Supernova ★☆☆☆

Sam (Colin Firth) et Tusker (Stanley Tucci) vivent en couple depuis vingt ans. Sam est pianiste, Tusker écrivain. Sam est anglais, Tusker américain.
Mais une maladie dégénérative irréversible a été diagnostiquée à Tusker qui sait sa fin prochaine. Profitant d’un concert donné par Sam, les deux amants entreprennent, avec leur vieux camping-car et leur chien, un voyage qu’ils savent être le dernier, dans le nord de l’Angleterre.

Jetez un oeil à la bande-annonce de Supernova. Elle vous arrachera des sanglots. De deux choses l’une. Si vous aimez être plongé dans l’ambiance crépusculaire des films sur la fin de vie qui, bizarrement, ces temps-ci, ont la cote (The Father, Falling, en attendant le 22 septembre Tout s’est bien passé), si vous aimez l’émotion que ces films suscitent et le feel-good paradoxal qu’ils procurent, courez le voir. Si au contraire, ces histoires vous tétanisent, dispensez-vous en.

Dispensez-vous en d’autant plus que, dans ce registre là, Supernova ne brille ni par son originalité (des films sur le dernier voyage de vieux couples, lucides sur leur fin prochaine, on en a déjà vu beaucoup), ni surtout par sa qualité.

Il est certes porté de bout en bout par la qualité de l’interprétation de ses deux têtes d’affiche, Colin Firth et Stanley Tucci, en passe de devenir des monstres sacrés du cinéma, dont on n’attendait pas moins.

Mais ce numéro d’acteurs mis à part, rien ne saille dans Supernova, rien ne dépasse. On y assiste, à pas d’escargot, à cet ultime voyage ponctué par une fête-surprise chez la sœur de Sam et de longs tête-à-tête entre les deux amants. Comme l’écrit excellemment  Mathieu Macheret dans le monde : « à force de faire étalage de sa retenue et de sa dignité, le film en devient dégoulinant de pudeur ostensible ».

La bande-annonce

2 commentaires sur “Supernova ★☆☆☆

  1. merci pour votre post, je suis une grande admiratrice de Colin Firth et j’apprécie également Stanley Tucci mais je n’ai pas envie de voir un film  » crépusculaire » en ce moment ! Belle journée

    • Vous avez raison : si les films sur la fin de vie ont une résonnance lugubre avec les épreuves que vous avez traversées ou que vous traversez en ce moment, dispensez-vous d’aller voir celui-là qui n’est pas gai.

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