Je promets d’être sage ★★☆☆

Dramaturge au bord du burn out, Franck (Pio Marmai) décide de changer radicalement de vie. Il s’installe à Dijon, près de sa sœur et trouve un emploi de gardien au musée des Beaux-arts. La fréquentation des œuvres, la routine de son travail vont, pense-t-il, lui rendre la sérénité qui l’avait quitté. Mais c’est sans compter sur ses collègues de travail et notamment sur Sibylle (Léa Drucker) qui l’accueille froidement et refuse, pour des raisons qui s’éclaireront bientôt, de participer à l’inventaire des pièces du musée.

Je promets d’être sage s’ouvre par une scène hilarante. On y voit Pio MarmaI dans le rôle d’un directeur de troupe au bord de la crise de nerfs péter les plombs devant un public médusé et des acteurs tétanisés, dans une mise en scène à la Ian Fabre, toute de bruit et de fureur.
Mais la suite hélas n’est pas au diapason. On quitte les planches du théâtre pour les lambris du musée – un décor que le cinéma n’avait jamais investi à ma connaissance. On y retrouve Pio Marmai, joyeusement neurasthénique, dont on se dit qu’il est décidément l’un des acteurs les plus intéressants de sa génération. Le rejoint bientôt Léa Drucker, auréolée de son récent César, dans un registre comique qu’on ne lui connaissait pas et qui, tout compte fait, ne lui convient guère.

Non que le duo ne fasse pas mouche. On rit volontiers à ses tentatives plus ou moins maladroites de fourguer les pièces de l’inventaire qu’ils subtilisent. Mais le scénario n’est pas assez riche pour soutenir durablement l’intérêt. Cousu de fil de blanc, il se traîne vers un dénouement connu d’avance.

Je promets d’être sage ne parvient pas à se hisser au-delà de son cahier des charges : une comédie gentillette dans un cadre original bien servie par son duo d’acteurs. C’est déjà ça… mais ce n’est guère plus.

La bande-annonce

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