Boy Erased ★★☆☆

Jared Eamons (Lucas Hedges propulsé ado à problèmes depuis Manchester by the sea) est le fils unique d’un couple aimant. Son père (Russell Crowe lesté – ou pas – de trente kilos supplémentaires) est un prêcheur baptiste. Sa mère (Nicole Kidman joue sans maquillage le rôle d’une épouse botoxée) accepte sans mot dire les oukases de son mari.
Lorsque ses parents découvrent l’homosexualité de leur fils, ils envoient Jared suivre une thérapie de conversion dans l’espoir de l’en « guérir ».

Inspiré de l’autobiographie de Garrard Conley, Boy Erased est construit autour d’un ressort simple sinon simpliste : nous révolter face à ces cures de réorientation sexuelle, mélange improbable de croyance mystique et de psychologie new age. Elles étaient déjà le sujet de Come As You Are sorti l’été dernier. On pense dans le même registre au stupéfiant documentaire Jesus Camp sorti en 2007 sur l’endoctrinement des enfants dès leur plus jeune âge dans des colonies de vacances évangéliques.

Le problème de Boy Erased est que son ressort dramatique est faible : Jared entre en cure… et en sort. Du coup, le scénario est obligé de chercher désespérément les moyens de nourrir ce squelette : en multipliant les flash-back pour découvrir les rencontres qui ont émaillé la prise de conscience par Jared de son homosexualité, en donnant sa minute de célébrité à chacun de ses compagnons de cure (l’obèse, le rebelle, la lesbienne…) et au directeur de l’institut Love In Action (interprété par le réalisateur) dont un carton final nous révèle l’étonnant destin, etc.

Le plus intéressant est ailleurs : dans le triangle familial magnifiquement résumé dans la photo qui fait l’affiche. Joel Edgerton joue sur du velours avec deux acteurs hors pair. Nicole Kidman et Russell Crowe sont l’un comme l’autre impressionnants, chacun dans son registre. Et Lucas Hedges est décidément un solide comédien pour réussir à ne pas se faire voler la vedette par ces deux monstres sacrés.

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Comme si de rien n’était ★★★☆

Janne (Aenne Schwarz) la petite trentaine vit avec Piet (Andreas Döhler). Le couple, très investi dans son travail, a fondé une maison d’édition qui bat de l’aile après le départ de leur associé. Il prend la décision de quitter la ville pour s’installer à la campagne dans une maison que leur cède un proche.
À l’occasion d’une réunion d’anciens élèves bien arrosée, Janne croise Martin (Hans Löw). Mais la situation dérape…

Pour une fois, le titre français est au moins aussi pertinent que le titre original. « Alles ist gut » (« tout va bien ») a été traduit par « comme si de rien n’était ». Le titre annonce la couleur au risque de réduire le film à une seule thèse : Janne veut ignorer le viol dont elle vient d’être la victime. Au point de refuser de le nommer : le mot « viol » ne sera pas prononcé une seule fois. Elle le considère – et on nous le montre – comme un accident de fin de soirée, minable, pathétique. Et on imagine déjà la suite : aucun viol n’est anodin, qui laisse durablement une trace indélébile même si sa victime aimerait le nier.

Par bonheur, Comme si de rien n’était évite de sombrer dans cette pesante démonstration. C’est moins un film sur le viol et son impossible dénégation que sur une femme. Aenne Schwarz – qu’on avait déjà vue, sans vraiment la remarquer, dans le rôle de la femme de Stefan Zweig  – est de tous les plans. Elle est bouleversante.

Le viol dont elle est victime cristallise plusieurs syndromes : les relations avec son fiancé, avec sa mère, avec son nouvel employeur. Elle est brutalement submergée par une succession d’ennuis, de tracas, qui lui interdisent de revendiquer sa propre souffrance. Le procédé pourrait sembler artificiel. Il ne l’est pas.

