Biopic schizophrène
Love and mercy (pfffft qui a eu l’idée de ce titre à la con ?) raconte l’histoire de Brian Wilson des Beach boys.
Le héros est interprété par deux acteurs : jeune et génial, c’est Paul Dano qui lui prête ses traits. Vieux et dépressif, c’est John Cusack.
On peine à comprendre ce parti pris d’autant moins pertinent que les deux acteurs ne se ressemblent pas. Todd Hayes s’y était déjà cassé les dents en faisant jouer Bob Dylan par sept acteurs différents dans I’m not there.
Ce choix est particulièrement malheureux car il brise l’unité d’un homme et contredit la morale du film. Brian Wilson et son épouse – qui ont co-produit le film et en ont gommé les épisodes les moins flatteurs pour eux – voudraient nous faire croire qu’ils ont réussi à vaincre la dépression. Mais l’incarnation par deux acteurs différents montre tout au contraire qu’il y a eu un Avant et un Après.
Reste le plaisir d’écouter les tubes incroyablement audacieux des Beach boys et de se ruer dès la sortie du film sur la BO de Pet Sounds.
De 1971 à 2016, l’histoire de Victor de Richemont et de Sarah Adelman, un couple qui s’aima à la folie.
« Victoria » a été tourné en un seul plan-séquence de 2h14. Dit autrement : le réalisateur a dit « Ça tourne » (il a dû le dire en allemand) et 2h14 son film était dans la boîte.
Alors qu’il vient d’être libéré de l’institution où il a passé deux ans pour avoir pratiqué l’euthanasie sur sa femme, Stephen Neale gagne lors d’une tombola un gâteau. Poursuivi par des espions nazis et suspecté par la police britannique, il doit seul contre tous faire la preuve de son innocence.
Marie est danseuse étoile. Elle répète « Le Lac des cygnes ». Elle reçoit au courrier le journal de Henrik, son premier amant, mort une dizaine d’années plus tôt dans des circonstances tragiques. La lecture de ce journal la reconduit sur les lieux du drame et fait affleurer les souvenirs d’un été d’insouciance.
Deux hommes partent camper en forêt. Ils se baignent dans une source d’eau chaude puis rentrent chez eux.
L’action commence en 1957 à Pittsburgh. Elle se déroule pour l’essentiel au foyer de Troy Maxson un Afro-américain d’une cinquantaine d’années marié à Rose. Dans sa jeunesse, Troy fut un surdoué du baseball auquel les lois raciales interdirent de faire carrière dans le sport. Éboueur pour la ville de Pittsburgh, il remâche sa rancœur. D’un premier lit, il a eu un fils, Lyons, qui peine à vivre de sa musique et ne cesse d’emprunter de l’argent à son père. Avec Rose, il a eu un second fils, Cory, qui espère, contre les conseils de son père, passer professionnel en football américain.
Tandis que la chape de plomb du communisme s’abat sur la Pologne de l’après-guerre, le peintre Władysław Strzemiński qui refuse se faire obédience aux nouvelles règles artistiques imposées par le pouvoir, est lentement marginalisé.
Khaled a fui la Syrie. Il débarque par hasard en Finlande. Il dépose une demande d’asile qui est bientôt rejetée. Sur le point d’être reconduit vers la Turquie, il s’échappe du centre de rétention.
En 1900, Paula Becker a vingt-quatre ans. C’est une jeune femme émancipée qui veut consacrer sa vie à sa passion, la peinture, et veut briser le carcan dans lequel les femmes sont encore enfermées. Dans la colonne d’artistes de Worpswede, près de Brême, elle rencontre un jeune veuf, peintre comme elle. Elle l’épouse. Mais elle rêve de partir à Paris y élargir sa palette.