
À Paris, au début des années 80, Johnny Lansky, un flic ripou est assassiné par une bande de dealers, qui opère sous la direction de Luc Le Timal (Thomas Ngijol) et sous le couvert d’une paisible MJC. Son collègue, Yvon Kastendeuch (François Damiens), amateur d’andouillette et de Michel Sardou, est chargé par son supérieur (Philippe Rebbot) de mener l’enquête. Une unité spéciale est créée autour de lui, Police Flash 80, avec trois jeunes policiers aux méthodes plus modernes que celles de leur patron rétrograde : Guilaine (Audrey Lamy), major de sa promotion, Marfoud (Brahim Bouhlel), expert du Minitel, et Roberto (Xavier Lacaille), spécialiste de l’infiltration.
Vous cherchez un film sympa, à voir seul, entre amis ou en famille, histoire de passer un bon moment sans vous ennuyer ? Ne cherchez plus ! Courez voir ce pastiche drolatique des polars des années 80, avec Belmondo, Ventura ou Delon, qui en reprend les codes pour mieux les détourner. Replongez dans cette époque, celle des Gitanes maïs fumées à la chaîne, des papiers peints marronnasses, des téléphones à cadran, des Simca 1000 et des coupes mulet. Retrouvez aussi son masculinisme bas du front à faire hurler les #MeToo d’aujourd’hui et avec elles tous ceux qu’émeut la condition féminine.
La réussite de Police Flash 80 doit beaucoup à son interprétation, à commencer par ses deux acteurs principaux : François Damiens, quasiment méconnaissable, qui décidément se bonifie au fil des années, et Audrey Lamy qui ressemble de plus en plus à Marie-Anne Chazel.
Police Flash 80 a pour toile de fond l’enquête menée par le commissaire Kastendeuch et son équipe. Mais cette traque sans enjeu, puisqu’on connaît dès la première scène l’identité du chef des dealers, n’est qu’un prétexte à une succession de scènes plus drôles les unes que les autres qui culminent avec une interprétation a cappella des Lacs du Connemara qui fera hurler de rire les plus coincés – et je sais de quoi je parle !







Ancienne directrice de la photographie chez Varda, Féret ou Allio, la franco-israélienne Nurith Aviv consacre sa retraite studieuse à la réalisation de documentaires autour de sa passion : les langues, leur traduction, leur transmission. Après Traduire (2011), 