Comme si de rien n’était se termine en queue de poisson. On pourrait être frustré par cette conclusion qui laisse bien des questions en suspens. Mais, à la réflexion, elle n’est pas sans qualités, qui laisse le personnage principal, et nous avec elle, dans le désarroi dont elle n’est pas prête d’émerger.

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Le Vent de la liberté ★★☆☆

En 1979, le communisme impose sa loi d’airain en Allemagne de l’Est, claquemurée derrière un mur infranchissable. Quelques esprits rebelles rivalisent d’ingéniosité pour le franchir. Les Strelzyk et les Wetzel imaginent de le faire par la voie des airs, en montgolfière. Une première tentative échoue de justesse.

Les films sur l’Allemagne de l’est communiste constituent un genre à part entière. Good Bye Lenin ! et La Vie des autres en constituent les deux modèles les plus réussis, le premier exploitant la veine douce amère de l’Ostalgie, le second constituant au contraire une critique au scalpel d’un régime construit sur l’espionnage systématique de tous par tous. Mais ils ne sont pas les seuls : Barbara (2012), De l’autre côté du mur (2014), La Révolution silencieuse (2018) examinent toutes les modalités de la résistance à un ordre communiste implacable.

Inspiré de faits réels – qui avaient déjà fait l’objet dès 1982 d’une adaptation hollywoodienne oubliable avec John Hurt dans le rôle principal – Le Vent de la liberté a le même potentiel dramatique que ces films là. Sans craindre de verser dans le manichéisme, il met en scène des héros positifs en sécession face à un ordre liberticide. Il reconstitue une évasion éminemment cinématographique.

Mais, pour donner plus de piment à la narration, les scénaristes ont été contraints d’accumuler les invraisemblances. Dans la réalité, les Strelzyk et les Wetzel ont construit une montgolfière, y sont montés et ont volé jusqu’en RFA. Dans le film, cette évasion, certes héroïque et dangereuse, mais chiche en rebondissements, se transforme en thriller – auquel on juxtapose pour faire bonne mesure une histoire d’amour superflue entre l’aîné des Strelzyk et la fille du chef de la Stasi locale. On peine à croire que l’armée est-allemande placée en état d’alerte n’arrive pas à repérer une montgolfière dans le ciel et que son aviation échoue à l’abattre. C’est pourtant le cas pour ménager l’happy end couru d’avance.

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Santiago, Italia ★★☆☆

En 1973, lorsque la junte de Augusto Pinochet renverse le gouvernement de Salvador Allende et arrête en masse ses supporters, des réfugiés politiques affluent dans les ambassades étrangères de Santiago en quête de protection. L’ambassade d’Italie leur a ouvert ses portes.
Nanni Moretti revient sur cette page méconnue de l’histoire italienne à la résonance particulière à l’heure de l’arrivée au pouvoir à Rome d’une coalition de partis extrémistes et xénophobes.

Santiago, Italia est un documentaire à la facture très classique. Il pose lentement le cadre de son sujet : l’élection surprise de Salvador Allende à la tête du Chili en septembre 1970 et l’enthousiasme qu’elle suscite dans la population, le programme socialiste qu’il met en œuvre (nationalisation de l’industrie, augmentation des salaires, réforme agraire…) et l’hostilité qu’il rencontre de la part de la haute bourgeoisie, de l’armée et des États-Unis, le coup d’État militaire ourdi par le général Pinochet et la mort mystérieuse (suicide ? assassinat ?) de Salvador Allende.

C’est seulement dans sa seconde partie que Santiago, Italia en vient au cœur de son sujet. Au centre de Santiago, la résidence de l’ambassadeur d’Italie offre un havre inespéré aux opposants poursuivis par la junte. Alors que les autres ambassades referment leurs portes les unes après les autres, Rome, qui refuse de reconnaître le pouvoir chilien, leur accorde l’asile politique. Escortés jusqu’à l’aéroport, ils obtiennent un billet pour l’Italie où ils sont allés faire leur vie.

