Justin le juste ★☆☆☆

Justin (Alban Ivanov) est un brave métayer qui, de sa vie, n’était jamais allé plus loin que le bout de son champ avant d’être arrêté par les gendarmes et envoyé sur le front. Plongé dans l’enfer de la Première guerre mondiale, il ne comprend rien aux enjeux et aux protagonistes d’un conflit qui le dépasse. Il sauve un aviateur allemand, le ramène à un régiment allemand qui l’accueille en héros avant de le soupçonner d’être un espion. Il partage ensuite la cellule d’un tirailleur sénégalais (Birane Ba) avant de regagner les lignes françaises où il refuse de remonter au front et manque d’être fusillé pour l’exemple.

Eric Barbier a eu une carrière chahutée. À trente ans à peine, il se voit confier le plus gros budget de l’histoire du cinéma français pour tourner avec Jean-Marc Barr, auréolé du succès du Grand Bleu, une superproduction. Hélas Le Brasier est un four. La carrière d’Eric Barbier s’achève aussi vite qu’elle a commencé. Le jeune réalisateur se tourne vers la publicité avant de revenir récemment au cinéma. En 2017, il signe l’adaptation du roman de Romain Gary, La Promesse de l’aube, avec Charlotte Gainsbourg. En 2020, il signe celle du roman à succès de Gaël Faye, Petit Pays.

Le voici à la tête d’un film historique dont on se demande bien comment ses producteurs rembourseront les 8.66 millions qu’ils y ont investis. Qui ira voir ce film, sorti au milieu d’une programmation si riche, avec des films aussi divers et aussi exceptionnels que Garance, Rose, La vie d’une femme, Salvation, Pressure, Adieu monde cruel… ? Il ne présente aucune originalité à filmer une Première Guerre mondiale qui l’a été autrement mieux par Jeunet (Un long dimanche de fiançailles), Bertrand Tavernier (La Vie et rien d’autre), Sam Mendes (1917) ou Albert Dupontel (Au-revoir là-haut) ; il ne contient aucun message sinon un antimilitarisme bisounours qui ne résonne plus guère avec l’air du temps, prompt à s’enflammer au diptyque La Bataille De Gaulle.

La bande-annonce

Her Private Hell ☆☆☆☆

Dans Tokyo, noyé dans la nuit et dans la brume, Elle (Sophie Thatcher qui jouait la poupée mécanique de Companion) retrouve dans l’immense suite de l’hôtel où elle est logée Hunter (Kristine Froseth), avec qui elle s’apprête à tourner un film, et Dominique (Havana Rose Liu), la nouvelle compagne du père d’Elle, Johnny Thunders (Dougray Scott). Les trois femmes se rapprochent et se racontent l’histoire de l’Homme de cuir, une figure démoniaque qui hante la ville et assassine sauvagement de jeunes femmes. Leur histoire déborde la réalité et croise celle d’un soldat américain, Private K (Charles Melton sexy en diable), qui parcourt lui aussi la ville à la recherche de sa fille.

Nicolas Winding Refn est de retour. L’immense réalisateur de Drive, Only God Forgives, The Neon Demon n’avait plus tourné pour le cinéma depuis dix ans. Il a raconté à Cannes – où Her Private Hell était projeté hors compétition – avoir frôlé la mort en 2023. Il est devenu après cette expérience de mort imminente un autre homme, fermement décidé à ne plus perdre son temps et à laisser libre cours à sa créativité.

Hélas, le résultat, que The Neon Demon laissait déjà augurer, est du grand n’importe quoi, camp (un nouveau mot pour moi !), futuriste, sophistiqué, hyperstylisé. Winding Refn est obsédé par l’image et lui sacrifie son scénario. Peu lui importe de paumer ses spectateurs du moment qu’il leur en met plein la vue avec des images qui empruntent à tous les genres.

