Journaliste septuagénaire retraité, Claude (Bruce Dern) est veuf. Il vit en Californie près de sa fille, en pleine crise conjugale, et de sa petite-fille. Il n’a jamais oublié Lilian (Caroline Silhol), son amour de jeunesse, une actrice française dont il apprend qu’elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer.
Pour la rejoindre dans la luxueuse maison de retraite où elle est installée, il invente avec son vieil ami (Brian Cox) un stratagème pour s’en rapprocher.
Le vieillissement de nos sociétés le laissait augurer : le quatrième âge est désormais un sujet cinématographique à part entière. Bien après Dernier amour de Dino Risi qui avait flairé le filon dès 1978 et La Maison du lac, on voit s’accumuler les films qui ont pour héros des vieillards alzheimerisés ou sur le point de l’être.
Le sujet peut être traité de bien des façons. Sur un mode dramatique, sans rien cacher de l’inéluctable déréliction qui ne manquera pas de frapper ses protagonistes : c’est l’insoutenable Amour de Haneke, le bouleversant Daddy Nostalgie de Bertrand Tavernier, Loin d’elle de Sarah Polley adapté d’une nouvelle de Alice Munro, Still Alice ou le dernier Lelouch en date, Les Plus Belles années d’une vie. Ou en racontant au contraire, sur un mode plus léger, un ultime sursaut de vie, la dernière virée que ces retraités s’autorisent comme un ultime pied-de-nez à la mort qui rode : Sans plus attendre avec Jack Nicholson et Morgan Freeman, Last Vegas, L’Échappée belle, Indian palace, Les Vieux Fourneaux, Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire ou le tout récent Citoyens du monde. Ces films-là peuvent prendre les formes les plus diverses : le polar (Red, Braquage à l’ancienne, Cortex), la comédie française pas drôle (Mon petit doigt m’a dit, Sales gosses) et même le dessin animé (La Tête en l’air).
Remember me vient s’ajouter à cette longue liste sans qu’on comprenne bien sa plus value. Il ne s’agit pas vraiment d’un film comique, même si le stratagème, passablement crédible, qu’invente son héros pour rejoindre sa belle essaie sans y réussir de faire rire. Ce n’est pas vraiment un film dramatique non plus tant son inéluctable conclusion – Alzheimer est à ce jour incurable – est mièvrement euphémisée. Bref c’est un film complaisant. Ou, pour le dire autrement, un film raté.
Le Bhoutan est un minuscule royaume himalayen coincé entre l’Inde et la Chine. Il est connu pour ses paysages grandioses. Il est aussi connu pour avoir substitué au produit national brut (PNB), pour mesurer la richesse de ses habitants, un concept original : le « bonheur national brut ».
Béatrice Dalle joue son propre rôle : celui d’une actrice passablement barrée qui passe derrière la caméra pour diriger dans son premier film « L’Œuvre de Dieu », son amie Charlotte Gainsbourg. L’ambiance sur le plateau n’est pas paisible et le comportement agressif de la réalisatrice n’arrange rien : son producteur ne lui fait plus confiance et veut l’évincer, ses actrices, en roue libre, sont abandonnées à elles mêmes, le personnel technique est au bord de la grève….
Chaque année plusieurs centaines de milliers de randonneurs du monde entier font le pèlerinage de Compostelle. Son succès n’a cessé de croitre, attirant des foules sans cesse plus nombreuses, en quête tout à la fois de grand air, de spiritualité et de dépassement. D’ailleurs, la soixantaine approchant à grands pas, je me dis qu’il serait temps que, moi aussi, je m’y prépare. Ce serait de mon âge…
Hatidze est une vieille paysanne macédonienne qui vit seule avec sa mère impotente. Les deux femmes habitent un hameau en ruines, vidé de ses habitants dans un coin reculé de la Macédoine du nord, sans eau ni électricité. Hatidze y cultive le miel en suivant les méthodes séculaires que ses ancêtres lui ont transmises et va en faire le commerce dans la capitale.
Le Professeur et Giorgio sont deux septuagénaires romains qui tirent le diable par la queue avec une retraite de misère. Sans attaches, sans amis, sans guère d’argent, ils rêvent à un ailleurs où l’herbe serait plus verte – et la bière moins chère. Ils sont bientôt rejoints dans leur projet de départ par un troisième larron, Attilio, brocanteur du dimanche. Où partir ? Cuba ? Bali ? les Açores ?
Le jour même d’une brutale rupture sentimentale, Ondine (Paula Beer) fait la connaissance de Christoph (Franz Rogowski). Entre l’historienne spécialiste de l’urbanisme de la capitale et le scaphandrier, c’est le coup de foudre immédiat. Mais la relation entre les deux êtres semble influencée par des forces qui les dépassent.
Atteinte dune maladie neurologique dégénérative, Lily (Susan Sarandon) a demandé à son mari Paul (Sam Neill) de l’aider à mourir avant la perte irréversible de son autonomie. Elle a réuni autour d’elle ceux qu’elle aime : Jennifer, sa fille aînée (Kate Winslet), son mari et son fils de quinze ans, Anna, sa cadette avec sa compagne Chris, et enfin Liz son amie de toujours.
Éléonore (Nora Hamzawi) a trente-quatre ans et sa vie est dans une impasse : sans relation amoureuse stable (elle enchaîne les rencontres d’un soir), sans emploi (elle vient de se faire virer du fast food où elle travaillait sans passion), sans avenir dans la littérature (son manuscrit, trop volumineux, trop plombant, est systématiquement refusé), elle sombre dans la dépression. Sa mère (Dominique Reymond) et sa sœur (Julia Faure) l’exhortent à se reprendre en main et lui trouvent un travail auprès d’un éditeur acariâtre (André Marcon).