Houria (Lyna Khoudri) a une passion : la danse classique qu’elle apprend avec Sabrina, sa mère (Rachida Brakni), dans l’espoir d’en faire un jour peut-être son métier. Mais ses rêves se brisent, la nuit où Houria est agressée dans les rues d’Alger. Le choc la prive de la parole et l’oblige à une longue rééducation pour retrouver l’usage de ses jambes. Durant sa convalescence, Houria rencontre un groupe de femmes soignées à l’hôpital : certaines sont sourdes et muettes, d’autres sont autistes, d’autres encore ne se sont jamais remises du traumatisme causé par la mort de leurs proches….
Trois ans après Papicha, Mounia Meddour réalise son deuxième film avec, dans le rôle titre, l’actrice extraordinaire que le premier avait lancée : Lyna Khoudri. L’actrice franco-algérienne, César du meilleur espoir féminin, a fait du chemin depuis, avec des premiers rôles dans Haute couture ou La Place d’une autre et des rôles secondaires dans The French Dispatch, Nos frangins, Novembre. Le film repose tout entier sur ses épaules. Elle est de tous les plans et le porte avec toujours la même énergie électrisante, la même colère rentrée… et un travail qu’on imagine immense pour apprendre la langue des signes et donner l’illusion d’être une ballerine confirmée.
Mais hélas, pendant que sa protégée gravit à toute allure les marches vers la célébrité, Mounia Meddour semble faire du surplace. Houria est le pâle décalque de Papicha. Les mêmes sujets le traversent : la décennie noire en Algérie (Sabrina ne se console pas de l’assassinat de son mari), les rêves d’exil (Sonia, la meilleure amie de Houria, rêve de quitter l’Algérie pour l’Espagne au péril de sa vie), le « hittisme » des jeunes Algérois qui s’ennuient et les combats de bélier avec lesquels ils essaient de se distraire…. C’est beaucoup, c’est sans doute trop pour un film qui aurait gagné à se concentrer sur son seul sujet.
Le problème est que ce sujet-là – la lente reconstruction d’une danseuse dont les rêves se fracassent sur l’accident qui l’éloigne des planches – vient d’être traité avec le succès qu’on sait par Cédric Klapisch. En corps m’avait enthousiasmé au point d’en faire un de mes films préférés de l’année passée, tout en haut de mon Top 10. Je sais que cet enthousiasme n’était pas unanimement partagé. Mais, en tout état de cause, ce film-là, beaucoup plus réussi que ce film-ci, lui porte une ombre fatale.
Charlie (Brendan Fraser) a perdu le contrôle. Après la mort de son compagnon, il s’est laissé aller à une boulimie maladive et a pris du poids jusqu’à devenir un énorme corps malade de 260kg, quasiment impotent, menacé de céder d’un instant à l’autre à un infarctus fatal.
Radio al-Salam est une radio fondée en 2015 en réaction à l’occupation par Daech du nord de l’Irak. Basée à Erbil, au Kurdistan irakien, cette radio a pour objectif de favoriser la réconciliation et la paix, en diffusant, en arabe et en kurde, des reportages et de la musique à destination des populations déplacées arabes, chrétiennes, kurdes, yézidies qui affluaient dans la région suite aux avancées de Daech.
Une communauté rurale coupée du monde vit selon les règles millénaires qu’elle s’est fixées. Cet isolement sert de couverture à des violences sexuelles inouïes : les femmes de la communauté sont droguées et violées pendant leur sommeil. Longtemps elles demeurent convaincues d’avoir été victimes de fantômes ou de Satan en personne. Mais bientôt le pot aux roses est découvert, un violeur arrêté et, suite à ses confessions, l’ensemble des coupables appréhendés par la police d’Etat.
Claire Morel (Maud Wyler) est avocate, mère épanouie de deux ravissantes petites filles, épouse heureuse de Thomas, ingénieur agronome (Grégoire Colin). Elle fait un déni de grossesse, accouche une nuit dans sa salle de bains et dépose son nouveau-né sur une poubelle après avoir tranché le cordon ombilical. Son enfant doit la vie à un voisin qui passait par là promener son chien.
Les adolescents meublent l’ennui d’un été étouffant dans un petit village du sud-est de l’Espagne. Ils traînent, boivent, fument, dansent… Une idylle se noue entre Ana, dont la mère tient le bar du village, et José, qui a longtemps vécu à l’étranger, dont le père est le propriétaire d’un champ de citronniers.
Madeleine Verdier (Nadia Tereszkiewicz) et Pauline Mauléon (Rebecca Marder) partagent une chambre de bonne dont elles ne parviennent plus à payer le loyer. La première est une artiste sans cachets, la seconde une avocate sans clients.
C’est l’histoire éclatée sur trois moments (1984, 2000 et 2006) de deux femmes libanaise et israélienne qui partagent des racines françaises. La première, Tanya, a un père officier dans l’Armée du Sud Liban qui a collaboré en 1984 avec l’envahisseur israélien et qui n’a eu d’autre issue en 2000, lorsque Tsahal s’est retiré, que de quitter le Liban. La seconde, Myriam, de quelques années plus âgée, est mariée à un officier du renseignement israélien qui combat au Liban et qui y a connu le père de Tanya. Elle a eu un fils qui part faire son service militaire en 2006 et qui est fait prisonnier au front.
Asja, la quarantaine, s’est inscrite à une journée de speed dating. Elle y retrouve Zoran, un homme de son âge, avec qui elle avait déjà échangé quelques messages électroniques. Mais rien ne se passera comme prévu.
Une célèbre romancière retrouve dans un quartier excentré de Séoul une ancienne amie qui tient une librairie. Elle croise ensuite un réalisateur et sa femme, une jeune actrice de cinéma qui vient de décider de faire une pause dans sa carrière et, de retour dans la librairie de son amie, un vieux poète qu’elle avait connu de nombreuses années plus tôt.