
Marina a grandi en Catalogne dans une famille d’adoption après la mort de son père et de sa mère. À 18 ans, au début des années 2000, elle vient en Galice à Vigo pour y suivre des études de cinéma. Elle y retrouve la famille de son père et y déterre des secrets familiaux longtemps enfouis.
La bande-annonce de Romeria m’avait mis l’eau à la bouche. Elle nous faisait la promesse d’un récit en forme d’enquête, d’anamnèse sur le passé enfoui d’une jeune femme à la recherche de ses racines.
En sélection officielle à Cannes, le film était le troisième d’une réalisatrice espagnole prometteuse, Carla Simón, qui avait auparavant réalisé Eté 93 et Nos soleils.
Certes Romeria peut se prévaloir de quelques atouts. Le premier est sa première, Llúcia Garcia, qui y fait des débuts prometteurs. Le second est les paysages littoraux de la Galice, l’estuaire de Vigo, les Cies qui en barrent l’horizon, l’île de Torella, la plage de Samil….
Mais le film m’a laissé sur ma faim, à cause de son faux rythme (il dure près de deux heures) et de son flashback trop long. À cause surtout de son suspens éventé [attention spoiler] Il n’y avait rien de vraiment mystérieux dans le passé de Marina, qui savait déjà que ses deux parents étaient morts du Sida, sinon l’omerta gardée par la la famille de son père, par ses grands-parents paternels, des grands bourgeois compassés, et par ses oncles et tantes, sur les motifs réels de sa mort en 1992.