Deutschland 83 ★★★☆

1983. L’OTAN déploie des missiles Pershing en Allemagne de l’Ouest. Le Pacte de Varsovie répond avec le déploiement des SS-20 en Europe de l’est. La tension entre les deux blocs américain et soviétique est à son comble. La moindre étincelle pourrait déclencher une escalade nucléaire.
À son corps défendant, un jeune Est-Allemand, Martin Rauch, est dépêché en Allemagne de l’Ouest pour y infiltrer l’OTAN. Il prend la place de l’aide de camp du général Ebel et conquiert l’amitié de son fils, Alexandre, qui effectue son service militaire en dépit de ses convictions pacifistes, et de sa fille Yvonne, qui a quitté sa famille pour vivre dans un ashram.
L’OTAN est en plein préparatif de Able Archer, un exercice militaire de grande ampleur. Les services d’espionnage du bloc de l’Est y voient le camouflage d’une attaque nucléaire générale. Martin devra en recueillir la preuve.

L’Allemagne réalise décidément des mini-séries fort bien troussées.

J’avais vu l’an dernier Berlin 56 et Berlin 59 qui racontait l’histoire d’une mère et de ses trois filles dans un Berlin en pleine reconstruction.

Je découvre à présent ce Deutschland 83, tourné un an plus tôt en 2015, et dont le succès a entraîné le tournage de deux suites : Deutschland 86 (sorti en 2018) et Deutschland 89 (programmé pour 2021).

Ces mini-séries très rythmées jouent sur deux tableaux. D’un côté le drame intimiste : la saga familiale dans Berlin 56 et 59, le film d’espionnage dans Deutschland 83. De l’autre la soigneuse reconstitution historique, qu’il s’agisse des images d’archives qui sont abondamment utilisées, des décors et des costumes, et de la musique (quel régal d’entendre les tubes de l’année 1983 qui ont bercé mon adolescence).

La série est servie par un scénario rebondissant et par une brochette de jeunes acteurs dont on est surpris que Hollywood n’ait pas déjà repéré les talents : Jonas Nay aux faux airs de Tobby Maguire et surtout Sonja Gerhardt qui présente une ressemblance vraiment étonnante avec Jennifer Lawrence.

On aurait tort de crier au chef d’œuvre ; car Deutschland 83 n’a pas la maîtrise de Tchernobyl ou la puissance d’évocation de The Crown. Mais il n’en reste pas moins une série très agréable à regarder dont on attend impatiemment les suites.

La bande-annonce

Un commentaire sur “Deutschland 83 ★★★☆

  1. Ping Varsovie 83, une affaire d’État ★★★☆ | Un film, un jour

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