
Robert Grainier (Joel Edgerton) est coupeur de bois dans l’Idaho au début du XXe siècle. Son mariage avec Gladys (Felicity Jones) et la naissance d’un enfant viennent interrompre la solitude dans laquelle il avait jusqu’alors vécu. Mais un drame bouleverse cette vie sans histoires.
Train Dreams est l’adaptation d’un bref roman d’une centaine de pages à peine – que je vais m’empresser de lire – publié en 2011 et placé sous l’influence de Thoreau et d’Hemingway. Projeté à Sundance en janvier 2025, ce film est disponible sur Netflix exclusivement et n’a pas fait l’objet d’une sortie en salles.
Train Dreams est un film atmosphérique, panthéiste qui rappelle les œuvres de Terrence Malick. Il raconte, en style indirect, avec une voix off, la vie d’un homme sans histoires, sinon celle d’un double traumatisme dont je ne peux rien dire sauf à spoiler ce film.
Le titre du film peut déconcerter. De quel train s’agit-il ? De quels rêves s’agit il ? On peut penser que Robert a consacré sa vie à couper des arbres pour permettre la construction des voies de chemins de fer qui desservent desormais le nord-ouest des États-Unis. On peut aussi imaginer que tout le film est un rêve, le rêve d’un homme endormi dans un train qui revisite sa vie. On peut enfin laisser ce titre poétique nimbé dans son mystère.
Train Dreams est porté de bout en bout par son acteur principal, Joel Edgerton (Animal Kingdom, Zero Dark Thirty, Gatsby le magnifique, Exodus, Loving…) qui a amplement mérité sa nomination dans la catégorie des meilleurs acteurs pour un film dramatique aux Golden Globes qui seront remis le 11 janvier. À signaler aussi, dans un rôle secondaire qui n’apparaît que dans la seconde moitié du film, la toujours excellente Kerry Condon vue dans les séries Rome et Better Call Saul ainsi que dans Les Banshees d’Inisherin et F1.