Ce documentaire passerait inaperçu s’il n’était l’œuvre d’un des réalisateurs italiens les plus célèbres, Nanni Moretti, dont la juste colère contre les errements de son pays ont jusqu’à présent emprunté la voie de la fiction : ainsi du Caïman, satire mordante du régime ubuesque de Silvio Berlusconi.

Santiago, Italia n’aurait guère qu’un intérêt historique s’il ne trouvait un écho particulier dans la situation actuelle de l’Italie. Après l’élection en mars 2018 d’un parlement sans majorité claire, une coalition est formée entre la Ligue et le Mouvement 5 Étoiles, deux partis extrémistes qui n’ont guère en commun que leur hostilité au « système ». L’hospitalité dont fit preuve la représentation italienne au Chili en 1973 contraste douloureusement avec la xénophobie généralisée actuelle. Elle contraste aussi avec l’image sombre et violente qui s’est progressivement formée dans les mémoires de l’Italie des années soixante-dix engluée dans les « années de plomb ».

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Tel Aviv on Fire ★★☆☆

Salam (Kais Nashif) est un Arabe israélien de Jérusalem. Chaque jour, il va travailler à Ramallah avec son oncle à une série télévisée à succès Tel Aviv on Fire dont le rôle principal est interprété par une vedette française (Lubna Azabal). Il se retrouve bientôt en charge de rédiger le scénario des derniers épisodes.
L’officier israélien qui dirige le check point par lequel Salam transite (Yaniv Biton) fait pression sur lui pour en modifier le dénouement et impressionner sa femme qui en est une spectatrice assidue.

Comme Elia Suleiman avant lui, Sameh Zoabi veut traiter par l’humour d’un sujet sérieux : l’impossible réconciliation israélo-palestinienne. Il le fait en prenant comme sujet le tournage d’une télénovela au succès fédérateur, regardée aussi bien dans les Territoires palestiniens qu’en Israël. Il le fait en prenant pour héros un Arabe d’Israël, à cheval entre deux identités, contraint à de pénibles trajets pendulaires de part et d’autre de la frontière. Il le fait sans jamais se départir d’une ironie douce, sans jamais céder à la tentation du didactisme démonstratif.

Le scénario de Tel Aviv on Fire est particulièrement sophistiqué. Il entrelace les épisodes de la vie de Salam – qui voit dans le travail qui lui est proposé la double occasion de sauver sa carrière professionnelle encalminée et de reconquérir la fiancée qui l’a quitté – et les épisodes joyeusement kitsch tournés avec trois bouts de ficelle de la série censée se dérouler en 1967 à la veille de la Guerre des six jours.

Pour autant, le spectateur scrogneugneu y trouvera à redire. Il ne résistera pas à l’assoupissement suscité par un scénario trop lent à se mettre en place. Il ne se déridera pas face à des gags pas vraiment drôles. Il trouvera bien paresseux une histoire aussi fade que celle du soap opera dont elle est censée reconstituer la genèse.

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We the Animals ★★☆☆

Jonah a dix ans à peine. C’est le cadet d’une fratrie de trois garçons. Sa mère d’origine italienne et son père portoricain se sont rencontrés à Brooklyn et ont laissé derrière eux des familles, qu’on imagine volontiers hostiles à leur rapprochement, pour vivre à la campagne dans le nord de l’État de New York.
Dans la torpeur de l’été américain, les trois garçons sont quasiment abandonnés à eux-mêmes par deux adultes absents, trop occupés à s’aimer passionnément et à se déchirer violemment. Le jeune Jonah a une passion : le dessin.

We the Animals est l’adaptation d’un court roman autobiographique de Justin Torres publié en français sous le titre Vie animale. Comme le livre, le film raconte l’histoire de cette famille atypique du point de vue de son cadet, témoin involontaire des disputes qui opposent ses parents et acteur inconscient d’une lente maturation qui l’amène à découvrir son homosexualité.