Her Private Hell convoque Bernard Hermann pour la musique symphonique striée de sombres éclats d’électro-pop, le giallo sanguinolent d’Argento et de Bava, l’esthétique futuriste d’un Bertrand Mandico avec les maquillages kitsch des actrices, les corps bodybuildé des acteurs, les cuirs fétichistes des uns et des autres, les jeux de masques chers à Brian De Palma, les amours saphiques et les ambiances tordues de David Lynch, la S.-F. façon Flash Gordon…. Programme ambitieux et alléchant !

Hélas, rien ne marche dans ce déballage prétentieux sans queue ni tête. Les plus indulgents seront hypnotisés ; les plus nombreux, dont je fus hélas, ont sombré dès les premières minutes dans un profond ennui dont rien ne les aura fait se réveiller sinon le claquement des fauteuils de leurs voisins qui quittèrent la salle en cours de route.

La bande-annonce

Billie Melody ☆☆☆☆

Le père (Roschdy Zem) de Billie meurt brutalement. C’était un musicien raté, qui soignait son mal de vivre dans l’alcool, mais aussi un père aimant. Sa mère (Julia Faure), brisée par le chagrin, déménage à Nantes avec ses deux enfants, Billie et Ruben, son frère aîné. Billie ne se remet pas de la mort de son père et veut en faire porter la responsabilité à sa mère.

Comment oser éliminer le personnage interprété par Roschdy Zem après seulement un quart d’heure de film ? La réalisatrice Christine Paillard a trouvé la solution : le faire revenir dans la vie de sa fille sous la forme d’un fantôme bienveillant. C’est autour de cette ficelle essorée, qui emprunte au cinéma fantastique ou plutôt au conte pour enfants façon Casper le fantôme, qu’est construit Billie Melody.

Cette béquille n’apporte pas grand-chose à un sujet déjà mille fois traité : la douloureuse sortie de l’enfance d’une adolescente mal dans sa peau. C’est peut-être parce que le film se déroule à Nantes qu’il m’a rappelé un film qui s’y déroulait aussi et qui traitait du même sujet, Petite Solange d’Axelle Roppert, sur le divorce d’un couple raconté à hauteur d’enfant.

Billie Melody enchaîne les situations les plus éculées : les disputes entre les parents de Billie, la tendresse de son père qui lui a légué le goût de la musique, l’amitié qu’elle noue avec une voisine, le premier flirt avec un garçon maladroit… Tout le film, mollement tendu, se dirige benoîtement vers une fin attendue et fédératrice. Même Roschdy Zem est mauvais. C’est un comble !

La bande-annonce

Bombonera ★☆☆☆

Enzo (Soufiane Guerrab) est un ancien joueur de football qui a mal tourné. Il vit de petites combines, de paris truqués, sur le dos de joueurs qu’il prétend épauler. Dans un tournoi de football de rue, il repère Lisa (Emma Boumali), une talentueuse joueuse de quatorze ans à peine. Il y voit aussitôt un investissement prometteur et va se rapprocher de la mère de l’adolescente (Vimala Pons) pour la persuader de lui confier la carrière de sa fille.

Après un documentaire sur le football de rue tourné en 2016, le réalisateur Syrine Boulanouar traite le même sujet, cette fois-ci sous l’angle de la fiction. Elle multiplie les séquences filmées au ras du bitume qui transcendent la virtuosité des joueurs : dribbles, petits ponts, feintes…

Le problème est que ces séquences deviennent vite répétitives. L’autre problème est qu’elles sont censées venir en appui d’un scénario faiblard qui accumule les poncifs et qui est construit autour de deux enjeux dont on connaît par avance le dénouement : l’équipe de la Hess où Laura a été sélectionnée remportera-t-elle le tournoi ? le pas si méchant Enzo finira-t-il par avouer à Laura et à sa mère son trouble passé ?

Le dernier problème est le choix de la jeune actrice qui interprète Lisa. Certes, Emma Boumali est une bonne actrice débordante d’énergie. Mais c’est une exécrable footballeuse et le chef opérateur ne réussit pas à nous faire croire en son talent.

