
Avant d’écrire la trilogie de l’Anneau en 1954-1955 et de devenir le père de la fantasy moderne, John Ronald Reuel (Nicholas Hoult) fut orphelin, élevé à la dure dans les collèges victoriens, tombé très jeune follement amoureux d’une orpheline comme lui, passionné de philologie et envoyé comme tous ceux de sa génération combattre dans les tranchées de la Somme durant la Première guerre mondiale. Il s’est inspiré de son expérience pour inventer l’Empire du milieu et toute la mythologie du Seigneur des anneaux.
Le succès mondial du Seigneur des anneaux, décliné en format plus ou moins étiré pendant plus d’une décennie, devait fatalement inspirer chez un producteur cupide l’idée de mettre en scène la vie de son concepteur, l’écrivain britannique J.R.R. Tolkien, pariant sur le ralliement pavlovien d’une partie de ses fans inconditionnels. Ils seront sans doute décontenancés et fatalement déçus par ce biopic bien lisse qui n’a rien à voir avec le lyrisme baroque de la trilogie des anneaux.
Tolkien parle moins de dragons que d’éducation : Le Cercle des poètes disparus dans les décors de Downton Abbey sous la caméra d’un réalisateur finlandais, que son premier film remarqué (Tom of Finland, le biopic d’un dessinateur homo-érotique aux prises avec la censure dans les années cinquante) aura permis d’acheter son visa pour Hollywood.
Si on en croit Tolkien, la généalogie du Seigneur des anneaux doit beaucoup à la « communauté » (fellowship) que le jeune étudiant et trois de ses amis ont formée à Oxford avant la Première guerre mondiale. C’est sans doute vrai. Mais l’inspiration de Tolkien – qui écrivit le Hobbit vingt cinq ans plus tard et la trilogie quinze ans encore après – plonge à plusieurs sources dont le film ne rend pas compte. Son goût pour la philologie, le vieil anglais et les sagas norroises est à peine évoquée. Plus grave, rien n’est dit de sa foi catholique (sinon que sa mère s’y convertit avant sa mort précoce et confia ses deux enfants à la garde d’un prêtre) qui irrigue toute son œuvre : lutte du Bien contre le Mal, libre arbitre, éloge des humbles, peur de la mort et désir d’immortalité…
Reste du coup un film en costumes d’une jolie facture ponctuée de quelques scènes marquantes : la mère de Tolkien lisant à ses enfants devant l’âtre un conte fantastique, l’idylle de Ronald et Edith dans les coulisses de l’opéra qui joue L’Or du Rhin de Wagner (quand bien même Tolkien a toujours nié la moindre filiation entre sa trilogie et le cycle des Nibelungen), les fantasmes enfiévrés du sous-lieutenant Tolkien dans les tranchées de la Somme où il croit voir un dragon dans le feu des lance-flammes allemands et où il doit la vie sauve à son estafette (prénommée Sam !), le lyrisme élégiaque de son professeur de vieil anglais qui lui expose l’étymologie du mot oak…
C’est sans doute suffisant pour convaincre la spectatrice fleur bleue ; mais le compte n’y est pas pour rallier les fans de la Trilogie.


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