We the Animals est à cheval entre plusieurs genres : le documentaire, le drame familial, l’onirisme poétique des belles séquences animées inspirées des dessins au Crayola du jeune Jonah. Censé se dérouler dans les années quatre vingts, il est filmé, comme l’étaient les œuvres de l’époque, dans un beau 16mm qui rompt agréablement avec les tics de cadrage à l’épaule qui affectent la plupart des films américains indépendants.

Les distributeurs du film l’inscrivent dans la filiation écrasante de quelques chefs d’œuvre : Moonlight (pour la douceur de filmer des réalités violentes), Les Bêtes du sud sauvage (pour la description de jeunes enfants élevés en quasi liberté dans une nature complice), The Tree of Life (pour les envolées panthéistes de Terrence Malick). C’est sans doute lui faire trop d’honneur et nourrir de trop hautes espérances.

We the animals, s’il peine à trouver son rythme et manque parfois de plonger le spectateur dans l’ennui, réussit toutefois à le toucher par sa grâce, son élégance. Il sera sensible à son refus du misérabilisme. La dernière scène le marquera immanquablement.

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Walter ☆☆☆☆

Quatre kaïras et leur éducateur (sic) braquent un supermarché.
Mais ils se heurtent à Walter, un vigile pas commode.

Bienvenue à l’ère Youtube. Quelques ados qui se filment dans leur chambre accèdent parfois sur Youtube à une étonnante célébrité qui se chiffre en milliers, voire en centaine de milliers de likes. Il était hélas logique que le cinéma cherche à en tirer profit en leur proposant de passer devant la caméra. C’est ainsi que se monte Walter qui réunit les « Déguns » Karim Jebli et Nordine Salhi et Alexandre Antonio alias TonioLife.

Le résultat est affligeant. Walter est une comédie qui se voudrait drôle construite autour d’un scénario sans relief. S’il se bornait à ne pas nous faire rire, on en serait simplement navré. Mais, plus grave, ce film charrie un racisme ordinaire et une homophobie beauf qu’on n’imaginait plus de mise. Les jeunes « bras cassés » qui en sont les héros ont beau avoir leur stupidité comme excuse et leur célébrité sur Youtube pour caution, elles ne suffisent pas à les exonérer.

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C’est ça l’amour ★★★☆

La quarantaine bien entamée, Mario (Bouli Lanners) vit seul avec ses deux filles. Sa femme vient de le quitter. Niki, l’aînée, qui fêtera bientôt ses dix-huit ans, supporte vaillamment la séparation. Frida, la cadette, la vit plus mal. Mais, de tous, c’est Mario qui est le plus désemparé.

Il y a cinq ans, Claire Buger avait réalisé avec Girl Party un premier long métrage bouleversant, l’histoire d’une prostituée vieillissante au crépuscule de sa vie. Elle confirme cette première réussite avec son deuxième film, toujours tourné à Forbach, sa ville natale, mais cette fois ci avec des comédiens professionnels au premier rang desquels Bouli Lanners.

Il est formidable dans le rôle de Mario, cet homme déboussolé par le départ de sa femme, ce père aimant, follement attaché à ses filles. Son amour est si grand qu’il manque basculer dans la folie, maintenant le film sur le fil d’une violence contenue prête à exploser. À la fois nounours et mastodonte, Bouli Lanners a le physique de l’emploi, incarnant à la fois la force et la faiblesse.

Le sujet du film est tristement banal. Il a été traité plus souvent qu’à son tour dans le cinéma, et en particulier dans le cinéma français. Qu’on pense par exemple récemment à Jusqu’à la garde ou à Nos batailles. Le premier racontait avec une glaçante efficacité le harcèlement moral et physique d’un homme sur son ex-femme. Le second – qui n’est pas sans présenter bien des points communs avec C’est ça l’amour – faisait le portrait d’un homme s’efforçant de reconstruire sa vie après la disparition de son épouse.