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Cap Farewell ☆☆☆☆

Pour avoir mouillé dans les trafics de Max son compagnon, Toni (Noée Abita) a été arrêtée et condamnée. À sa sortie de prison, en liberté conditionnelle, elle retrouve sa fille dont sa mère (Pascale Bussières) avait entretemps assuré la garde et son oncle (Olivier Gourmet) qui lui offre un emploi dans son restaurant. Mais le passé et ses mauvaises habitudes ont tôt fait de resurgir.

Nous vient de Belgique ce petit film noir tourné début 2024 qui a mis plus de deux ans à se frayer un chemin jusqu’aux salles belges où il est sorti en avril dernier et aux salles françaises où sa sortie fin juillet, dans une trentaine de salles à peine, le condamnait à l’invisibilité : il a enregistré à peine 2171 entrées au box office.

On peut certes déplorer l’échec de ce « film du milieu », comme les désignait le rapport Bonnell, ces films écartelés entre l’ambition de toucher le grand public et l’exigence artistique. Mais on peut en voir sa cause dans sa médiocrité.

Il n’y a rien de bien original dans ce scénario qui voudrait jouer à la fois sur les codes du film noir et sur ceux de la tragédie familiale intime. Sa réalisatrice invoque The Yards de James Gray ; mais il n’y a rien de commun entre Cap Farewell et les luttes d’influences au sein des mafias russes de New-York sinon peut-être les paysages balayés par les vents des plages de Coney Island et de Breskens en Zélande. Elle invoque également les films d’Andrea Arnold, Fish Tank, American Honey ; mais là encore, la référence est écrasante, le film de Vanja d’Alcantara n’ayant ni l’âme ni la flamme de ceux de la réalisatrice britannique multi-primée.

Le plus triste est qu’Olivier Gourmet, toujours excellent, fait ici pâle figure dans le rôle caricatural d’un chef maffieux. Seule consolation : l’interprétation habitée (!) de Pascale Bussières, une actrice québécoise qui fut si prometteuse dans les 90ies et qu’on n’avait guère vue depuis.

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Soudain ☆☆☆☆

Marie-Lou (Virginie Efira) dirige une maison de retraite en proche banlieue parisienne. Elle s’investit corps et âme dans son travail au risque de s’y épuiser. Elle fait par hasard la connaissance d’une dramaturge japonaise dont la pièce est représentée à Paris. Mari (Tao Okamoto) souffre d’un cancer en phase terminale. Marie-Lou va l’aider à mourir.

Soudain – un titre dont je n’ai pas compris la signification – a été acclamé à Cannes. Il se dit qu’il aurait raté de peu la Palme d’or. Ses deux actrices ont partagé le prix d’interprétation féminine.

Son réalisateur est la nouvelle coqueluche du cinéma japonais. Né en 1978, Ryūsuke Hamaguchi a été découvert grâce à Senses, un film de plus de cinq heures sur les rapports hommes-femmes dans un Japon encore largement patriarcal. Prix du scénario à Cannes, Drive My Car a décroché le Golden Globe et l’Oscar du meilleur film étranger. En 2023 Le mal n’existe pas s’est vu décerner le Grand Prix du jury à la Mostra.

Je n’avais aimé aucun de ces films, pas même Drive My Car qui a reçu pourtant un accueil unanimement enthousiaste (poke Lynn). Je n’ai pas non plus aimé Soudain.

Il est difficile de lui reprocher son thème : la qualité des soins dispensés à nos aînés en maison de retraite est sans doute l’un des sujets les plus brûlants de notre temps. On a en mémoire les scandales qui émaillent l’actualité sur les mauvais traitements infligés dans les établissements Orpéa, sur le manque de moyens, sur les personnels mal formés, sous-payés et trop peu nombreux. Un défi qui s’aggravera avec le vieillissement de la population et les progrès de la médecine. Nous mourrons de plus en plus tard ; mais dans quel état et auprès de qui vieillirons-nous ?

