Une troupe de forains vient se produire devant les clients d’un hôtel chic du littoral atlantique. Parmi eux, un mari particulièrement possessif (Denis Podalydès) ne quitte pas d’une semelle sa femme (Judith Chemla) qui profitera d’un tour de magie pour se faire la belle. Le mari éploré accuse les forains de la disparition de son épouse. Pour se dédouaner, ceux-ci le persuadent que le temps s’est arrêté et qu’elle reviendra bientôt.
Tout le monde aime Noémie Lvovsky qui est lentement devenue une personnalité incontournable du cinéma français, devant comme derrière la caméra (La Grande Magie est son huitième film en tant que réalisatrice, son dix-neuvième en tant que scénariste et son cinquante-cinquième comme actrice). Sa joie de vivre, sa tendresse illuminent tous ses films. On imagine volontiers comment elle a convaincu tous les participants de ce film de la rejoindre : « On va tourner au bord de la mer ! En costumes ! Et on va chanter ! ». Ils ont tous répondu présents pour constituer un casting plaqué or, qui ressemble au palmarès des César ou au plateau d’une première à la Comédie-Française : Denis Podalydès, Sergi Lopez, Judith Chemla, Rebecca Marder (soupirs énamourés pour celle que je considère comme le plus bel espoir féminin de ces dernières années), Damien Bonnard, François Morel, sans oublier des seconds rôles aux petits oignons (Laurent Stocker, Laurent Poitrenaux, Philippe Duclos, Armelle, Catherine Hiégel….).
Sans doute cette troupe endiablée s’est-elle bien amusée pendant le tournage dont on imagine volontiers que les journées se terminaient par de joyeuses tablées dressées dans le parc jouxtant l’hôtel dans la tiédeur d’un été breton.
Mais la joie qu’ils ont prise à jouer est-elle communicative ? Elle ne l’est qu’à moitié. Certes, le propos est sympathique et le mélange des genres roboratif. Moi qui adore les comédies musicales ne puis que m’enthousiasmer des intermèdes chantés que La Grande Magie ménage. Le problème est que, même si les partitions signées Feu ! Chatterton sont diablement dans l’air du temps, elles s’accommodent mal des décors et de l’époque du film. Et, pire : les acteurs – à l’exception peut-être de Judith Chemla – chantent comme des casseroles. On a vraiment de la peine pour Denis Podalydès quand il entonne, au bord de la crise d’asthme, le solo de Mario au dernier acte de la Tosca.
Le problème aussi est que La Grande Magie s’englue dans un discours pseudo-philosophique autour du temps (le temps qui passe ou ne passe pas, le temps, convention sociale extérieure à notre ressenti intime…) qui fait cruellement penser à une resucée mal digérée d’un cours de terminale de philo. Ne reste finalement pas grand-chose : la folie d’un homme rongé par la jalousie.
Piotr Tchaïkovsky, l’immense musicien russe, était secrètement homosexuel. Pour faire taire les rumeurs, il accepta de se marier avec Antonina Miliukova, une de ses élèves au conservatoire de Moscou, qui l’avait rencontré quelques années plus tôt, était tombée follement amoureuse de lui et lui avait écrit une longue lettre enflammée. Le mariage, consacré en 1877 à Moscou, fut un naufrage et ne dura que quelques semaines avant la séparation de corps des époux. Mais Antonina refusa toujours le divorce.
En avril 2012, Ihsane Jarfi a été kidnappé, violé, torturé pendant toute une nuit et laissé pour mort à l’aube par quatre criminels homophobes. Pour ce meurtre, trois d’entre eux ont été condamnés deux ans plus tard à la réclusion à perpétuité, le dernier à une peine de trente ans.
Une riche héritière, Clare Cavendish (Diane Kruger) recrute Philip Marlowe (Liam Neeson), un détective privé, pour retrouver la trace de Nico Peterson, son amant disparu. L’enquête mènera l’inspecteur au Club Corbata, lieu de toutes les turpitudes, sur les traces d’un trafic de cocaïne dans le Los Angeles des années 30.
Samuel a treize ans. Il est orphelin. Il a été placé par les services sociaux dans une famille d’accueil. C’est auprès de Marie, de Clément et de leurs deux garçons qu’il devra douloureusement entrer dans l’adolescence.
Masashi Asada est le fils cadet d’une famille soudée et aimante. Son père, qui a sacrifié ses ambitions professionnelles pour s’occuper de ses deux fils tandis que sa mère enchaînait les gardes de nuit à l’hôpital, lui a transmis sa passion pour la photographie.
Pierre (Thomas Salvador himself) est roboticien. À l’occasion d’un déplacement chez un client dans les Alpes, l’appel des cimes est le plus fort : il renonce à revenir à Paris, achète l’équipement complet du parfait alpiniste et plante sa tente au pied de l’Aiguille du midi.
Un mariage est arrangé entre Le Cadet, un simplet sous l’emprise de sa famille, dont le rhésus rare va sauver le nabab du village, et Guiying, une jeune femme devenue incontinente et handicapée à force de coups et de mauvais traitements. Le couple misérable s’installe sur le lopin de terre qui lui a été concédé et y construit une minuscule maison. Lentement, la tendresse naît entre les deux êtres tandis que les saisons passent et que la Chine rurale se transforme.
Tendres Passions raconte tout au long de leurs vies pleines de vicissitudes l’amour d’une mère et de sa fille. Jeune veuve, Aurora Greenway (Shirley MacLaine) s’est vouée à l’éducation de sa fille unique, Emma (Debra Winger), qui quitte Houston et le nid familial pour se marier et suivre son mari, professeur d’université, dans l’Iowa puis dans le Nebraska. Elle y a trois enfants mais son mariage, fragilisé par les infidélités de son mari puis les siennes, bat vite de l’aile. Aurora en revanche trouve l’amour auprès de son voisin, un astronaute retraité (Jack Nicholson).
Soraya et Walid ont décidé de quitter Beyrouth et sa pollution pour s’installer dans une maison de famille sur les pentes désolées du Mont-Liban. Là, avec la mère de Walid, dont les poumons ne supportaient pas l’air empuanti de la capitale, et leurs deux filles, Tala et Rim, ils ont construit un phalanstère auto-suffisant qui suffit à leur bonheur.