{"id":7366,"date":"2019-01-15T05:51:50","date_gmt":"2019-01-15T04:51:50","guid":{"rendered":"http:\/\/un-film-un-jour.com\/?p=7366"},"modified":"2019-01-15T07:46:24","modified_gmt":"2019-01-15T06:46:24","slug":"edmond","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/un-film-un-jour.com\/index.php\/2019\/01\/15\/edmond\/","title":{"rendered":"Edmond \u2605\u2605\u2605\u2606"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium\" src=\"http:\/\/fr.web.img5.acsta.net\/r_1920_1080\/pictures\/18\/09\/14\/14\/09\/1059294.jpg\" width=\"317\" height=\"430\" \/>En 1897, Edmond Rostand (Thomas Soliv\u00e9r\u00e8s) est un dramaturge maudit dont les pr\u00e9c\u00e9dentes mises en sc\u00e8ne n&rsquo;ont pas connu le succ\u00e8s. L&rsquo;immense Sarah Bernhardt (Cl\u00e9mentine C\u00e9lari\u00e9) lui donne une derni\u00e8re chance : \u00e9crire une pi\u00e8ce pour le grand acteur Constant Coquelin (Olivier Gourmet).<br \/>\nLe jeune po\u00e8te accepte volontiers. Les r\u00e9p\u00e9titions commencent bient\u00f4t. Seul probl\u00e8me : il n&rsquo;a pas \u00e9crit une ligne&#8230;<\/p>\n<p>Le bogosse du th\u00e9\u00e2tre Alexis Michalik avait \u00e9crit et mont\u00e9 <em>Edmond<\/em> au Th\u00e9\u00e2tre du Palais-royal. La pi\u00e8ce, aur\u00e9ol\u00e9e d&rsquo;une palanqu\u00e9e de <em>Moli\u00e8res<\/em> en 2017, joue depuis \u00e0 guichets ferm\u00e9s. Un tel succ\u00e8s appelait une adaptation cin\u00e9matographique que guettait un vice irr\u00e9m\u00e9diable : le statisme du th\u00e9\u00e2tre film\u00e9.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 sa mise en sc\u00e8ne pleine de panache (c&rsquo;\u00e9tait bien le moins !), <em>Edmond<\/em> \u00e9vite l\u2019\u00e9cueil sur lequel il mena\u00e7ait de s&rsquo;ab\u00eemer. Son rythme est endiabl\u00e9. On ne s&rsquo;ennuie pas une seconde. Les d\u00e9cors et les costumes sont impeccables. On verse m\u00eame sa petite larme au dernier acte. Ses seconds r\u00f4les font merveille, de Dominique Pinon \u00e0 Simon Abkarian.<\/p>\n<p>Le film a l&rsquo;audace de son classicisme assum\u00e9. Les situations, les personnages sont d&rsquo;une candeur surann\u00e9e. On se croirait hors du temps, dans une bande dessin\u00e9e o\u00f9 Edmond Rostand, ses impeccables bacchantes, la puret\u00e9 sans t\u00e2che de son amour conjugal et le g\u00e9nie de sa plume font penser \u00e0 un personnage de Herg\u00e9.<\/p>\n<p>Si on avait la dent dure, on dirait que <em>Edmond<\/em> est un peu cucul. Si on m\u00e9gotait, on soulignerait que les seules \u00e9motions provoqu\u00e9es par Edmond sont celles qui naissent de la pi\u00e8ce de Rostand elle-m\u00eame. Si on ergotait, on lui reprocherait de caricaturer le processus cr\u00e9atif qui, \u00e0 l&rsquo;en croire, aurait pour seul facteur d\u00e9clenchant un verre d&rsquo;absinthe et une \u00e9ch\u00e9ance imminente. Si on voulait singer le style un peu pompier de Rostand, on n&rsquo;ach\u00e8verait pas ce paragraphe d\u00e9j\u00e0 trop long construit sur la m\u00eame structure r\u00e9p\u00e9titive.<\/p>\n<p>Mais, le film ne manquera pas d&rsquo;engranger un succ\u00e8s immense, s\u00e9duisant les jeunes comme les vieux, ceux qui aiment <em>Cyrano<\/em> comme ceux qui ne le connaissent pas, ceux qui, par millions, avaient vu et aim\u00e9 l&rsquo;adaptation de Rappeneau en 1990 &#8211; qui ex \u00e6quo avec <em>Le Dernier M\u00e9tro<\/em> dix ans plus t\u00f4t a obtenu le plus grand nombre de statuettes jamais distribu\u00e9es &#8211; et ceux qui trop jeunes verront d\u00e9sormais celle-ci. On s&rsquo;est trop souvent lament\u00e9 de ce que les premi\u00e8res places du box office soient monopolis\u00e9es par des com\u00e9dies franchouillardes affligeantes ou par des blockbusters hollywoodiens st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9s pour s&rsquo;attrister du succ\u00e8s de ce film-l\u00e0.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.allocine.fr\/video\/player_gen_cmedia=19581696&amp;cfilm=256968.html\">La bande-annonce<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 1897, Edmond Rostand (Thomas Soliv\u00e9r\u00e8s) est un dramaturge maudit dont les pr\u00e9c\u00e9dentes mises en sc\u00e8ne n&rsquo;ont pas connu le succ\u00e8s. L&rsquo;immense Sarah Bernhardt (Cl\u00e9mentine C\u00e9lari\u00e9) lui donne une derni\u00e8re chance : \u00e9crire une pi\u00e8ce pour le grand acteur Constant Coquelin (Olivier Gourmet). Le jeune po\u00e8te accepte volontiers. Les r\u00e9p\u00e9titions commencent bient\u00f4t. 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