Ancien espoir, Franck (Franck Gastambide) n’est jamais passé pro faute de talent. Mais il n’a pas quitté le FC Nantes qui l’a formé et y ai devenu l’homme à tout faire de son président (Hippolyte Girardot). Tout en gardant un œil protecteur sur les amateurs, c’est lui qui cornaque les pros, fait leurs courses, leur évite les sorties de route.
La Surface de réparation parle de football sans en montrer. On sait que les films qui lui sont consacrés sont rares et souvent mauvais, le football, le sport le plus télégénique au monde, étant paradoxalement terriblement peu cinégénique. Supporter du FC Nantes (je me souviens de la silhouette dégingandée de Maxime Bossis et des shorts en satinette de Patrice Rio), aficionado de l’OM, ultra du PSG, tu risques d’être déçu : si La Surface… parle des à-côtés du football, il les filme comme il filmerait les à-côtés de n’importe quel show biz, où des stars surpayées vivent entourées d’une faune interlope.
Fraîchement émoulu de la FEMIS, Christophe Régin signe son premier film. Il a eu la main heureuse dans le choix de ses acteurs. En confiant le rôle principal à Franck Gastambide, acteur de comédies souvent poilantes (Les Kaïra), parfois franchement ratées (Pattaya), il fait un pari audacieux mais réussi. Thomas Sotinel du Monde parle joliment de « tchao-pantinisation » pour décrire le processus par lequel un acteur de comédie célèbre choisit, la quarantaine venu, de prendre le tournant du drame (Coluche donc avec Tchao Pantin, Michel Blanc avec Monsieur Hire, Valérie Lemercier avec Vendredi soir, Kad Merad avec Je vais bien, ne t’en fais pas, Jamel Debbouze avec Indigènes, etc.).
Mais Franck Gastambide se fait voler la vedette par Alice Isaaz. C’est elle la vraie star du film dont chaque apparition aimante la pellicule. Elle joue un rôle casse-gueule : celui d’une meuf-à-footeux, à moitié pute, à moité groupie. Elle aime le contact des célébrités, leur argent facile, leur gloire éphémère ; mais elle s’y brûle les ailes. On l’avait remarqué l’automne dernier dans Espèces menacées. Elle explose dans La Surface…
Pour autant, malgré ses qualités, ce film peine à se distinguer de la masse des productions cinématographiques françaises. En dépit d’une conclusion réussie et surprenante, son scénario se traîne et connaît quelques baisses de rythme fatales. Il est à craindre qu’après une ou deux semaines en salles, concurrencé par des films mieux distribués et plus stimulants, La Surface… ne sombre dans un oubli irréversible. Ce n’est pas cette critique qui le lui évitera.
À près de quatre-vingt-dix ans, Frederick Wiseman continue inlassablement à radiographier les États-Unis. Qu’il filme un hôpital psychiatrique (
On connaît de Clouzot les chefs d’œuvre en noir et blanc qu’il a réalisés pendant les années quarante et cinquante : L’Assassin habite au 21, Le Corbeau, Quai des Orfèvres, Le Salaire de la peur, Les Diaboliques…
Alex (Kate Winslet) est photographe et se marie le lendemain. Ben (Idris Elba) est un chirurgien attendu pour une opération urgente. Ils sont tous deux bloqués dans l’Idaho et décide d’affréter un bimoteur. Hélas, l’avion s’écrase dans des montages enneigées.
Daniel (Gael Garcia Bernal) ne se remet pas de la mort de son meilleur ami (Nahuel Perez Biscayart). Il échoue dans un hôtel miteux tenu par Michel (Karim Leklou). Francine (Marine Vacth) y occupe aussi une chambre.
Dans un avenir proche, des scientifiques norvégiens sont parvenus à miniaturiser l’humain. En quelques années le procédé se généralise. Il a un alibi écologique : la miniaturisation, qui permet la réduction de la pollution, est un remède à la surpopulation et à la raréfaction de l’espace et des ressources. Mais il a surtout un avantage individuel : les Américains miniaturisés peuvent espérer un bien meilleur niveau de vie (loyers ridicules, biens de consommation courante à prix minuscules). C’est ce second aspect qui séduit Paul Safranek, un ergothérapeute du Nebraska, et sa femme, fatigués d’une vie médiocre où l’accession à la propriété demeure un rêve inaccessible.
Picasso peint. Clouzot le filme.
Édith travaille dans une usine textile en cours de délocalisation au Maroc. À quarante cinq ans, son mari décédé, son fils monté à Paris, seule et sans attaches, elle décide de « prendre le large » : elle renonce à ses indemnités de licenciement et accepte la proposition de reclassement qui lui est faite au Maroc.
Un parrain mexicain, El Jeffe, met à prix la tête d’Alfredo Garcia qui a mis sa fille enceinte. Le million de dollars promis attise les vocations. Bunny, un pianiste de bar, apprend de Elita que Garcia vient de se tuer dans un accident de voiture. Il décide de traverser le Mexique pour aller exhumer son cadavre et en ramener la tête à El Jeffe.