Mona (Laure Calamy) a tout sacrifié à l’éducation de son fils handicapé. Devenu adulte, employé dans une structure adaptée, Joël est tombé amoureux d’Océane, une jeune femme handicapée comme lui. Le couple entretient une liaison clandestine et attend bientôt un enfant. Sera-t-il capable de l’éduquer ? Quelle place aura Mona dans cette nouvelle vie ?
Mon inséparable pouvait légitimement inspirer deux réserves.
1. On peut se lasser de voir Laure Calamy interpréter encore, dans le jean moule-fesses qui ne la quitte pas, le même rôle de quadra débordée qu’elle a tenu dans la plupart de ses derniers films : Iris et les hommes, Les Cyclades, À plein temps… D’autant qu’elle est encore à l’affiche ces temps-ci dans un rôle très similaire d’ailleurs dans l’excellent Un ours dans le Jura.
2. On a vu se multiplier les films sur le handicap au point qu’ils constituent désormais un genre à part entière : après Intouchables et Hors normes, le succès-surprise de Un p’tit truc en plus laisse augurer la multiplication de films identiques jouant sur le même ressort.
Mon inséparable parvient remarquablement à éviter ce double écueil.
1. Quel que soit le degré de lassitude que peut inspirer l’omniprésence médiatique de Laure Calamy, l’honnêteté oblige à reconnaître qu’elle est une excellente actrice. Elle sait tout faire. Elle porte Mon inséparable à bout de bras. Elle y est de chaque plan. Totalement investie dans son rôle, elle le rend parfaitement crédible. Et, opinion totalement subjective, sa voix m’est irrésistible.
2. Mon inséparable ne se réduit pas à son thème : la sexualité des handicapés. La grossesse d’Océane et la question qu’elle pose (avortera ? avortera pas ?) aurait pu constituer le seul fil directeur du film. Mais la question est vite évacuée et le film prend une autre direction, guidée par une autre interrogation : comment le lien qu’on pensait indissoluble entre Mona et son fils évoluera-t-il ? Joël parviendra-t-il à s’assumer seul ? Mona, libérée de cette charge mais en même temps obligée de se sevrer de cette relation exclusive, saura-t-elle trouver un autre sens à sa vie ?
Ingrid (Julianne Moore), écrivaine new yorkaise à succès, avait perdu le contact avec Martha (Tilda Swinton), journaliste de guerre, qu’elle retrouve mourante, en phase terminale d’un cancer de l’utérus. Elle accepte de l’accompagner dans ses derniers jours.
À la scène comme à la ville, Henri (William Lebghil) et Nora (Vimala Pons) forment un couple fusionnel. L’amour du théâtre les a réunis : lui joue, elle met en scène. Leur dernière création, Ivanov de Tchekov, est en pleine répétition à la Comédie de Reims quand Henri décroche un rôle dans un film qui se tourne à Paris avec une star (Jérémie Laheurte). Leur couple y résistera-t-il ?
Bailey, garçon manqué de douze ans à peine, entrée trop tôt dans l’adolescence, n’a pas la vie facile. Dans une sinistre cité portuaire du Kent, Bailey vit dans un squat insalubre avec son père, indécrottable adolescent sans le sou, et son demi-frère. Sa mère vit quelques blocs plus loin sous l’emprise des hommes violents qui se succèdent dans son lit. Le jour où son père lui annonce son mariage, Bailey fait la rencontre étonnante d’un homme au comportement bizarre qui s’est donné un étrange prénom : Bird.
Louis XVI (Guillaume Canet), discrédité par sa tentative avortée de fuite à l’étranger l’année précédente, chassé des Tuileries trois jours plus tôt, bientôt déchu de tous ses titres, est emprisonné au Temple le 13 août 1792. Il y restera jusqu’à son exécution cinq mois plus tard. Ont été seuls autorisés à demeurer auprès de lui sa femme, Marie-Antoinette (Mélanie Laurent), qui désespère de la docilité de son époux, sa sœur cadette Madame Elisabeth (Aurore Broutin), confite en dévotion, ses deux enfants, Louis et Marie-Thérèse, et son fidèle valet Cléry (Fabrizio Rongione)
Un inspecteur de police lillois (Sami Bouajila) ne se remet pas d’une affaire dont il a eu la responsabilité dix ans plus tôt et dont les faits seront prescrits dans six jours à peine. Une fillette avait été kidnappée. Elle était morte dans les bras de sa mère (Julie Gayet) et le ravisseur avait réussi à s’enfuir avec la rançon au nez et à la barbe de l’inspecteur chargé de l’arrêter.
Après avoir été agressé par la police en Russie, Sergueï a fui son pays pour la Suède avec sa famille. Il y a déposé une demande d’asile qui lui est refusée. Au lendemain de ce refus traumatisant, sa fille cadette, Katja, qui fut témoin de l’agression de son père et dont le témoignage lui permettrait peut-être d’obtenir le titre de réfugié, tombe dans un coma profond. Elle est victime d’un mal fréquent chez les réfugiés et leurs enfants : le syndrome de résignation.
Deux frères tunisiens, Mehdi et Amine, partent s’enrôler en Syrie dans les rangs de Daech. Leurs parents, Aicha et Brahim, de modestes pêcheurs, en sont désespérés. Quelque temps plus tard, Mehdi revient sans son frère. Une mystérieuse jeune femme, Reem, entièrement voilée, l’accompagne. Aicha décide de les cacher de la police qui pourrait les arrêter.
Michel (Franck Dubosc) et Cathy (Laure Calamy) exploitent bon an mal an une sapinière dans une forêt reculée du Jura avec leur fils Doudou (Timéo Mahaut, l’autre révélation des
La jeune Ellen (Lily-Rose Depp) est hantée depuis son plus jeune âge par des cauchemars. Son époux, Thomas (Nicholas Hoult), travaille à Wisborg en Allemagne dans une étude de notaire. Il a été missionné en Transylvanie par son employeur pour en ramener le comte Orlock, un riche propriétaire terrien qui souhaite faire l’acquisition d’une belle demeure. Le vieil homme, à la table duquel Thomas est convié au terme d’un long voyage, se révèle être un vampire qui a passé un pacte de sang avec Ellen dont il hante les nuits. Thomas parvient de justesse à lui échapper mais Orlock réussit à embarquer à bord d’un navire qui fait voile vers Wisborg.