Jimmy Arnaud (Jim Cummings) est policier au Texas. La mort de sa mère le laisse anéanti. Il se dispute avec son ex-compagne la garde de leur fille Crystal. Son comportement au travail est de plus en plus erratique, malgré la présence amicale de son coéquipier.
Un buzz enthousiaste entoure la sortie de Thunder Road, programmé à Cannes et primé à Deauville. Il faut reconnaître à Jim Cummings, réalisateur, producteur, scénariste, monteur et acteur principal de son premier long métrage, un sacré talent.
En témoigne le premier plan, repris quasiment à l’identique du court-métrage de treize minutes qui lui avait valu une récompense à Sundance en 2016. On le trouve sur Vimeo. Jetez-y un œil. Il se déroule durant les funérailles de la mère de Jimmy. Le fils éploré s’y livre à un numéro désopilant, aussi drôle que malaisant, aussi sincère que ridicule. En une seconde, son visage étonnamment expressif passe de la crise de larmes à la catatonie.
C’est précisément ce parti pris audacieux qui m’a mis mal à l’aise. Faut-il en rire ou en pleurer ? Les deux répondent les admirateurs du film. Ni l’un ni l’autre ai-je envie hélas de dire. Thunder Road ne m’a pas amusé car le rire qu’il est censé provoquer se bloque au milieu de la gorge par la faute du malaise qu’il suscite simultanément. Il ne m’a pas touché pour autant, car le personnage de Jimmy est trop hystérique, trop borderline, trop trop pour être crédible.
On pourra sans doute considérer, à tête reposée, que Thunder Road est une allégorie d’une Amérique vacillante et une critique de l’hypervirilisme texan. Ce n’est pas faux. Mais ce sous-texte politique, pour pertinent qu’il soit, ne suffit pas à lui seul à donner au film un intérêt qu’il n’a pas.
Les frères Sisters sont tueurs à gages. Dans l’Amérique de la ruée vers l’or, ils vendent leurs talents au plus offrant. Charlie le cadet (Joaquin Phoenix) est le plus insouciant des deux, qui boit et qui couche dès que l’occasion s’en présente. Eli l’aîné (John C. Reilly) est le plus sensible, qui peut abattre de sang froid un homme mais ne supporte pas de voir une bête souffrir.
Tom (Thomasin McKenzie) a quinze ans. Elle vit seule dans les bois de l’Oregon avec son père Will (Ben Foster) qui fuit un passé qui le hante. Leurs contacts avec la société des hommes sont réduits au minimum.
Le docteur Sanada (Takashi Shimura) a installé son cabinet dans un quartier pauvre de Tokyo au bord d’une mare pestilentielle. Il cache derrière une approche revêche un grand cœur. Il soigne tous les malades, même ceux qui ne peuvent le payer. Aussi accepte-t-il de retirer la balle que Matsunaga (Toshiro Mifune) un yakuza patibulaire, a reçue dans la main. À l’occasion de cette consultation, le docteur diagnostique une tuberculose. Il ordonne à son patient de se soigner en évitant l’alcool et les femmes. Mais l’orgueilleux Matsunaga n’en fait qu’à sa tête au risque de s’affaiblir rapidement.
Ben se travestit sous le pseudo de Miranda. Il se prostitue à Phnom Penh. Accro à la drogue il partage une chambre avec un amant khmer. Son amie Judith, qui enquête sur le génocide pour le Tribunal international, l’aide.
1982. Pigalle. Deux agents des impôts sous couverture dirigent un peep show pour piéger les barons du X.
Une troupe de jeunes danseurs fête la fin des répétitions avant de partir en tournée. La soirée commence dans la liesse. Mais bientôt, le trip devient very bad. La sangria a semble-t-il été préparée au LSD plongeant les participants à la fête dans un état de transe anxiogène.
Deux moyens-métrages d’une trentaine de minutes chacun
Abel Rosenberg (David Carradine) est un trapéziste américain échoué à Berlin en novembre 1923. La République de Weimar est en plein chaos, minée par l’hyperinflation et le chômage. Abel et son frère Max partagent une chambre insalubre. Le film débute avec le suicide de Max qui se donne la mort d’une balle de pistolet dans la tête.
Keith (McCaul Lombardi) a vingt-quatre ans. Il vient de sortir de prison. Il retourne chez son père, un bracelet électronique à la chevillle qui limite son autonomie, à Baltimore dans le quartier de Sollers Point.