Minari ★☆☆☆

Jacob et Monica sont deux immigrés coréens installés depuis plusieurs années en Californie. Ils ont emmené aux Etats-Unis avec eux leur fille Anne et y ont eu un second enfant, David, affligé d’un souffle au cœur. Malgré les réticences de son épouse, Jacob a décidé de se mettre à son compte en rachetant un lopin de terre dans l’Arkansas et en y faisant pousser des légumes coréens. L’installation de cette famille, bientôt rejointe par la mère de Monica, dans un mobile home miteux ne va pas sans peine.

Minari s’inscrit à la rencontre de plusieurs genres. C’est d’abord une chronique familiale douce-amère, l’histoire d’un couple désassorti mais solidaire, uni par l’amour qu’il porte à ses deux enfants. Son histoire est racontée, comme c’est souvent le cas au cinéma et plus souvent encore en littérature, à travers les yeux de leur fils cadet, un peu trop mignon, propret et espiègle pour ne pas avoir envie de lui filer des baffes (oups… pardon…. tellement mignon, propret et espiègle qu’on a envie de le couvrir de poutous)
C’est ensuite, à la façon du remarquable Au nom de la terre, un drame rural sur la difficile vie paysanne et les aléas de l’agriculture.
C’est enfin un documentaire sur l’Amérique profonde des 80ies et son étonnante religiosité – qui contraste avec l’agnosticisme revendiqué des Yi qui ont notamment quitté la Californie pour fuir l’emprise oppressante de leur congrégation.

Minari fait partie de ces films dont la seule vision de la bande-annonce suffit à dévoiler le contenu sans surprise. En deux minutes à peine, tout y est révélé. Vous plaît-elle ? Allez voir le film : vous ne serez pas déçu. Vous laisse-t-elle de marbre voire vous inspire-t-elle certaines réserves, ce qui avait été mon cas ? N’y allez pas ! Un conseil que, bien évidemment, je n’ai pas suivi.

La bande-annonce

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