
Samay est un gamin débrouillard, élevé à la dure par un père déclassé, simple vendeur de thé dans la gare d’un petit village du Gujarat. Samay est fasciné par la lumière. Le premier film qu’il voit au Galaxy, le cinéma de la ville voisine, est pour lui une révélation. Avec la complicité de son projectionniste, qu’il a amadoué en partageant avec lui les repas délicieux préparés par sa mère, Samay parvient à se glisser dans la cabine de projection et à s’y initier à la magie du cinéma.
La Dernière Séance est un film sorti en Inde en 2022, qui a représenté l’Inde aux Oscars en 2023. Bizarrement, il a fallu attendre près de quatre ans pour qu’il se fraie un chemin jusqu’aux salles françaises alors même qu’il est déjà disponible sur Netflix. Pourquoi un tel délai ?
Peut-être parce que les distributeurs français n’avaient pas confiance dans le potentiel de ce film, trop indien pour attirer le public français et trop occidental pour séduire les fans de Bollywood. Surtout, c’est sa ressemblance avec Cinema paradiso qui le démonétise : même gamin facétieux, même relation complice nouée avec un vieux projectionniste, même évocation nostalgique des vieilles salles de cinémas bruyantes et de la pellicule argentique.
Samay et ses petits camarades ont beau être attendrissants, il n’y a rien de suffisamment original dans cette Dernière Séance – un titre sacrément éculé depuis le regretté Eddy Mitchell et qui, au surplus, n’a aucun écho dans le film – qui justifie qu’on s’y arrête.








