George Woodhouse (Michael Fassbender) et sa femme Kathryn (Cate Blanchett) travaillent ensemble dans un service de contre-espionnage britannique dirigé par Arthur Stieglitz (Pierce Brosnan). George est chargé d’identifier une taupe. Sa propre femme figure parmi les suspects potentiels.
Alternant avec un talent fou les petits films quasi-expérimentaux (Presence sorti le mois dernier) et les blockbusters (la trilogie des Ocean, Magic Mike…), Steven Soderbergh nous appâte avec un film d’espionnage à la distribution cinq étoiles. Cate Blanchett – figée par le botox dans une beauté marmoréenne hors d’âge – et Michael Fassbender – plus glacial que jamais – en haut de l’affiche y côtoient l’ex-James Bond Pierce Brosnan et la nouvelle Miss Moneypenny Naomie Harris.
Le film aurait pu s’appeler Sexe, Mensonges et Vidéo si le titre n’avait pas déjà été utilisé. Les distributeurs français ont choisi, Dieu sait pourquoi, The Insider. Ce titre n’a aucun sens, qui met le projecteur sur un seul personnage alors que le film est choral. Le titre original, Black Bag, aurait parfaitement fait l’affaire et on ne comprend pas pourquoi on est allé lui chercher une vraie fausse traduction.
Sa bande-annonce m’avait mis l’eau à la bouche. Hélas j’ai été cruellement déçu. Je suis loin d’être suffisamment intelligent pour avoir compris l’intrigue terriblement compliquée qui gravite autour d’un virus informatique détourné par un colonel russe en rupture de ban pour faire exploser une centrale nucléaire et destabiliser le locataire du Kremlin.
Sans doute le vrai sujet du film se situe-t-il ailleurs. La chasse à la taupe est un prétexte pour disséquer le couple, la confiance qui le soude, les petits mensonges qui le minent. Mais hélas, ce jeu du chat et de la souris auquel se livrent nos deux héros et les deux autres couples qu’ils convient à leur table devient vite trop littéraire, trop bavard et trop subtil pour mon petit cerveau étriqué, qui avait prévu un divertissement facile façon James Bond et s’est retrouvé sans préavis en face d’un huis clos étouffant façon Cris et Chuchotements.

Un robot domestique, l’unité Rozzum7134, s’échoue sur une île inhabitée après une tempête. Programmé pour servir les humains, il doit s’acclimater à un milieu inhospitalier qui lui est spontanément hostile. Son chemin croise celui d’un oisillon orphelin. Le robot sauvage s’investit dans la mission qu’il croit s’être vu confier : accompagner cet oison fragile dans ses apprentissages et le préparer à la prochaine migration.
Le jeune cinéaste franco-italien Piero Usberti a effectué deux séjours à Gaza en 2018. Il en a ramené un documentaire qui aurait ressemblé à un album de vacances si sa destination avait été plus touristique.
La sortie du
À Hakodate, au nord du Japon, Takuya est un jeune garçon timide, affligé d’un bégaiement pénalisant. Pour s’intégrer, il pratique les sports populaires parmi les garçons de son âge : le base-ball l’été et le hockey sur glace l’hiver venu. C’est à la patinoire qu’il fait la connaissance de Sakura, une jeune patineuse talentueuse. Le coach de Sakura est un ancien champion international qui s’est installé sur l’île d’Hokkaïdo par amour pour son conjoint. Il a l’idée d’apparier Takuya et Sakura pour les faire participer aux épreuves de couple du prochain championnat national.
Issu d’une famille sud-africaine modeste, Ernest Cole (1940-1990) a documenté l’apartheid en Afrique du Sud avant de s’exiler aux Etats-Unis. C’est à New York que ce photographe naturaliste, héritier de Cartier-Bresson, publie en 1967 son unique album, parfois considéré comme l’un des plus marquants du XXe siècle : House of Bondage.
En 2039, dans un futur dystopique, l’Etat a placé les citoyens sous une surveillance généralisée. La population bâillonnée vit dans la misère. Quelques activistes mènent des actions commando pour dénoncer cette dérive. Une militante, Julia Bombarth (Adèle Exarchopoulos), est arrêtée après la mort accidentelle d’un CRS. Elle est placée dans une prison virtuelle, Planète B, avec d’autres activistes. Une immigrée irakienne, Nour (Souheila Yacoub), dont le titre de séjour est sur le point d’expirer, trouve le moyen de s’introduire dans cet univers virtuel.
Mona (Laure Calamy) a tout sacrifié à l’éducation de son fils handicapé. Devenu adulte, employé dans une structure adaptée, Joël est tombé amoureux d’Océane, une jeune femme handicapée comme lui. Le couple entretient une liaison clandestine et attend bientôt un enfant. Sera-t-il capable de l’éduquer ? Quelle place aura Mona dans cette nouvelle vie ?
À la scène comme à la ville, Henri (William Lebghil) et Nora (Vimala Pons) forment un couple fusionnel. L’amour du théâtre les a réunis : lui joue, elle met en scène. Leur dernière création, Ivanov de Tchekov, est en pleine répétition à la Comédie de Reims quand Henri décroche un rôle dans un film qui se tourne à Paris avec une star (Jérémie Laheurte). Leur couple y résistera-t-il ?