
Dans un petit village des Côtes d’Armor, en plein cœur de l’Argoat, deux cousins inséparables et débrouillards croisent deux jeunes filles engagées dans un concours de miss local.
Un grand raccourci – un titre dont il faut aller chercher la signification dans le dossier de presse – est l’œuvre de deux amis d’enfance, Armand Foëx et Clément Devilliers, âgés de vingt-deux ans à peine, passionnés de cinéma. Avec deux bouts de ficelle, ils avaient déjà réalisé ensemble pas moins de sept courts-métrages. La rencontre d’un producteur presqu’aussi jeune qu’eux, Hector Belgodère-Soria, les a décidés de passer au long avec la même économie de moyens : un budget riquiqui, une équipe technique réduite au minimum et essentiellement constituée d’une bande de potes, des acteurs amateurs – accompagnés de quelques professionnels parmi lesquels on reconnaît Olivier Rabourdin, Louise Labeque, l’égérie de Bertrand Bonello, et Sara Montpetit, jeune Canadienne découverte dans Falcon Lake.
La démarche est sympathique, d’autant qu’elle porte en germe un nouveau modèle de cinéma, qui inscrit le film dans une communauté avec les publications sur Instagram qui en racontent, sans en rien cacher, la confection. L’enthousiasme et le bonheur des deux co-réalisateurs qui présentaient leur film jeudi dernier à l’UGC des Halles faisaient plaisir à voir. Mais cette fougue juvénile ne suffit pas à faire un bon film. Son scénario est vraiment trop pauvre, ses rares gags pas assez drôles.








