Pendant quatre ans, le documentariste Du Haibin a filmé la vie d’un jeune homme originaire du Shanxi qui, le bac en poche, part étudier à l’université de Chengdu.
Filmer une vie, filmer la vie. Choisir un individu. Le filmer dans la durée.Voilà un pari sacrément culotté pour un réalisateur et pour son producteur. Sur quelle base choisir son héros ? Comment être sûr que les hasards de la vie n’invalident ce choix ?
On ne saura pas pourquoi Du Haibin a choisi de filmer Zhao Changtong. Le titre du film, son affiche nous indiquent une piste : le réalisateur s’est demandé comment on pouvait être un patriote communiste trois quarts de siècle après la révolution chinoise et alors que la Chine s’est transformée en jungle capitalise. Les premières images du documentaire montrent le jeune Zhao parader dans les rues de sa ville natale, en uniforme de garde rouge, portant fièrement le drapeau national. Deux destins s’imaginent à pareil personnage. Le premier est qu’il gravisse scrupuleusement les échelons de la hiérarchie communiste pour en devenir, un jour, qui sait, l’un des chefs. Le second est qu’il déchante rapidement, ses idéaux de jeunesse se fracassant sur les réalités d’une vie moins rose.
C’est la seconde voie qu’empruntera Zhao Changtong, transformant du coup le récit de sa vie en réquisitoire à charge contre les dévoiements de la Chine communiste. La foi dans le communisme de Zhao est d’abord ébranlée par le scandale Bo Xilai, ce maire de Chongqing dont la carrière météoritique a brutalement été interrompue par un procès retentissant. Plus proche de lui, la destruction de sa maison natale par des promoteurs immobiliers corrompus le font douter de la justice du système communiste. Mais, au fond, c’est la vie qui fait son travail de sape : en mûrissant, en tombant amoureux, en participant à un camp d’été dans un village reculé du Sichuan, Zhao se frotte à la vie et abandonne l’intransigeance militante qui était la sienne. Un jeune patriote parle moins du patriotisme et de ses dérives que de la jeunesse et du temps qui passe.
Kostis est en pleine crise de la quarantaine (lui aussi !). Il accepte un travail de médecin dans une île perdue des Cyclades. Il s’y ennuie ferme pendant tout l’hiver avant qu’arrivent l’été, son lot de touristes et de « chattes en chaleur » (sic). Le docteur soigne dans son cabinet Anna. Il suit ses amis à la plage, au camping, en boîte. Il couche même avec Anna mais les sentiments vite obsessionnels qu’ils éprouvent pour elle ne sont pas partagés.
En 1979, l’intellectuel noir américain James Baldwin (1924-1987) a commencé l’écriture d’un livre qu’il n’a jamais achevé. Remember This House raconte la lutte de trois de ses cadets, morts assassinés avant quarante ans : le leader des Black Panthers Malcom X (1925-1964), le militant pour les droits civiques Martin Luther King (1929-1968), le membre de la NAACP Medgar Evers (1925-1963). Le réalisateur haïtien Raoul Peck le met en images et lui donne la voix, belle et grave, de Samuel Jackson (Joey Starr dans la version française)
En provenance du Cap, Jacob King débarque à Los Angeles à la recherche de sa sœur dont il est sans nouvelle. Il découvre bientôt qu’elle a été sauvagement assassinée. Il mène l’enquête à sa façon.
Il est des films dont la bande-annonce suffit à me séduire. La La land évidemment. Miss Sloane. Mais aussi cet Amant d’un jour dont le beau noir et blanc m’a immédiatement touché. Mon coup de foudre doit beaucoup – il me faut le confesser – au beau visage grave de Louise Chevillotte qui, d’une voix suave, rappelle à son professeur de philosophie leur première rencontre : « Quand tu as dit « La philosophie n’est pas un divorce avec la vie »/ Tu m’as regardée / Tu t’es arrêté juste en face de moi / Je me suis sentie complètement toute nue / Je suis tombée amoureuse de toi »
Lou, Friedrich, Rainer, Sigmund… Lou
Sur le chemin des vacances, Victor (Eric Judor) a accepté, non sans réticence, de rendre visite au professeur de yoga de sa femme qui s’est installé au bord d’une rivière pour y faire obstacle à un projet de parc aquatique. Amusé et moqueur, il découvre les us et coutumes d’une communauté zadiste, écolo et baba-cool. Quand une mystérieuse pandémie dévaste la planète, laissant seuls au monde cette petite bande de pied nickelés, il n’a d’autre choix que de s’y installer à demeure.
Tout s’écroule autour de Jorge. Son couple se délite. Son entreprise a déposé le bilan. Son pays est au bord de la faillite économique. Pour retenir son épouse, Jorge accepte de prendre un emploi de gros bras dans une entreprise de recouvrement de dettes.
Sur une île coupée du monde, après un grave accident industriel, les habitants survivent tant bien que mal. Birdboy est hanté par la mort de son père. Dinky ne supporte plus ses parents et décide de quitter l’île avec deux amis. Zacharias est un pêcheur, étouffé par une mère possessive, qui trafique de la drogue à ses heures perdues.
Chloé a mal au ventre. Son mal lui dit-on, est psychosomatique. Elle consulte un psychiatre, dont elle tombe amoureuse, qui l’aide à identifier le syndrome familial qui en était la cause. Mais, après que le jeune couple se sera installé ensemble, elle découvrira que son conjoint lui a caché un pan de sa vie.