Tout va mal pour Ricky (Ben Foster), une petite frappe de Louisiane. Tandis que ses poumons le lâchent, son boss (Beau Bridges) lui tend un traquenard dont il parvient à s’échapper de justesse en compagnie de Rookie (Elle Fanning), une jeune prostituée. Il voudrait rapidement s’en séparer ; mais l’adolescente ne le lâche pas d’une semelle et lui ramène même sa petite sœur Tiffany âgée de trois ans à peine.
Le trio se réfugie dans un motel miteux à Galveston, au Texas, sur les bords du Golfe du Mexique.
Nic Pizzolatto est devenu célèbre en signant le scénario de True Detective, une série mettant en scène deux policiers en Louisiane. Deux ans plus tôt, il avait écrit un roman policier, Galveston, que Mélanie Laurent, l’actrice-réalisatrice française, repérée par le producteur américain qui cherchait une signature européenne, porte à l’écran.
L’aisance avec laquelle la jeune française se glisse dans les codes du roman noir est impressionnante. Mais, à force de vouloir démontrer sa capacité à filmer « comme les Américains », par exemple dans des plans séquence de fusillade brillamment chorégraphiés, Mélanie Laurent perd un peu son âme, livrant un produit sans grande originalité qui, aussi bien troussé soit-il, se fond dans le lot commun des productions américaines indépendantes, des polars poisseux qui noircissent les écrans.
Cela n’enlève rien à la qualité de la prestation des deux acteurs principaux. Elle Fanning, dont j’ai déjà eu plusieurs fois l’occasion ici de dire le bien que j’en pense, est comme d’habitude parfaite. Elle a vingt ans à peine et on la connaît déjà depuis longtemps. D’une beauté parfaite, d’un charme irrésistible, elle a gardé dans son sourire le souvenir de l’enfant qu’elle était hier encore et en est d’autant plus attachante. Ben Foster est tout aussi remarquable. On vient de le voir dans l’excellent Leave no Trace. Il joue ici un rôle similaire, celui d’un homme solitaire qui prend sous sa coupe une jeune fille. Sa rédemption en émouvra plus d’un.
Silvio Berlusconi : satyre politique.
La belle Saltanat doit quitter la ferme familiale après que son père couvert de dettes s’y est donné la mort. Sur les conseils de sa mère malade, elle part en ville se placer sous la protection de son oncle. Kuandyk, fort comme un Turc, l’aime en silence et l’accompagne.
Dilili, une jeune Kanake, arpente le Paris de la Belle époque dans le triporteur d’Orel, un jeune et beau livreur. Le duo est à la recherche des Mal-Maîtres, une organisation malfaisante qui kidnappe les petites filles. Leur chemin croisera celui de Louise Michel – dont Dilili fut l’élève en Nouvelle-Calédonie – de la cantatrice Emma Calvé, de Sarah Bernhardt, de Marie Curie, de Louis Pasteur, d’Erik Satie, de Toulouse-Lautrec, de Rodin, de Marcel Proust et de tant d’autres…
Dans la Pologne communiste de l’immédiat après-guerre, Wiktor (Tomasz Kot) est chargé de rassembler les trésors de la musique populaire et de créer une troupe folklorique. Il fait à cette occasion la rencontre de Zula (Joanna Kulig), une jeune femme récemment sortie de prison après avoir tenté de tuer son père. Entre le chef d’orchestre et la jeune femme, la passion éclate. Le couple vivra pendant une quinzaine d’années, de part et d’autre du Rideau de fer, une relation contrariée par les aléas de l’Histoire.
Olivier (Romain Duris) a la vie d’un Français qui se lève tôt. Il travaille dans un grand groupe de vente à distance et y montre, en qualité de représentant syndical, un engagement sans faille pour défendre les intérêts de ses camarades. Sa vie de famille, auprès de Laura et de leurs deux enfants, Eliott et Rose, semble sans nuage.
Le père de Masato vient de mourir. Depuis la mort de sa femme, il s’était muré dans le silence. Il tenait un restaurant de ramen au Japon. Son fils travaillait avec lui.
Quarante ans ont passé depuis la nuit d’Halloween où Michael Myers, un dangereux psychopathe échappé de l’hôpital psychiatrique où il était soigné depuis qu’il avait assassiné, à six ans seulement, sa propre sœur, a tenté d’assassiner Laurie Strode.
Bertrand (Mathieu Amalric), Laurent (Guillaume Canet), Marcus (Benoît Poelvoorde), Simon (Jean-Hugues Anglade) et Thierry (Philippe Katerine) ont plusieurs points en commun : ils sont quadragénaires, dépressifs, bedonnants et… pratiquent la natation synchronisée sous la direction de Delphine (Virginie Efira), une ancienne championne.
Philippe Rebbot et Romane Bohringer se sont aimés et ne s’aiment plus. Les deux acteurs ont vécu ensemble pendant dix ans et ont fait deux enfants, Rose et Raoul. Mais le désamour est venu et la séparation semble inéluctable. Mais les deux parents n’arrivent pas à se séparer de leurs enfants et imaginent une solution immobilière innovante pour se quitter sans s’en éloigner : vivre dans deux appartements aux entrées distinctes, reliées entre eux par la chambre des enfants.