Burning Casablanca ★★☆☆

Un violent accident de la circulation provoque dans les rues de Casablanca la rencontre de Larsen Snake, une rock star déchue, et  de Nesrine, une prostituée au grand cœur. C’est le coup de foudre immédiat entre ces deux marginaux passablement égratignés par la vie. Mais Nesrine a un maquereau, Saïd, qui n’acceptera pas de sitôt qu’elle lui échappe. D’autant que Nesrine est en dettes auprès d’un influent homme d’affaires qui n’hésitera pas à lâcher son homme de main, Mourad, pour laver (sic) l’affront qu’elle lui a infligé (ceux qui auront vu le film poufferont).

Les films qui nous viennent du Maroc brillent souvent par leur naturalisme. Nabil Ayouch s’est fait le porte-étendard de ce cinéma qui n’a pas froid aux yeux pour critiquer le conservatisme d’une société coincée dans une impossible hypocrisie. Après Much Loved et Razzia, que j’avais l’un et l’autre adorés, son dernier film, Haut et Fort, sort dès demain en salles. Je courrai le voir.

Burning Casablanca est tout aussi abrasif. Mais il ne s’inscrit pas dans cette veine-là. Il s’agit d’un film rock et pop aux influences tarantinesques revendiquées qui tourne même au western dans sa dernière partie, lorsqu’il quitte les ruelles de la médina de Casablanca pour le désert marocain.

Son sujet est naïf : il raconte une histoire d’amour entre deux losers magnifiques sur fond de hard rock. Deux heures sont sans doute trop longues pour un sujet aussi ténu aux rebondissements qui pourront sembler bien artificiels.
Mais se dégagent de ce film hors des sentiers battus une énergie communicative et un désir de cinéma qui donnent la banane.

La bande-annonce

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