
Camille (Samuel Kircher, frère de) étudie la boxe anglaise dans un lycée sport études perdu au fond de la forêt ardennaise. Tout semble lui sourire : couvé par son entraîneur, il est entouré d’amis fidèles et multiplie les victoires à l’approche des championnats d’Europe. Mais une chute accidentelle du haut d’une falaise l’oblige à une immobilisation forcée et lui porte un coup sérieux au moral. Même lorsque ses blessures se sont cicatrisées, Camille ne retrouve pas la niaque qui l’avait jusqu’alors porté.
La sororité est en ce moment à la mode au cinéma. Le terme s’est récemment vulgarisé et fait désormais florès. Il ne se passe pas de semaine sinon de mois sans qu’on le lise dans les critiques cinéma y compris les miennes : La Chambre d’à côté, Les Femmes au balcon, All We Imagine as Light, etc.
La sororité a éclipsé la fraternité, ou plutôt l’a dé-genrée, si l’on m’autorise l’expression. L’amitié entre femmes a éclipsé l’amitié entre hommes, immédiatement suspectée de nos jours d’être viriliste et toxique. Pourtant certains films s’y sont frottés avec succès, évoquant les amitiés masculines qui se nouent entre des hommes adolescents, ou jeunes adultes, en quête d’identité : Chien de la Casse, La Pampa…
La Danse des renards ne se hisse pas à ce niveau-là et c’est bien dommage. Ce film avait pourtant pour lui tous les ingrédients nécessaires à sa réussite, à commencer par la plongée dans un milieu rarement filmé : un internat de jeunes sportifs pratiquant la boxe à haut niveau. Mais hélas, son scénario se révèle trop pauvre, le détour qu’il prend dans une forêt magique peuplée de renards et l’histoire d’amour qu’il ébauche entre Camille et une autre pensionnaire s’avérant de fausses bonnes idées. Reste la description, convenue et sans surprise, d’un coming-of-age comme on en déjà vu treize à la douzaine.








Ancienne directrice de la photographie chez Varda, Féret ou Allio, la franco-israélienne Nurith Aviv consacre sa retraite studieuse à la réalisation de documentaires autour de sa passion : les langues, leur traduction, leur transmission. Après Traduire (2011), 