Suprêmes ☆☆☆☆

Nous sommes à la fin des années 80, dans les cités du 9-3. Le rap vient d’arriver en France. Didier et son ami Bruno, deux graffeurs, écrivent des textes qui expriment leur colère et leur mal-être ; leur ami Franck les met en musique. Un groupe se crée. Il s’appellera Supreme NTM. Didier, Bruno et Franck prennent des noms de scène : ce sera JoeyStarr, Kool Shen et DJ S. Un manager prendra le destin du groupe en main ; un autre les fera signer chez Sony où ils sortiront leur premier album en 1991.

Jeune réalisatrice engagée, qui filme les banlieues depuis Regarde-moi en 2008, Audrey Estrougo s’est lancée un défi de taille : raconter, sans les trahir, les débuts du rap français et de son groupe le plus emblématique. Elle relève le défi haut la main grâce à une reconstitution soignée de l’époque (dont on peine à admettre qu’elle a déjà plus de trente ans alors qu’elle nous semble à nous, vieux quinquagénaires, si proche) et grâce à l’interprétation impeccable de deux jeunes acteurs prodigieux de talent : Théo Christine dans le rôle de JoeyStarr et Sandro Funtek dans celui de Kool Shen. Bizarrement, sur l’affiche, le second me semble ressembler plus à JoeyStarr que le premier. Etait-ce voulu ?

Critiquer ce film est pour moi une gageure. Car je ne connais rien au rap, un style dont le poids de mes préjugés et mes goûts musicaux m’ont toujours tenu éloigné. J’ai beau avoir essayé de l’écouter, je n’en apprécie ni les textes, ni les sons. Je veux bien entendre la rage qui s’y exprime mais je n’arrive pas à la comprendre et encore moins à la cautionner. Je ne suis pas fier de ce manque d’ouverture d’esprit et en fais un constat affligé.

Par conséquent, je suis bien en mal d’exprimer un avis éclairé sur ce film.
J’en ai tout détesté parce que je n’en aime pas le sujet. Mais pour autant, j’imagine volontiers qu’un fan de rap l’appréciera. Et je ne l’en blâmerai pas. C’est sa came. Pas la mienne (sic).

La bande-annonce

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