Lisa (Stacy Martin) et Simon (Pierre Niney) sont jeunes et fusionnels. Ils forment un couple inséparable que la vie va pourtant séparer. Mais quelques années plus tard, alors que Lisa a refait sa vie avec Léo (Benoît Magimel), les hasards de l’existence vont les réunir à nouveau.
Depuis plus de quarante ans, Nicole Garcia mène dans le cinéma français une carrière originale, devant comme derrière la caméra. Son éclectisme lui vaut d’ailleurs un curieux record : c’est la seule personne à avoir été nominée aux Césars dans six catégories différentes (meilleur film, meilleur premier film, meilleure actrice, meilleure actrice dans un second rôle, meilleur réalisateur et meilleure adaptation) Sa sensualité trouble (ses ébats avec Christophe Malavoy dans Péril en la demeure en ont ému plus d’un.e), son élégance, son intelligence font souvent mouche. Les films qu’elle co-écrit avec son complice Jacques Fieschi ne se reconnaissent pas au premier coup d’oeil. On ne se dit pas « Ah ! voilà un film de Nicole Garcia ! » d’autant qu’elle refuse systématiquement de s’y mettre en scène. Mais ils partagent tous une même élégance vénéneuse un peu surannée.
C’est ce compliment empoisonné qui vient à l’esprit devant Amants : élégant, vénéneux et suranné. Elegant car tourné dans des décors luxueux avec la fine fleur du cinéma français. Vénéneux en raison de son scénario qui louche du côté du polar ou du film noir façon Hollywood des 40ies. Mais un peu suranné aussi tant les personnages qu’il met en scène et les situations dans lesquelles il les place semblent parfois artificielles et guindées.
Amants m’a fait penser à Villa Caprice, le récent film avec Niels Arestrup et Patrick Bruel sur lequel j’ai récemment tiré à boulets rouges. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, Amants aurait pu m’inspirer un jugement tout aussi cinglant. Mon indulgence tient à deux motifs. Le premier est la qualité de l’interprétation. Autant Niels Arestrup et Patrick Bruel me donnent l’impression d’acteurs à bout de souffle recrutés sur la seule foi de leur légitimité, autant j’aime la fraîcheur gracile de Stacey Martin et le jeu fiévreux de Pierre Niney – que je classe sans guère de risque de me tromper parmi les tout meilleurs acteurs de sa génération. Le second est la tension du récit qui m’a tenu en suspens jusqu’à sa conclusion – quelles que soient les réserves qu’elle m’ait finalement inspiré.
Olga est une jeune gymnaste ukrainienne surdouée. Elle se prépare d’arrache-pied aux prochains championnats d’Europe. Mais la politique va la rattraper.
Nous sommes à la fin des années 80, dans les cités du 9-3. Le rap vient d’arriver en France. Didier et son ami Bruno, deux graffeurs, écrivent des textes qui expriment leur colère et leur mal-être ; leur ami Franck les met en musique. Un groupe se crée. Il s’appellera Supreme NTM. Didier, Bruno et Franck prennent des noms de scène : ce sera JoeyStarr, Kool Shen et DJ S. Un manager prendra le destin du groupe en main ; un autre les fera signer chez Sony où ils sortiront leur premier album en 1991.
Au début des années soixante, dans une université de province, Anne (Anamaria Vartolomei) suit des études de lettres pour s’affranchir du milieu populaire dont elle est issue et pour réaliser un rêve : l’écriture. Elle vit l’existence banale des jeunes filles de son âge : la succession des cours, la sororité de ses voisines de Cité U, quelques flirts plus ou moins poussés…
Jessica (Tilda Swinton) est Anglaise et vit en Colombie à Medellin. Elle est venue quelques jours à Bogota au chevet de sa sœur. Mais son sommeil est soudain troublé par un bruit sourd et violent. Pour lutter contre cet acouphène déstabilisant, Jessica consulte sans succès un médecin. Elle contacte un acousticien dont elle perdra ensuite la trace. Elle croise le chemin d’une archéologue française (Jeanne Balibar) qui lui montre des restes humains retrouvés dans des excavations.
Mai 1981. François Mitterrand vient de remporter les élections présidentielles, soulevant une immense espérance dans le peuple de gauche. Philippe (Timothée Robart) ne communie pas à la liesse générale, obnubilé par sa seule passion : le son. Effacé et timide, Philippe assiste Jérôme son frère aîné (Joseph Olivennes) qui anime une radio pirate.
À Oslo, de nos jours, Phillip (Anders Danielsen Lie) et Erik (Espen Klouman-Høiner) sont deux jeunes hommes passionnés d’écriture. Ils ont chacun écrit leur premier roman qu’ils rêvent de publier.
Un compositeur en panne d’inspiration se réfugie dans une maison isolée au sommet d’une falaise d’une île bretonne. En proie à une grande confusion mentale, il voit défiler dans son esprit perturbé sa femme (Virginie Effira) qu’il vient de quitter mais qu’il aime encore, sa maîtresse (Laëtitia Casta) qu’il désire encore mais n’a jamais aimée, son meilleur ami (Mathieu Kassovitz) qu’il suspecte d’avoir couché avec sa femme, ses parents (Nathalie Baye et Patrick Chesnais).
Rob, un vieil homme solitaire (Nicolas Cage) vit au fond des montagnes de l’Oregon. Sa seule compagnie est une truie avec laquelle il déniche des truffes qu’il échange chaque semaine avec les produits de première nécessité que lui apporte Amir, un jeune grossiste fils à papa.
L’espace d’une nuit, quelque part en France, à Paris ou en province, trois destins s’entrelacent. Un ministre corrompu et volage tente de démentir les accusations de fraude fiscale qui pèsent contre lui. Une jeune adolescente, après une visite chez sa gynécologue, a la ferme intention de perdre sa virginité. Un couple de retraités surendettés passionnés de danse de salon espère remporter le premier prix d’un concours pour se renflouer. Le point commun entre les trois histoires : Alexandre, un avocat qui travaille auprès du ministre, prendra la défense de la jeune adolescente et qui est le fils du couple de danseurs.