
Passionnés de basket, Bouna (Jean-Pascal Zadi) et Jérémy (Raphaël Quenard) rêvent de devenir agents de joueurs et d’accompagner des basketteurs français dans la prestigieuse NBA américaine. Mais ils n’ont aucune relation et ne parlent pas un mot d’anglais.
Faut-il que j’aime mes amis pour les avoir accompagnés dimanche dernier à l’avant-première de cette comédie dont je craignais le pire ? Après avoir vu (et revu) sa bande-annonce, je pensais en connaître par avance tous les rebond(issement)s prévisibles.
Alors ? Je serais bien pisse-vinaigre de dire que je m’y suis ennuyé – même si ce Rêve américain aurait gagné à être plus court d’une demi-heure. Je serais un vrai bonnet de nuit à affirmer que je ne me suis pas amusé et que je n’ai pas été ému.
Certes Le Rêve américain ne nous offre rien de plus que ce que sa bande-annonce promet : l’histoire de deux associés qui, à force de volonté et de débrouillardise, réalisent leur rêve. Il le fait avec des moyens éculés qui ne révolutionnent pas le cinéma. Ca tombe bien : tel n’était pas son ambition.
Mais Le Rêve américain s’inspire d’une histoire vraie dont il sait tirer tout le profit. C’est une ode à l’amitié qui réjouira la France de gauche à travers le portrait de deux fils d’immigrés, sénégalais et algériens, et leur parcours exemplaire d’intégration méritocratique. C’est aussi une ode à la persévérance, au travail, à la France qui se lève tôt qui réjouira la France de droite.
Bref, Le Rêve américain est un feel-good movie totalement consensuel. Mais pourquoi lui en faire le reproche ?