
Après Bob Marley, après Elton John, après Elvis Presley, après Bob Dylan, après Freddy Mercury, après Amy Winehouse, après Ray Charles, il était inévitable que Michael Jackson ait droit à son biopic.
Celui-ci respecte scrupuleusement les règles du genre. Il ne s’autorise pas un seul pas de côté. Il raconte l’ascension d’un jeune gamin issu d’une famille modeste d’une ville industrielle de l’Indiana qui, grâce à son talent immense, à force de travail et en dépit d’un père toxique qui veut l’empêcher de voler de ses propres ailes, réussit à devenir une star planétaire.
Aucun sujet polémique n’est traité ni même effleuré. Le film s’arrête en 1988 alors que Michael Jackson est au sommet de sa gloire. Ni ses agressions sexuelles sur mineurs dont il sera ensuite accusé, ni ses addictions médicamenteuses qui causeront sa mort ne sont abordées. Pour autant, le film évoque sa première rhinoplastie en 1979 à vingt-et-un ans (Michael était complexé par son nez) et son vitiligo qu’il soignera en blanchissant sa peau.
Michael est un long clip vidéo. Il réjouira les fans de Michael Jackson et tous ceux qui, comme moi, ont grandi dans les années 80 (je me souviens de ma fascination, l’été de mes treize ans, chez mon correspondant anglais devant le clip Thriller diffusé sur MTV) ou qui ont assisté au concert du Parc des Princes en juin 1988. Ils y retrouveront les musiques diablement dansantes de Billie Jean, Beat It, Bad… Ils passeront deux heures sans regarder leur montre. Quant aux autres…
Les autres déverseront leur tombereau de critiques