Un couple de Russes blancs, installés en banlieue parisienne, a été accusé d’espionnage et brutalement expulsé de France, avec leurs deux filles, en juin 1948. Ils sont revenus en Union soviétique. Leur aînée a épousé le correspondant de L’Humanité à Moscou. Le couple a eu deux fils, Pierre en 1959 et Vladimir dix ans plus tard, qui grandiront en Russie jusqu’à leur retour en France en 1975.
À la mort de leur mère, ces deux frères vont en Russie enquêter sur le passé mystérieux de leurs grands-parents : étaient-ils des espions soviétiques ?
Mes chers espions est une passionnante enquête historique, dans la veine des romans autobiographiques d’Emmanuel Carrère (on pense en particulier à Un roman russe sur son grand-père maternel, d’origine géorgienne, émigré en France dans les années 20) ou au best-seller d’Anne Berest La Carte postale. Elle met en scène deux frères, à l’élégante silhouette aristocratique et à l’évidente complicité sur les traces de leur passé familial. Leurs démarches auprès des services secrets russes comme français s’étant heurtées à un mur de silence – « ces administrations ne sont pas de grandes communicantes » reconnaît bien volontiers Vladimir Léon lors du débat qui a suivi la projection du film – ils prennent un aller-simple pour Kirs, un bled perdu dans l’Oural à mille kilomètres à l’est de Moscou, où leurs grands-parents ont été relégués en 1948 avant d’être autorisés à revenir à Moscou.
Leur documentaire s’inscrit au point de rencontre entre la grande et la petite histoire. La grande, c’est celle de l’URSS, de ces Russes blancs, écartelés entre la détestation du communisme et la nostalgie de leur patrie perdue, de la Guerre d’Espagne, de la Seconde Guerre mondiale, de l’espionnage et du contre-espionnage… La petite, c’est celle de la famille Leon, de cette grand-mère fantasque, de cette mère qui nourrit sa vie durant un amour passionné pour la France et de ces deux frères qui ont grandi en Russie et parlaient à peine le français à leur arrivée à Paris.
Lily et Konstantin ont-ils été des espions soviétiques ? La question restera sans réponse. Et cette conclusion n’est en rien frustrante. Car on aura appris sur eux et sur leur époque beaucoup de choses au cours de cette quête. Une quête dont l’objet, on l’aura compris, était pour ces deux frères attachants, autant de résoudre le mystère qui nimbe la vie de leurs grands-parents que de faire le deuil de leur mère.
En pleine guerre froide, un dysfonctionnement technique envoie un groupe de bombardiers stratégiques américains vers Moscou. Le président des Etats-Unis (Henry Fonda), son secrétaire d’Etat à la défense et toute la hiérarchie militaire tentent de convaincre les pilotes de faire demi-tour alors que la procédure leur interdit de recevoir tout contrordre verbal après que l’ordre de mission a été lancé. Faute d’y parvenir, ils contactent leurs homologues à Moscou pour les persuader de leur bonne foi et éviter un Armageddon nucléaire.
Patrick Laine est médecin généraliste. Il exerce à Saulnot, une petite commune rurale de la Haute-Saône, entre Vesoul et Montbéliard. Depuis 1983, il reçoit à son cabinet et se rend au domicile de ses patients avec un dévouement exemplaire. Mais l’âge venant, le docteur Laine veut prendre sa retraite. Hélas, aucun successeur ne se présente.
Une série d’avanies s’accumulent sur la tête de Pepe, un placide bûcheron finlandais. La scierie qui l’emploie dépose son bilan et il n’a d’autre alternative que d’accepter les conditions de travail dégradantes de la mine qui la remplace. Sa femme le trompe et le quitte. Sa maison est détruite dans un incendie. Tuomas, son meilleur ami, pris de folie, se suicide. Et enfin son fils unique tombe sous l’emprise d’un gourou. Pourtant, malgré tous ces coups du sort, Pepe ne se départit jamais de son optimisme.
Sans rien cacher du caractère militant de leur engagement, Jamali Jendari et Nicolas Bernaert ont filmé pendant quatre ans les syndicalistes CGT de l’usine Ford à Blanquefort. Elle avait échappé à la fermeture en 2011 grâce à leur combat ; mais elle est à nouveau exposée à la même menace en 2018. Parmi ces syndicalistes émerge la figure charismatique de Philippe Poutou, délégué CGT et candidat à la présidentielle en 2017.
En 1943, l’armée allemande occupe une partie de l’Union soviétique. Elle s’appuie sur des forces supplétives hongroises pour protéger son arrière-garde des partisans communistes qui mènent des actions de guérilla dans les marécages et dans les forêts.
De Humani Corporis Fabrica emprunte son titre au monumental traité d’anatomie de Vésale écrit à la Renaissance à partir des premiers travaux de dissection qui constitua pendant des siècles une référence dans les amphithéâtres de médecine.
Cinq lycéens sont collés. Ils doivent passer tout leur samedi dans la bibliothèque déserte de leur lycée sous la surveillance de leur principal.
Youssef Salem (Ramzy Bedia), la quarantaine bien entamée, vient de publier son premier roman. Le Choc toxique raconte la relation compliquée d’un enfant issu de l’immigration à la sexualité et à l’intime. S’il ne s’agit pas d’une autobiographie, ce roman s’inspire très largement de l’enfance et de la famille de Youssef. Pour ce motif, l’écrivain redoute que son père et sa mère en découvrent le contenu. Mais la célébrité grandissante de son ouvrage, boostée par la polémique provoquée sur les réseaux sociaux par les déclarations de son auteur et par sa sélection pour le Goncourt, va mettre en péril son désir d’anonymat.
Babylon raconte Hollywood à la fin des années 1920, au moment de basculer du cinéma muet au cinéma parlant, à travers l’histoire de quelques unes de ses figures, célèbres ou anonymes : la star Jack Conrad (Brad Pitt), la jeune danseuse Nelly LaRoy (Margot Robbie), Manuel, un Mexicain, homme à tout faire (la révélation Diego Calva), le trompettiste noir Sidney Palmer (Jovan Adepo), la critique de cinéma Elinor Saint-John (Jean Smart), la sulfureuse chanteuse de cabaret Lady Fay Zhu (Li Jun Li), etc.