Lucky Day ★★☆☆

C’est la quille pour Red. Après avoir purgé deux ans de prison pour un cambriolage qui a mal tourné, il est libéré aujourd’hui. Il retrouve sa femme, sa fille, son meilleur ami – qui lui révèle qu’une partie du butin a été sauvée. Mais les bonnes nouvelles s’arrêtent là : Luc Chaltiel, un tueur psychopathe, est à ses trousses, qui lui reproche la mort de son frère dans le braquage. Et nul n’échappe à Luc Chaltiel.

Le Canadien Roger Avary a eu une étrange carrière . Ami de Quentin Tarantino, il co-signe les scénarios de Reservoir Dogs et de Pulp Fiction. Son premier film, Killing Zoe, avec July Delpy et Jean-Hugues Anglade, est une oeuvre purement tarantinesque, qui reçut en 1994 le prix très spécial à Cannes. Avec Les Lois de l’attraction, Roger Avary adapte l’inadaptable Bret Easton Ellis. Et c’est la chute. Avary sombre dans l’alcool et la drogue. Il passe par la case prison après un accident de voiture qui entraîne la mort de l’un de ses passagers. La rédemption est lente. Seize ans se seront écoulés depuis son dernier film.

Lucky Day n’est pas exactement la suite de Killing Zoe que Roger Avary et son producteur, le regretté Samuel Hadida, avaient en tête. Mais il n’en est pas éloigné. Zed est devenu Red, Zoe Chloe. Le perceur de coffres a épousé la jolie Française et a eu une fille prénommée Béatrice.

Lucky Day renoue avec l’esprit Tarantino, comme si le temps n’avait pas passé depuis Killing Zoe et Pulp Fiction. Il en reprend les codes et les tics : héros cartoonesques, érotisme pop, ultraviolence pulp…
Le scénario de cette série B sinon Z tient sur un timbre-poste. Il se déroule l’espace d’une journée, tient en trois ou quatre scènes déjantées. Le film n’a pas d’autre ambition que de divertir. Il y réussit.

La bande-annonce

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