
Mark Kerr est un lutteur américain qui, à la fin des années 90, fut l’un des pionniers des MMA (mixed martial arts, anciennement appelés combat libre ou free-fight). Après deux défaites, sa carrière connut une longue éclipse. Accro aux antalgiques, Mark Kerr dut subir une cure de désintoxication. Il ne réussit jamais à revenir au top niveau.
Benny Safdie, qui tournait jusqu’à présent toujours avec son frère Josh (Good Time, Uncut Gems), s’est lancé en solo dans un biopic, celui d’une ancienne star des MMA. Il s’est adjoint un atout de poids, Dwayne Johnson, alias The Rock, et son hallucinante musculature.
C’est là que réside le principal intérêt du film et la curiosité qu’il suscite : cette montagne de muscles hypertestostéronés et luisants d’huile, l’ambiance électrisante des arènes de MMA avec ce mélange dérangeant de la plus abjecte violence et du kitsch d’un spectacle hollywoodien.
Le problème de Smashing machine est qu’il ne nous propose pas grand chose de plus. Il voudrait, comme de bien entendu, souligner les failles d’un homme, coincé entre l’image de toute-puissance et d’hypervirilité qu’il projette et ses blessures intérieures. Le personnage de sa femme, remarquablement interprétée par Emily Blunt, qui joue à la perfection un rôle difficile de bimbo vulgaire et provocante, est convoqué à cette fin. Mais ce pan-là de la vie de Mark Kerr ne s’avère pas très intéressant, comparé à ce qu’il vit sur le ring.
Le cinéma américain a fait du boxeur/catcheur/lutteur une de ses figures emblématiques – alors que le cinéma français ne s’y est guère intéressé : Raging Bull, Rocky, Million Dollar Baby, The Wrestler, Fighter, Foxcatcher, Iron Claw… Je ne suis pas certain que Smashing Machine trouve sa place dans ce glorieux lignage.

Née en 1999, Gena Marvin a grandi au bord de la mer d’Okhotsk, à Magadan, à plusieurs milliers de kilomètres de la Russie européenne. Elle a été élevée par ses grands-parents, de modestes pêcheurs. Dans la Russie homophobe et conservatrice de Poutine, elle a essayé d’exprimer son mal-être, sa non-binarité dans des performances artistiques audacieuses, se mettant en scène dans des costumes d’une folle excentricité : le crâne et les sourcils entièrement rasés, le visage entièrement grimé, juchée sur des talons plateformes de plusieurs dizaines de centimètres de hauteur, moulée dans des combinaisons en latex. Rejetée par ses grands-parents, exclue de son école d’art à Moscou, Gena manifeste contre l’entrée en guerre de la Russie en 2022 et décide de quitter son pays.
Sol a sept ans. Sa mère la conduit chez son père et chez ses tantes. La maisonnée vibre des préparatifs de la fête qui sera donnée ce soir-là.



Heraldo, un jeune voyou en cavale, trouve refuge dans le motel d’Elias, son vieux propriétaire alcoolique et portant beau, et de Dayana, son accorte réceptionniste.