Mais pour brûlant que soit ce thème, était-il nécessaire de le traiter avec autant de mielleuse bienveillance ? Qu’il faille traiter avec « humanitude » (sic) nos aînés, personne n’en disconviendra. Fallait-il en faire un film larmoyant et sans enjeu ? Fallait-il le lester d’une pesante démonstration marxiste sur l’impasse du capitalisme, façon Toni Negri et Giorgio Agamben, tableau blanc à l’appui ? Fallait-il que la démonstration dure plus de trois heures, une durée obèse que rien ne vient justifier ?

La bande-annonce

Les Vacances de Golo & Ritchie ☆☆☆☆

Toujours inséparables, Golo, le grand frère souriant et protecteur, aux biscoteaux impressionnants, et Ritchie, autiste à l’humour désarmant, partent en vacances en Camargue.

Les deux amis de la Cité de la Grande Borne à Grigny (91) sont devenus célèbres grâce aux réseaux sociaux : ils ont plus d’un million et demi de followers sur Snapchat, 850.000 sur TikTok, 750.000 sur Instagram. Leur célébrité avait mis la puce à l’oreille à Chi-Fou-mi, la société de production de Hugo Sélignac qui avait demandé à Ahmed Hamidi et à Martin Fougerol de les filmer dans un Marseille-Grigny en tandem. Le film, sobrement intitulé Golo et Ritchie, avait cartonné au box-office en août 2024, dépassant les 400.000 entrées.

Le succès était trop grand pour rester sans suite. Ce second volet sent hélas à plein nez la stratégie marketing : « puisque ça a marché une fois, recommençons ! » Et du succès de ce deuxième/second volet dépendra quasi-mathématiquement le tournage d’un troisième. Hélas, encore hélas….

On avait déjà fait pédaler le duo. Cette fois-ci, on l’envoie en Camargue. Et on lui adjoint un troisième drille, John Café, lui aussi autiste léger. Pourquoi la Camargue ? Pour y retaper un vieux voilier qui sera vendu aux enchères pour financer les vacances des jeunes défavorisés de la Grande Borne ? ou parce que l’office du tourisme du coin a fait à la production un pont d’or, en lui suggérant de mettre en valeur toutes les attractions qu’offre un séjour tout compris chez la torera Marie Sara, l’ex-compagne de Henri Lecomte et du publicitaire Christophe Lambert ? Tout y passe : séance d’aquafitness, initiation à l’équitation, sortie à Aqualand, soirée aux arènes, pèlerinage des Gitans, bird-watching en camouflage (sans doute la scène la plus drôle du film)…

Le résultat dure une heure vingt à peine mais est déjà trop long. Cette accumulation de saynètes ressemble à un long dépliant touristique – qui a certes l’avantage de montrer un éventail de jolies images. On voudrait nous faire rire et nous attendrir. Hélas on ne rit pas souvent. Et quand on rit, c’est avec une certaine gêne pour la part de moquerie qui s’y mêle.

Le film, nous dit Télérama, « fait preuve de pédagogie sur la question de l’autisme ». Il est vrai que l’amitié protectrice de Golo pour Richie, la patience qu’il déploie sont admirables – et auraient justifié qu’on s’y arrête et qu’on l’interroge : d’où lui vient cette empathie ? Mais, pour le surplus (comme on dit au Conseil d’Etat), le regard porté sur l’autisme, les rires que le film veut à tout prix susciter en plaçant Richie et John Café dans des situations propices à les faire naître, m’ont souvent semblé plus malaisants que bienveillants.

La bande-annonce

L’Aventure rêvée ☆☆☆☆

Veska, la soixantaine, est archéologue. Elle travaille à Svilengrad, dans le sud de la Bulgarie, près de la frontière turque, sur un chantier de fouilles. Elle retrouve Said, un vieil ami, dans cette ville où se livrent toutes sortes de trafics et qu’un caïd, Iliya, a mis sous sa coupe.