C’est ça l’amour ne se résume pas au seul personnage de Mario. Film polyphonique, il répond à la question qu’il pose (pourquoi l’absence d’un point d’interrogation à la fin du titre ?) à travers plusieurs personnages. Si on ne la voit guère, Armelle incarne en deux ou trois plans une femme fatiguée, qui aime toujours ses enfants mais ne supporte plus de vivre avec son mari. L’aînée, Nikki, est plus positive, dans ses relations avec ses parents comme avec son copain. La cadette, Frida, est la plus émouvante. Déboussolée par le départ de sa mère, l’adolescente rebelle exprime son désarroi en désobéissant à son père. Parce qu’une camarade de classe lui témoigne de l’amitié, elle se déclare homosexuelle.

La difficulté d’un tel scénario est de lui trouver une fin. C’est ça l’amour s’en était trouvé une, bouleversante, sur fond d’adagio du concerto pour piano de Mozart. Hélas, la réalisatrice a cru bon d’y rajouter une autre scène finale dont elle aurait pu se passer.

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La Section Anderson ★★☆☆

1966. Le reporter de guerre Pierre Schoendoerffer est dépêché au Vietnam par Pierre Lazareff, le réalisateur de 5 colonnes à la Une, le magazine d’informations de l’ORTF. Le reporter de guerre qui avait combattu à Diên Biên Phu douze ans plus tôt et filmé La 317ème Section l’année précédente retourne en Indochine. Avec un caméraman et un preneur de sons, il est « embedded » pendant sept semaines dans une section de cavalerie héliportée.
La Section Anderson obtient l’Oscar du meilleur documentaire en 1968. Il était inédit en salles.

La Section Anderson donne une fallacieuse impression de déjà-vu. La vie au sein de la section rappelle Platoon. La musique diffusée par la radio militaire résonne avec Good Morning, Vietnam. Les ballets des hélicoptères ressemble à ceux de Apocalypse Now. Mais La Section Anderson est antérieure à tous ces films mythiques. En posant sa caméra au sein d’une section, Schoendoerffer crée sans le faire exprès l’iconographie qui inspirera tous les films sur la guerre du Vietnam des vingt années suivantes.

La Section Anderson filme sur le vif une guerre en train de se faire. Pas de grandes batailles, mais la vie quotidienne : les soldats lisent Mandrake, mangent, se douchent, partent en permission à Saïgon. On y voit des combattants, étonnamment jeunes – la moitié du contingent était composé d’appelés – dont le réalisateur égrène en voix off le nom, l’âge et l’origine géographique. Schoendoerffer écrira : « Je croyais retrouver l’Indochine, j’ai rencontré l’Amérique ». Une Amérique traversée par la question raciale : Joseph B. Anderson, qui dirige la section, est un officier noir fraîchement émoulu de West Point alors que les hommes sous ses ordres sont pour la plupart Blancs.

Filmé à l’ancienne, avec son noir et blanc et sa voix off, La Section Anderson  garde une étonnante modernité.

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Captive State ★☆☆☆

De mystérieux extra-terrestres ont envahi la planète. S’appuyant sur quelques collaborateurs, ils la gouvernent d’une main de fer. Mais la résistance s’organise.

S’il ne dispose ni du budget ni des têtes d’affiche de Hunger Games ou V pour Vendetta, Captive State a tout pour nous mettre en appétit : un univers dystopique totalitaire, des Aliens menaçants, des humains courageux… Thriller politique sur fond de science-fiction, Captive State fait l’éloge de la résistance civique face à un État totalitaire. Il a pour héros un jeune Noir (Ashton Sanders) dont la conscience s’éveille, un policier ambigu (John Goodman), une prostituée bibliophile (Vera Farmiga)…

Mais Captive State souffre d’un défaut de taille : son scénario est si complexe, son montage si confus qu’on n’y comprend goutte. À tête reposée, on réussit vaille que vaille à reconstituer la trame de l’histoire, au fond pas si compliquée voire franchement simpliste. Mais il est trop tard : peiner à comprendre un film dont on réalise finalement la vacuité n’est pas la meilleure recette pour séduire le spectateur.

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