette un drame antique. La \u00ab\u00a0scandaleuse de Berlin\u00a0\u00bb (c&rsquo;est le titre du film de Billy Wilder dont elle jouera le r\u00f4le titre vingt ans plus tard) joue avec un \u00e9tonnant modernisme le r\u00f4le d&rsquo;une femme libre. Son num\u00e9ro de cabaret est un morceau d&rsquo;anthologie. En queue-de-pie et haut-de-forme, elle embrasse \u00e0 pleine bouche une spectatrice (c&rsquo;est dit-on le premier baiser lesbien de l&rsquo;histoire du cin\u00e9ma) et, renversant les st\u00e9r\u00e9otypes, drague Gary Cooper, la pose alanguie, la fleur \u00e0 la boutonni\u00e8re.<\/p>\n<p>Alors que le cin\u00e9ma parlant en est \u00e0 peine \u00e0 ses balbutiements, <em>Morocco<\/em> utilise les dialogues et le son avec une \u00e9tonnante ma\u00eetrise. Mais ce qui frappe peut-\u00eatre le plus aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est l&rsquo;utilisation des d\u00e9cors. L&rsquo;action de <em>Morocco<\/em> est cens\u00e9e se d\u00e9rouler au Maroc. Un Maroc reconstitu\u00e9 en carton p\u00e2te sous le soleil de Californie. Une reconstitution qui d&rsquo;ailleurs n&rsquo;a pas la pr\u00e9tention de leurrer le spectateur. Mais ce Maghreb fantasm\u00e9, o\u00f9 l&rsquo;on aper\u00e7oit en arri\u00e8re-plan l&rsquo;ombre d&rsquo;un minaret, la silhouette d&rsquo;un chameau, une mouk\u00e8re voil\u00e9e, inspirera aussi bien le cin\u00e9ma am\u00e9ricain (<em>Casablanca<\/em>) que fran\u00e7ais (<em>La Bandera<\/em>, <em>P\u00e9p\u00e9 le Moko<\/em>, <em>La Maison du Maltais<\/em>&#8230;).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sur le bateau qui l&rsquo;am\u00e8ne au Maroc, Amy Jolly (Marlene Dietrich), artiste de cabaret, fait la connaissance de La Bessi\u00e8re (Adolphe Menjou), un riche esth\u00e8te qui s&rsquo;entiche d&rsquo;elle. Mais la chanteuse, qui semble fuir un lourd pass\u00e9, repousse ses avances et lui pr\u00e9f\u00e8re Tom Brown (Gary Cooper), un beau l\u00e9gionnaire. 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