Ni le ciel ni la terre est un film hybride qui louche du côté d’Apocalypse Now, des Revenants et… du Mystère de la chambre jaune.
Film de guerre à petit budget qui ne saurait rivaliser avec les superproductions hollywoodiennes, il a pour cadre la frontière afgho-pakistanaise et pour héros un peloton français chargé de lutter contre les talibans.
Film fantastique, il interroge les relations avec l’au-delà.
Film policier, il tente de dénouer une énigme : où sont passés les soldats disparus pendant leur sommeil d’une guérite verrouillée de l’intérieur ?
De façon plus intéressante, ce film souligne les difficultés d’une troupe d’occupation à dialoguer et à comprendre les populations qu’elles sont censées protéger. Se pose d’abord la question de la langue qui nécessite le truchement d’un traducteur. Mais se pose surtout le défi de dépasser les différences culturelles. Chez les Afghans, Allah décide de tout. Chez les Français, Allah ne décide de rien. Évidemment, personne n’a raison.
La bande-annonce augurait le pire : une comédie franchouillarde à l’humour gras. Le film au contraire est un bijou d’originalité. La réalisatrice avait co-signé les scénarios de Au nom des gens et Hippocrate. Deux belles réussites — déjà — du cinéma français.
La quarantaine, originaire d’Algérie, peinant à parler le français, vivant de petits boulots précaires, Fatima habite avec ses deux filles dans un HLM de la banlieue lyonnaise. L’aînée commence sa première année de médecine. La cadette, encore collégienne, se rebelle.
Longtemps éclipsé par son voisin septentrional, le cinéma bulgare se fait désormais une – petite – place sur nos écrans. Après
La jeunesse allemande que décrit Jean-Gabriel Périot dans ce documentaire est celle du post-nazisme soixante-huitard. Des enfants qui questionnent leur père : « Que faisais-tu en 1942 ? » « Ne ressens-tu aucune responsabilité ? »
Guillermo del Toro est un réalisateur fascinant. Il a résisté à la lessiveuse hollywoodienne (Hellboy, Hellboy 2, Pacific Rim) pour conserver l’identité visuelle de ses premiers films (Le Labyrinthe de Pan, L’Échine du diable).
Le dernier Woody Allen (le 47e en date) reçoit des critiques contrastées : Télérama adore, Le Monde et L’Obs font la moue, Pif Gadget n’a pas tout compris.
Belles Familles aurait pu être tourné dans les années 80. C’est ce qui en fait le charme. C’est ce qui en constitue la limite.