Brahim (Tahar Rahim) est un humoriste au succès grandissant. Son grand frère Mourad (Roschdy Zem) l’a accompagné dans toute sa carrière. Mais sa proximité devient envahissante. Brahim qui vient de rencontrer Linda (Maïwenn) ne sait pas comment expliquer à Mourad le nouveau tour des choses.
Le Prix du succès fait d’une pierre trois coups.
La première est celle que l’affiche a voulu – lourdement – souligner. Un trio. Un homme rit en compagnie de la femme qu’il aime. Il tourne le dos à son frère qui regarde dans sa direction sans partager l’intimité de ce couple dont il est désormais exclu.
La deuxième est celle que le titre entend porter : le succès professionnel oblige à des choix douloureux et se fait parfois au détriment du cercle familial. Pour prendre son envol, Tahir doit abandonner ce frère, parfois violent, souvent incontrôlable, pour choisir un autre impresario.
La troisième n’est pas la moins intéressante même si elle est moins visible. Tahir est d’origine modeste, fils d’immigrés maghrébins. Sa soudaine aisance financière lui permet d’offrir à ses parents et à toute sa famille une vie dont ils n’auraient jamais pu rêver. Il fait désormais à son corps défendant partie de la « beurgeoisie ».
Le Prix du succès a une immense qualité : ses acteurs. Roschdy Zem est, comme d’habitude excellent. Il compte, je crois, parmi mes acteurs préférés. Voilà plus de vingt ans que je le suis (il a tourné dans près de quatre vingt films) et qu’il ne m’a jamais déçu. J’adore sa façon de marcher avec les pieds en canard. Le personnage qu’il interprète à la perfection a le seul défaut d’être trop frustre pour cet acteur si subtil. Tahar Rahim est tout aussi bon. La révélation de Un prophète confirme l’immense espoir qu’il avait suscité en décrochant en 2010 à moins de trente ans le César du meilleur acteur – que Roschdy Zem n’a jamais reçu. Maïwenn – que j’aime moins – joue à contre-emploi le rôle d’une femme amoureuse et douce.
Le Prix du succès a néanmoins un défaut : son scénario faiblard. On aurait pu mieux utiliser les ressorts dramatiques de cette intrigue. Le film – qui se regarde sans s’ennuyer – manque de rythme. À vingt minutes de la fin, il marque une pause avant sa conclusion. On se demande dans quel sens il s’achèvera. On est vaguement déçu par son épilogue convenu.
Madrid. Été 2011. Tandis que la capitale espagnole se prépare à accueillir le pape Benoît XVI et que la contestation des Indignados enfle, les meurtres s’accumulent. Les victimes : des femmes âgées d’abord violées puis cruellement assassinées. Les inspecteurs Velarde et Alfaro suspectent un criminel en série.
Trisha Brown (1936-2017) est l’une des plus grandes chorégraphes contemporaines. Dans les années 60-70, avec Merce Cunningham et Anna Halprin, elle a déconstruit les codes de la danse classique pour inventer une nouvelle forme d’expression corporelle. Danse hors les murs, danse sans musique, elle fait primer la spontanéité du corps sur la joliesse de ses mouvements.
Camille s’est retirée dans une mission catholique au Cambodge avec l’intention d’y prononcer ses vœux. Pour se rendre au village voisin où elle soigne une vieille femme, elle emprunte un chemin dont l’accès lui a été pourtant déconseillé qui traverse les ruines d’Angkor. Elle y rencontre Sambath, un Khmer qui passe par le même chemin pour aller pêcher et dont l’épouse se meurt d’un cancer généralisé.
Pierre a repris seul l’élevage bovin familial. Il met toute son ardeur à s’occuper de son troupeau qui obtient aux compétitions agricoles les meilleurs classements. Ses parents, qui se sont retirés sur l’exploitation et l’exaspèrent de leur encombrante sollicitude, et sa sœur qui est devenue vétérinaire et qui l’aide dans le suivi médical du troupeau, sont sa seule compagnie.
À quatre vingt-dix ans passés, Claude Lanzmann retourne en Corée du Nord caméra à l’épaule. Jeune communiste enthousiaste, il s’y était rendu en 1958 et y avait fait une étonnante rencontre.
Quadragénaire épanouie, Avril a deux filles qui vivent ensemble dans la maison de vacances qu’elle possède en bord de mer. Elles ont quinze ans d’écart : Clara qu’elle a eue très jeune est complexée par ses kilos en trop, Valeria, dix-sept ans à peine, est enceinte de Mateo que ses parents ont chassé. Le quatuor cohabite en attendant la naissance du bébé.
Le moteur du bateau d’un pêcheur nord-coréen, Nam Chul-woo, tombe en panne. Son embarcation dérive vers le Sud de l’autre côté de la frontière.
À Paris. Au début des années 90. L’épidémie du Sida fait rage. Act up Paris milite pour dénoncer l’inaction du gouvernement et le cynisme des laboratoires pharmaceutiques. Portrait de groupe : Sophie, la pasionaria, Nathan, le nouveau est « séro-neg », Sean est « séropo » et livre une course contre la mort avec la mort qui menace, le sens politique de Thibault, le président, ne convainc pas toujours ses camarades…
En Angleterre, au début du XIXème siècle, Philip apprend coup sur coup le mariage de son cousin en Italie et son décès. Il en impute immédiatement la responsabilité à sa « cousine » Rachel. Mais lorsqu’elle arrive en Angleterre, son charme vient à bout des préventions de Philip.