La vie n’est pas facile pour Isra’a et son mari Ahmed qui, faute de toucher le salaire que lui doit la télévision publique en est réduit à faire le taxi à Aden, dans le sud du Yemen. Les conséquences de la guerre civile se font encore sentir dans l’ancienne capitale, dévastée par les bombes : l’eau n’est pas rétablie, les coupures d’électricité sont fréquentes, des checkpoints se sont multipliés dans les rues. Le propriétaire de l’appartement que Isra’a et Ahmed occupent avec leurs trois enfants souhaite récupérer son bien et leur a donné leur préavis. Faute de service public de l’enseignement, le couple doit inscrire ses enfants dans une école privée sans en avoir les moyens. Cerise sur le gâteau : Isra’a est encore tombée enceinte.
Des films yéménites, on n’en voit pas souvent. Celui-ci est peut-être le premier jamais distribué en France [note pour moi : de quel pays du monde n’ai-je jamais vu de film ? le Suriname ? le Tadjikistan ? la Sierra Leone ?]. Son exotisme est puissant – dont les distributeurs français ont conscience qui ont très librement traduit Al Murhaqoon, « Les Accablés ». Grâce à lui, on découvre dans des plans larges quasi-documentaires, la mythique Aden, porte de l’Orient pendant la colonisation anglaise, repère de brigands au temps de Rimbaud. Le résultat est un peu décevant : c’est une ville arabe sans cachet défigurée par les combats qui y ont fait rage durant la guerre civile en 2014 dont les seuls atouts sont les fières montagnes qui la surplombent et la mer qui la baigne.
Les Lueurs d’Aden ne se borne pas à filmer une ville, aussi exotique soit-elle. Il campe des personnages et raconte une histoire : celle d’Isra’a et d’Ahmed, bien décidés à s’épargner un quatrième enfant. L’avortement étant illégal au Yemen, il leur faut corrompre un membre du corps médical. Commence pour eux une épuisante course d’obstacles pour rassembler les fonds et trouver les complicités nécessaires.
L’Evénement, adapté du roman autobiographique d’Annie Ernaux, racontait une histoire similaire, en France, au début des années 60. Plus près de nous dans le temps, plus loin de nous dans l’espace, l’héroïne de Levante, une jeune handballeuse brésilienne, cherchait elle aussi désespérément à avorter dans un pays qui ne le permet toujours pas. Les Lueurs d’Aden rappelle que ce droit, que la France s’apprête à inscrire dans sa constitution, n’est pas universel.
Un décor exotique, un sujet inspirant, une affiche sublime sont des atouts de poids. Mais ils ne sont pas suffisants. Les Lueurs d’Aden reste un film bien classique, à la direction d’acteurs trop lâche, au récit sans surprise et à la conclusion frustrante.
17 février 1673, Molière, exsangue, remonte sur la scène du théâtre du Palais-Royal pour jouer le dernier acte son Malade imaginaire. Dans deux heures il sera mort.
Gabrielle (Alice Isaaz) débarque à Paris pour faire un stage . Elle se retrouve dans une équipe de reporters chevronnés, passionnés par leur métier mais obligés de se remettre en cause par une direction qui rogne leur budget et s’inquiète de la baisse de leur audience.
Mourad a douze ans à peine et, par la faute de ses mauvais résultats au collège, a été orienté vers un CAP mécanique à la fin de sa cinquième. Mais grâce aux stratagèmes de sa mère, qui espère pour lui un meilleur avenir, il réussit à revenir au collège. Il parviendra même à force de persévérance jusqu’au lycée et jusqu’au baccalauréat. Mais sa vraie passion est la musique.
Boris (Dominique Abel) est barman à L’Etoile filante. Il fuit depuis trente-cinq ans la police qui le poursuit pour son implication dans un attentat. Mais une victime le reconnaît et entend se rendre justice elle-même. Pour se protéger, Boris, aidé de Kayoko (Kaori Ito) sa compagne et de Tim, le portier de L’Etoile filante, kidnappe Dom, le sosie dépressif de Boris et lui fait endosser son rôle. Inquiète de sa brutale disparition, l’ex-femme de Dom, Fiona (Fiona Gordon), détective privée de son état, se lance à sa recherche.
Une famille de réfugiés syriens quitte à l’automne 2021 son pays en guerre pour rejoindre la Suède. Elle a décidé de passer par la Biélorussie et par la frontière polonaise pour rentrer illégalement dans l’espace Schengen. Elle n’imagine pas les difficultés qu’elle va rencontrer sur son chemin.
Rie (Sakura Andō, à l’affiche en ce moment de
Pianiste brésilien de bossa nova, Tenório Jr. joua dans les années 60 dans les clubs de Copacabana. Sa disparition mystérieuse à Buenos Aires en 1976 accrut son aura. Fernando Trueba a mené l’enquête à son sujet, interrogeant sa famille, ses proches, ses amis musiciens. Au lieu d’en faire un documentaire, il opta avec Javier Mariscal, avec lequel déjà il avait coréalisé sur le même modèle Chico & Rita en 2011, pour un film d’animation.
En 2044, dans un monde dominé par l’intelligence artificielle, Gabrielle (Léa Seydoux) doit, pour trouver un emploi, se purger des traumatismes qui ont marqué ses vies antérieures. En 1910, elle était une pianiste renommée, mariée à un industriel fabricant de poupées. En 2014, jeune modèle fraîchement débarquée à Los Angeles, elle avait la garde d’une immense villa hollywoodienne. À ces deux époques, sa route a croisé celle de Louis (George McKay) pour lequel elle a ressenti une grande attraction. Mais le pressentiment funèbre d’une catastrophe imminente – la crue de la Seine en 1910, le « Big One » en 2014 – a chaque fois hypothéqué leur relation.
Une jeune journaliste (Anaïs Demoustier), aidée par un producteur sans vergogne (Romain Duris), essaie par tous les moyens de réaliser une interview avec Salvador Dali. Mais l’artiste, fantasque et égocentrique, lui rend la tâche bien ardue.