Moll (Jessie Buckley) étouffe. Elle n’en peut plus de Jersey, l’île battue par les vents, trop petite et trop sage, où elle a grandi. Elle n’en peut plus de son travail de guide touristique. Elle n’en peut plus de de son père atteint d’Alzheimer qui nécessite des soins de chaque instant, de sa mère qui surveille chacune de ses sorties, de sa sœur qui affiche fièrement sa félicité conjugale au bras d’un pilote de ligne.
Aussi, se jette-t-elle au cou de Pascal (Johnny Flynn), un mauvais garçon solitaire qui braconne la nuit tombée, dont le moindre attrait n’est pas de déplaire à sa mère.
Seul ennui : Pascal est suspecté d’être l’auteur des crimes en série qui depuis quelques mois ensanglantent la paisible île anglo-normande.
Le titre anglais de Jersey Affair, Beast, fait référence à la « bête de Jersey », un maniaque qui, pendant les années soixante, terrifia la population. Il ne tua personne mais commit plusieurs agressions sexuelles avant d’être arrêté en 1971 et condamné à trente ans de réclusion.
Le film repose entièrement sur une seule question : le ténébreux Pascal est-il ou non l’auteur des crimes sordides dont on l’accuse ? Cette question en entraîne une seconde : Moll a-t-elle raison de lui faire confiance et de lui fournir l’alibi qui le lave du soupçon d’avoir commis le dernier crime en date ?
La faiblesse d’un tel script est sa binarité. De deux choses l’une : soit Pascal est en effet coupable, soit il ne l’est pas. L’astuce du scénario est d’ouvrir d’autres pistes. La première, qui aurait pu être plus creusée, concerne la communauté insulaire qui, préjugeant de la culpabilité de Pascal, poursuit Moll de sa vindicte. La seconde, qui l’est en revanche un peu trop, est la personnalité de Moll, dont on apprend les lourds antécédents psychologiques qui la rapprochent de Pascal.
L’histoire se déploie mollement. On est sauvé de l’ennui par les deux acteurs principaux, auxquels on espère un riche avenir : Jessie Buckley, une rousse Irlandaise au tempérament bien trempé, qu’on imagine volontiers dans des adaptations de Jane Austen et Johnny Flynn aux faux airs de Ryan Gosling.
Katie a la vie dure mais garde le sourire. Elle vit seule avec sa mère dans un bled perdu au fond de l’Arizona. Elle rêve de partir à San Francisco et de changer de vie. Elle travaille dans un café et, pour faire bouillir la marmite, se donne avec une sincérité désarmante aux plus offrants pour une poignée de dollars.
Couple à la ville, couple à l’écran. Javier Bardem et Penelope Cruz constituent depuis 2007 l’un des couples les plus hype de Hollywood. Ils vont faire ensemble l’ouverture du Festival de Cannes avec le prochain film du réalisateur iranien Ashgar Fahradi Everybody knows. Mais, un an plus tôt, ils avaient filmé sous la direction de leur compatriote Fernando León de Aranoa ce biopic de l’Empereur de la drogue.
Dans un Japon dystopique, situé dans les années 2040, le maire Kobayashi prend prétexte d’une épidémie de grippe canine pour bannir les chiens de la ville de Megasaki sur une île transformée en immense dépotoir. Malade, affamée, la population canine y survit misérablement.
Tony Webster est rattrapé par son passé. Ce vieux divorcé londonien dont la fille unique est sur le point d’accoucher reçoit un beau matin un courrier lui annonçant la mort de Sarah Ford, la mère de Veronica, une fille dont il fut amoureux à l’université de Cambridge dans les années 60. Cette lettre annonce un héritage : un carnet intime.
Le cadavre calciné d’un chef d’entreprise est retrouvé sur les berges d’une rivière. Misumi, un ancien employé qui venait d’être licencié, avoue immédiatement aux policiers sa culpabilité. Son lourd passé criminel (il a commis trente ans plus tôt un double homicide) fait de lui le coupable tout désigné.
Dans le nord des États-Unis, en plein hiver, Ali et Evan tirent le diable par la queue. Ils dorment à la cloche de bois ; ils se nourrissent de resto-basket ; ils vivent de petits larcins : combat de coqs, deals de drogues auxquels Bone, le fils d’Ali, âgé de huit ans à peine, est de plus en plus régulièrement associé.
Avril 1992. Los Angeles. Un an plus tôt, quatre policiers ont tabassé Rodney King. La vidéo de leurs agissements a fait le tour du monde. Lorsqu’ils sont acquittés, la communauté noire laisse éclater sa colère.
Taelor Ranzau a vingt-six ans. Dix ans plus tôt, son père est mort et lui a laissé une fortune. Mais la vie de Taelor n’est pas rose pour autant.
Luna (Laëtitia Clément) n’a pas vingt ans – et ne laisserait personne dire que c’est le plus bel âge de la vie. D’ailleurs elle n’a pas lu Nizan. L’école n’était pas vraiment son truc. Elle vient de décrocher son CAP d’horticulteur et travaille dans la petite entreprise de Fruits & Légumes de Sébastien (Frédéric Pierrot).