Coup de cœur pour « L’Odyssée » bien mal servi par une critique assassine (celle du Monde gagne la Palme de la méchanceté vipérine) mais qui rencontre depuis mercredi un succès public mérité.
On connaît tous le commandant Cousteau, son bonnet rouge, ses fines lunettes et ses drôles de costumes futuristes. On connaît moins la vie de ce capitaine de corvette qui démissionna de la Marine nationale pour filmer le « monde du silence ». L’époque n’était ni aux documentaires animaliers façon National Geographic ni aux plaidoyers écologiques. Financé par l’industrie du pétrole, Jacques-Yves Cousteau filmait les océans pour mieux les conquérir. C’est sous l’influence de son fils Philippe qu’il posa à la fin de sa vie à l’ambassadeur de la planète en danger.
Pour raconter la vie du plus américain de nos héros nationaux, c’est le plus américain des réalisateurs français qui a été choisi. Jérôme Salle, le réalisateur des « Largo Winch » et de « Zulu », sait y faire. La production ne lui a pas mégoté son budget. Son scénario qui rebondit d’un continent à l’autre (la côte varoise, le détroit d’Ormuz, New York, Ushuaia) a un petit air de James Bond.
Mais c’est surtout par ses interprètes que vaut « L’Odyssée ». Pierre Niney a un rôle qui manque de l’ambiguïté qui lui aurait donné de la profondeur. Audrey Tautou fait un tabac, la clope au bec, dans celui de Mme Cousteau, menant à la baguette ses hommes. Enfin, Lambert Wilson force l’admiration. Aussi crédible à quarante ans qu’à soixante-dix, il adopte tous les tics du personnage (le bonnet rouge, les lunettes et même l’horrible accent Frenchie) sans donner l’air de le singer ou de se déguiser. Chef égocentrique vénéré par ses hommes, amoureux fou de sa femme et mari infidèle, brisé par la mort d’un fils qu’il n’a pas su aimer, il est convainquant jusque dans ses paradoxes.
« Marguerite » fut l’an passé l’un des films français qui connut le plus grand succès, tant auprès du public que de la critique.
Le cinéma aime filmer la folie, la longue spirale qui conduit lentement un être normal dans l’abîme de la déraison.
« Much loved » suit au quotidien quatre prostituées à Marrakech : Hlima qui débarque du bled, Randa qui préfère les femmes aux hommes, Soukaina, romantique au cœur tendre, et Noha qui fait office de grande sœur. Sans oublier Said, le silencieux homme à tout faire, tour à tour chauffeur, coursier et garde du corps.
« L’Histoire officielle » ressort sur les écrans. En 1985, ce film avait fait sensation. Alors que l’Argentine sortait à peine de la dictature, le film de Luis Puenzo en dénonçait les crimes. Auréolé de l’Oscar du meilleur film étranger et de la Palme de la meilleure interprétation féminine, « L’Histoire officielle » prenait immédiatement rang parmi les films iconiques. Un statut qu’il partage avec ces films qu’on montre dans les lycées pour illustrer un pays ou une époque : « Crias Cuervos », « Missing », « Yol », « L’Homme de fer »…
La soixantaine, Clara habite un bel appartement en bord de mer. Mais des promoteurs sans vergogne souhaitent l’en déloger pour construire un condominium de luxe.
« Les deux amis » est un drôle de film.
Les Dossiers de l’Écran présentent : « Radicalisation : Des clés pour comprendre » avec un film de Marie-Castille Mention-Schaar qui raconte en parallèle l’histoire – vraie sinon vraisemblable – de Mélanie qui se radicalise et de Sonia qui se deradicalise.
On a tous un rêve inavoué : marcher sur la Lune, rencontrer Nelson Mandela, coucher avec Miss Monde…