Si je suis allé voir L’Aventure rêvée, c’est parce que le jury de Cannes lui a décerné son Prix, une sorte de consolation pour le film qui n’a pas décroché la Palme et un gage de qualité (il fut attribué à Sirāt l’an dernier, à Emilia Perez l’année d’avant). D’autant que j’avais particulièrement aimé le précédent film de Valeska Grisebach, une cinéaste allemande rare, Western, sorti fin 2017, qui se déroulait lui aussi dans un coin perdu de la Bulgarie.

Mais j’aurais dû me méfier de sa durée obèse (deux heures quarante quatre) et des mauvaises critiques que j’en ai lues – même si Jacques Mandelbaum dans Le Monde crie au chef d’œuvre ! Je me suis vite perdu dans ce film illisible qui part dans tous les sens, prend des chemins de traverse, fait disparaître son personnage principal avant sa soudaine et inexplicable réapparition. J’ai trouvé bien pataud le jeu des acteurs non-professionnels et ne comprends pas les louanges qu’on tresse à Yana Radeva, l’actrice principale. Je me suis surtout formidablement ennuyé à ce film trop long dont la fin brutale laisse sans réponse les questions qu’il avait soulevées.

La bande-annonce

The Fin ☆☆☆☆

L’action de The Fin (en anglais, l’aileron) se déroule dans une Corée dystopique, réunifiée, claquemurée derrière une muraille censée la protéger des agressions extérieures, réduite par la crise climatique et la carence en eau à un état de pauvreté effroyable. Des mutants ichtyoformes, les Omégas, chargés de nettoyer les rivages de leurs déchets toxiques, sont bannis et impitoyablement traqués par la police. L’un d’entre eux réussit pourtant à se glisser en ville pour y retrouver Mia, qui travaille dans un magasin de pêche clandestin. Il lui transmet un lourd secret. Sujin, une nouvelle recrue de la police, est à leurs trousses.

La bande annonce de ce film coréen m’avait mis l’eau à la bouche. Son affiche évoque Blade Runner et Jia Zhang-Ke. pas moins. Hélas, il ne suffit pas d’avoir un scénario incompréhensible pour se revendiquer de Tarkovski.

The Fin est une série B ou Z filmée avec des moyens dérisoires, dont le sujet aurait pu inspirer une super-production hollywoodienne. Hélas, son scénario vraiment trop confus a tôt fait de perdre le spectateur : on passe la première moitié du film à essayer de comprendre qui est qui et la seconde à s’en désintéresser en attendant que cette purge se termine. Et les affèteries d’une photographie prétentieuse (j’aurais dû me méfier de la boule à facettes et des couleurs saturées de l’affiche) achèvent de détruire le capital que ce film raté possédait pourtant.

La bande-annonce

Miss Mermaid ☆☆☆☆

La vie n’est pas très gaie pour Fanny (Aloïse Sauvage). Récemment divorcée, elle est retournée vivre chez ses parents. Cette jeune fécampoise tire le diable par la queue. Son travail de nuit dans une poissonnerie industrielle ne lui suffit pas pour rembourser ses dettes. Mais Fanny découvre via Internet un monde qui la fait rêver : le mermaiding.

J’aurais appris grâce à ce film un mot et un monde dont j’ignorais tout. Le mermaiding, la nage artistique en costume de sirène, nous vient des Etats-Unis.

Au départ, Pauline Brunner et Marion Verlé ont eu l’idée de consacrer un documentaire à Alexia Colibert, la « sirène de Fécamp ». Cette personnalité haute en couleurs a ensuite suscité chez les deux jeunes réalisatrices l’idée d’une fiction.

Celle-ci est noyée (c’est le cas de le dire !) de bons sentiments. Tout y est : divorce, surendettement, condition ouvrière… On se croirait dans un film des frères Dardenne passé à la moulinette de Plus belle la vie. Aloïse Sauvage a beau donner de sa personne et mouiller le maillot (sic !), son énergie sacrément communicative, couplée à celles de Thomas VDB en pêcheur grincheux au grand cœur et d’Annie Mercier en Mamie Nova de combat, ne suffisent pas à hisser cette comédie racoleuse au-dessus du tout-venant télévisuel.

Le film fait pschitttt…. ou splash.

La bande-annonce