Vivre et chanter ★☆☆☆

Zhou Li dirige une troupe de théâtre à Chengdu dans le Sichuan. Les acteurs, qui vivent et travaillent ensemble, forment une famille unie par une longue solidarité. Mais leur répertoire est passé de mode. Chaque jour, ils se produisent devant un parterre de fidèles vieillissants de plus en plus clairsemé.
Zhou Li reçoit un avis de démolition du local où la troupe est installée. Elle ne se résout pas à annoncer la mauvaise nouvelle et va chercher tous les moyens de s’y opposer.

C’est un lieu commun de le dire : la Chine a connu ces dernières décennies une mue radicale, passant du sous-développement à l’hyper-capitalisme. Il n’était pas surprenant que le cinéma chinois contemporain évoque les traumatismes causés par ces transformations brutales. La thématique est au cœur de l’oeuvre de Jia Zhangke, notamment dans Still Life et dans 24 City. On la retrouvait dans Derniers jours à Shibati, tourné, comme Vivre et chanter, au Sichuan ou dans Madame Fang, le documentaire de Wang Bing sur les derniers jours d’une patriarche.

Présenté à la Quinzaine des réalisateurs lors du dernier festival de Cannes, Vivre et chanter est un film hybride, mi-fiction, mi-documentaire. Il souffre de ce statut bâtard. La fiction tourne vite en rond qui raconte les efforts désespérés de Zhou Li pour repousser une inévitable expulsion. Quant au documentaire, il ne suscitera l’intérêt que des seuls inconditionnels de l’opéra traditionnel chinois.

La bande-annonce

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