Une jeune femme (Dakota Johnson), de retour d’Oklahoma, monte à l’aéroport JFK de New York dans un taxi. Destination : le centre de Manhattan. La discussion s’engage entre la passagère et le conducteur du taxi (Sean Penn).
Un film nocturne tout entier tourné à l’intérieur d’un véhicule ? Vous avez l’impression que mon blog bégaie et que je vous en ai déjà parlé ? En effet ! Il y a quelques jours à peine, je chroniquais Le Choix avec Vincent Lindon, un film français qui suivait sa tête d’affiche, l’oreille collée à son portable pour essayer de faire de l’ordre dans sa vie, pendant un trajet automobile nocturne vers une destination inconnue.
Il n’y avait dans Le Choix qu’un seul protagoniste. Il y en a deux dans Daddio, qui ne s’étaient jamais rencontrés avant que leurs chemins se croisent. La question qui se pose – et que je me suis posée pendant tout le film – est la crédibilité de leur rencontre ou, plutôt, celle de leur dialogue. Car qu’un conducteur de taxi rencontre une passagère, il n’y a à cela rien d’extraordinaire. Que la conversation s’engage, sur le temps qu’il fait, l’état du trafic ou les dernières actualités, pourquoi pas ? Mais avez-vous déjà raconté votre vie au conducteur de votre taxi ? vos amours, vos emmerdes, vos secrets les plus intimes ? et vous a-t-il en retour dispensé de sentencieux conseils ?
Car c’est de cela dont il s’agit dans Daddio – un titre que je n’ai pas compris (renvoie-t-il au surnom, scandaleusement incestueux ou délicieusement complice, dont l’héroïne a affublé son amant ?). Une passagère raconte sa vie amoureuse au chauffeur de son taxi. Pour épicer un peu l’intrigue, elle échange simultanément des sextos à l’amant susmentionné qui se languit d’elle. Comment la banquette arrière d’un Yellow Cab se transforme-t-elle en canapé freudien ? C’est le tour de passe-passe auquel le film voudrait nous faire croire.
J’ai beau savoir que les interactions aux Etats-Unis sont plus fluides qu’en France, je suis resté bloqué tout le long du film sur ce point-là : je n’ai pas cru une seconde à la possibilité d’un dialogue entre ces deux personnages. Dès lors, tout dans Daddio m’a semblé sonner faux.
Lesia est une adolescente corse élevée par sa tante. Sa mère est morte ; son père est un chef de bande en cavale qui, entouré des siens, joue au chat et à la souris avec la police et avec les clans qui lui sont hostiles. Éperdument attachés l’un à l’autre, Lesia et son père réussissent à voler à la vendetta quelques instants d’intimité ensemble.
À la fin des années 90, la jeune Nevenka Fernandez se laisse convaincre de rejoindre la liste électorale menée par Ismael Alvarez, le maire sortant de la ville de Ponferrada, dans la province du Leon, dans le nord-ouest de l’Espagne. Sitôt réélu, le maire tout-puissant lui confie la délégation des finances. L’édile, de plus en plus pressant, la courtise et la jeune femme cède à ses avances. Mais quand elle décide enfin de rompre leur liaison, sa vie devient un enfer.
Le pape meurt brutalement. Doyen du collège, le cardinal Lawrence (Ralph Fiennes) est chargé de l’organisation du conclave qui élira son successeur. Les cardinaux sont logés dans la résidence Sainte-Marthe, dans l’enceinte de la cité vaticane. Quelques favoris se dessinent – l’ultraconservateur Tedesco (Sergio Castellitto), le libéral Bellini (Stanley Tucci), le Nigérian Ayedemi qui pourrait être le premier Pape de couleur – et un participant de dernière minute, l’évêque de Kaboul, nommé in pectore par le défunt pontife, s’invite.
Deux amies, à peine sorties de l’adolescence, Jessica (Megan Northam découverte dans
L’oeuvre de Leni Riefenstahl (1902-2003) sent le soufre. La réalisatrice du Triomphe de la volonté (1935) et des Dieux du stade (1938) s’est vu reprocher de s’être fait la propagandiste complaisante du régime nazi. Toute sa vie durant, elle s’est défendue en affirmant qu’elle ne s’intéressait qu’à l’art, pas à la politique. Le documentariste allemand Andres Veiel a eu accès aux 700 cartons de ses archives. Il instruit son procès.
Basel Adra, un activiste palestinien, est né et a grandi au sud de la Cisjordanie dans un petit village bédouin de la zone C, Masafer Yatta, sous le coup d’un arrêté d’expulsion. Épaulé par Yuval Abraham, un journaliste israélien arabophone, il a documenté de 2019 à 2023 la destruction de son village par l’armée israélienne, s’appuyant sur un jugement de la Cour suprême israélienne pour en déloger ses habitants et y créer un camp militaire.
Anthony (Paul Kircher) a quatorze ans. L’été s’étire interminablement à Haillange (sic), une petite ville de Moselle frappée par la désindustrialisation. Pour échapper à un père alcoolique (Gilles Lellouche) et à une mère désabusée (Ludivine Sagnier), Anthony traîne avec son cousin, tombe amoureux de Stéphanie (Angelina Woreth), pique la vieille moto de son père pour la suivre en soirée, se frite avec Hacine (Sayyid El Alami), un voyou d’une cité HLM.
En 2055, Steevyshady (Bilal Hassani, le représentant drag de la France au concours Eurovision 2019) raconte la longue et toxique histoire d’amour qui, pendant un demi-siècle a réuni, Mimi Madamour (Luiza Aura), une jeune starlette révélée par un concours de chant télévisé, et Billie Kohler (Gia Ventura) une icône punk.