Le sauvage assassinat du père Jacques Hamel le 26 juillet 2016, dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, où il disait la messe, a durablement frappé l’opinion.
Que notre joie demeure retrace en parallèle les derniers jours de la vie du prêtre et ceux de son assassin.
Cheyenne Carron réalise depuis vingt ans des films à l’audience confidentielle. Que notre joie demeure est le quinzième. La réalisatrice autodidacte revendique sa foi religieuse. Elle imprègne ses œuvres. C’est suffisamment rare pour la distinguer du tout-venant.
L’assassinat du père Hamel était pour elle pain bénit, si on ose dire, pour exalter la mémoire de cet homme d’Eglise, dont la réalisatrice documente – sans qu’on sache la part de fiction ou de réalité – la bonté et l’empathie. C’est quasiment la même démarche qu’avait suivie Étienne de Montety, Grand Prix du roman de l’Académie française en 2020 pour La Grande Épreuve.
Comment allait-elle traiter son assassin, Adel Kermiche ? On découvre, loin de l’image qu’on s’en était faite a priori, un jeune homme de bonne famille, aimé par une mère qui avait fui la décennie noire en Algérie. On comprend qu’il a fait de la prison et qu’il s’y est radicalisé. On est loin de la caricature islamophobe qu’on redoutait, mais pour autant, on peine à se sortir de celle d’un homme habité par le Diable (les derniers mots du père Hamel auraient été : « Va-t-en Satan »).
Que notre joie demeure est curieusement monté. On aurait imaginé qu’il commence par les images de l’assassinat et soit construit en flashbacks présentant alternativement des scènes de vie des deux hommes. Sa construction est différente : sa première moitié est consacrée au père Hamel, sa seconde à Abdel Kermiche jusqu’à leur rencontre fatale le 26 juillet.
Baigné de religiosité, Que notre joie demeure est un hymne à un martyr. Il encense la figure héroïque du père Hamel, mais n’éclaire pas celle de son bourreau.
Au XIIème siècle, un meurtre a été commis à la Cour impériale. Une missive de la plus haute importance a été dérobée. L’enquête est confiée à un soldat sans grade qui comprend vite qu’il est le jouet de forces qui le dépassent.
Aymeric (Karim Leklou) est un gentil garçon. Après un passage en prison, pour un cambriolage auquel de mauvaises fréquentations l’avaient associé, il tombe amoureux de Florence (Laetitia Dosch) et élève Jim, l’enfant qu’elle a eu avec Christophe, comme si c’était le sien. Les années passent, heureuses, dans une ferme retirée du Haut-Jura. Mais l’usure du couple et le retour de Christophe provoquent la rupture. Florence, Christophe et Jim partent au Canada laissant Aymeric seul et détruit. Il se reconstruira auprès d’Olivia (Sara Giraudeau).
Pablo (Théo Cholbi qui avait déjà promené sa tête de mauvais garçon dans
Emily (Marine Bohin), la vingtaine, a mis de la distance avec ses deux sœurs et sa mère, Rosalyne (Marisa Berenson), une femme artiste et bohême. Emily reproche à sa mère de ne s’être pas assez consacrée à elles. Atteinte d’un cancer incurable, Rosalyne a annoncé par une video qu’elle a mise en ligne son désir de mettre fin à ses jours. La décision et le procédé révoltent sa fille. Seul un subterfuge la conduit à rejoindre ses sœurs, sa mère et son oncle (Albert Delpy) pour une ultime réunion familiale. En chemin, à Gênes, son chemin croise celui de Gabin (Baptiste Lecaplain).
Dans un monde où les zombies se multiplient mais ne constituent aucune menace pour les humains, une geek, ex-employée de Coleman, la multinationale chargée du contrôle des zombies, son frère et leur meilleur ami, vivotent grâce au trafic de corps. Mais quand leur grand-mère est kidnappée par deux employés de Coleman, dont le nouveau responsable fourbit un plan diabolique, ces trois sympathiques bras-cassés doivent faire preuve d’imagination pour rassembler la rançon exigée.
Vera est vétérinaire dans une petite ville des Carpates. Elle vient de perdre son fils à la naissance et ferraille avec le clergé orthodoxe pour lui donner une sépulture chrétienne. Elle découvre que son mari la trompe avec une jeune lycéenne. Enfin, son zoo a récupéré une tigresse dont Vera, troublée par les drames qui viennent de s’abattre sur elle, laisse par inadvertance ouverte la porte de sa cage.
Pour la féliciter de ses bons résultats scolaires, Cooper (Josh Hartnett), un honnête père de famille de la banlieue de Philadelphie, offre à sa fille deux billets pour le méga-concert de sa star préférée Lady Raven et, le jour venu, l’y accompagne. Il y comprend bientôt que la police, informée de la présence parmi les spectateurs d’un dangereux tueur en série, a déployé un impressionnant dispositif de sécurité pour l’y piéger.
Daphna est inspectrice de police. Elle vient d’être mutée à Afoula, une petite ville de province, loin de Tel Aviv et s’y morfond. Elle s’émeut de la disparition d’Orly, une ancienne reine de beauté, veuve d’un soldat tombé au front, et suspecte un crime sur fond d’adultère.
Dans des montagnes reculées de Géorgie, un téléphérique hors d’âge traverse la vallée pour relier deux villages isolés. Lorsque son conducteur trépasse, une jeune femme est embauchée pour le remplacer par le superviseur autoritaire et libidineux. Elle fait la rencontre de l’autre cabinière qu’elle croisera désormais en plein ciel à chaque rotation. Entre les deux femmes qui partagent la même créativité et le même humour, l’attirance est immédiate.