
Adriano (Valerio Mastandrea) vit dans les dépendances d’une demeure patricienne en ruines que squatte une bande de jeunes néo-ruraux autour de la petite-fille des anciens propriétaires du lieu, Matilde Guelfi (Galatea Bellugi). Adriano refuse tout contact avec l’extérieur. Adriano est un riche avocat d’affaires qui vient de vivre un drame terrible, dont il ne se relève pas, causé par « cinq secondes » d’inattention.
Paolo Virzi est un cinéaste italien aguerri qui a notamment réalisé L’Echappée belle aux États-Unis en 2017 avec Helene Mirren et Donald Sutherland, et Folles de joie avec Valeria Bruni-Tedeschi en 2016.
Il a la main moins heureuse dans ce film qui mélange deux sujets. D’un côté le drame qui endeuille Adriano et dont il doit assumer la responsabilité devant la Justice. De l’autre, l’éventualité d’une lente rémission grâce notamment à ces jeunes qui s’emploient à ramener à la vie une propriété abandonnée.
Les ficelles sont un peu grosses. Le film est sauvé par le jeu de ses acteurs : Valerio Mastandrea, en vieux monsieur bougon, Galatea Belluggi toujours aussi solaire et Valeria Bruni-Tedeschi dans un second rôle aux petits oignons.