Emprisonné à l’hôpital psychiatrique Arkhan après les crimes qu’il a commis, Arthur Fleck (Joaquin Phenix) attend son procès. Il fait la rencontre d’une autre internée, Lee Quinzel (Lady Gaga). La passion de la musique les rapproche. Le procès du Joker commence.
Joker (2019) avait rencontré un tel succès qu’une suite était inévitable. Todd Philips est toujours à la réalisation et Joaquin Phenix, couvert de récompenses (Oscar du meilleur acteur, Golden Globe, British Academy Awards…), réendosse le costume du clown meurtrier. L’adjuvant de ce second volet est Lady Gaga, la pop star mondialement connue qui travaille à sa reconversion au cinéma après A Star is Born très sirupeux, House of Gucci autrement plus convaincant.
Venons-en directement à la conclusion : Joker 2 est raté. La raison de ce naufrage est double.
La première est la maladresse des séquences musicales. On reconnaît quelques grands classiques des années 60 – alors que l’action du film est censée se dérouler au début des 80ies : What the World Needs Now Is Love, For Once in My Life, To Love Somebody… Lady Gaga chante faux. Pire : Joaquin Phenix ne sait pas chanter et on a mal pour lui quand il pousse la chansonnette.
Le deuxième est plus grave encore. Si Joker nous tenait en haleine, c’est parce qu’il reposait sur une ambiguïté fondamentale : Arthur Fleck allait-il réussir à endiguer la schizophrénie qui risque de le pousser aux pires excès ? Las ! Le dénouement du premier film prive par avance de tout enjeu le second. On y retrouve un homme brisé, dont on sait les crimes qu’il a commis et leurs motifs psychiatriques. La seconde moitié de Joker 2 se déroule dans une cour de justice. Mais on se peine à saisir l’enjeu de ce procès : la culpabilité de Fleck ? elle ne fait aucun doute ; son irresponsabilité pénale ? elle n’est guère plus douteuse ; mais elle n’est bizarrement pas évoquée ; son comportement durant un procès qui tourne vite à la farce après que Fleck a récusé son avocate ?
Présenté à la Mostra de Venise en septembre, hué par la critique, sorti aux Etats-Unis et dans le monde entier début octobre, Joker 2 a fait un four.
Un instituteur, Nader, est affecté dans un minuscule village au milieu du désert saoudien. Il y a la charge d’apprendre à lire et à écrire à quelques gamins dépenaillés. Pour encourager l’un d’entre eux, particulièrement doué, il dessine son portrait. Le dessin arrive entre les mains de sa sœur aînée, Norah, une orpheline élevée par sa tante, qui rêve d’émancipation, mais dont l’avenir est hypothéqué par un mariage arrangé avec un jeune garçon de la tribu. Norah, au mépris des règles qui le lui interdisent, se met en tête de demander à Nader de dessiner son portrait.
Ben (Jason Schwartzman) est chantre dans une synagogue. Il vient de perdre sa femme et sa voix. Sa mère, remariée avec une immigrée philippine convertie au judaïsme, se ronge les sangs pour lui. Son rabbin souhaite lui présenter sa fille. Mais Ben est étrangement attiré par Carla O’Connor, son ancienne professeure de musique au collège, de trente ans son aînée, qui prépare sa bat-mitsvah.
Ani (Mikey Madison) a vingt-trois ans et travaille dans un club de strip-tease. Elle y fait la rencontre d’Ivan (Mark Eydelshteyn), le fils d’un oligarque russe, dont la vie n’est qu’une succession de fêtes extravagantes. Ivan s’entiche d’Ani au point de l’épouser à Las Vegas. Mais quand sa mère découvre le pot aux roses, elle lui envoie ses sbires, à charge pour eux de remettre le gamin dans le droit chemin et de convaincre Ani, qui ne l’entend pas de cette oreille, d’annuler leur mariage.
Un chat reprend conscience dans un monde post-apocalyptique dont toute vie humaine a disparu. Le niveau des eaux monte inexorablement. Pour se sauver de la noyade, il trouve refuge avec un capybara sur une felouque, portée par le vent. Trois autres compagnons de voyage l’y rejoignent bientôt : un lémurien, un labrador et un serpentaire.
Charles Aznavour (1924-2018) fut l’un des plus grands chanteurs français du siècle dernier. Il a écrit plus de mille chansons, a enregistré près de cent albums en studio, a vendu quelque quinze millions de disques à travers le monde. Monsieur Aznavour raconte, du début à la fin, sa longue carrière : son enfance dans un foyer modeste et aimant de réfugiés arméniens à Paris, ses premiers concerts dans les années 40, avec Pierre Roche (Bastien Bouillon révélé par
Chroniques chinoises, dont le titre original An Unfinished Film est plus parlant, est un vrai-faux documentaire qui raconte le tournage de deux films inachevés. Le tournage du premier, un drame sentimental, s’est interrompu à la fin des années 2000 faute de financement. Le producteur et le réalisateur décident de réunir l’équipe du film pour l’achever dix ans plus tard. Mais ce second tournage sera lui-même à son tour interrompu par l’épidémie de Covid et par le confinement.
Axel Danielson et Maximilien Van Aertryck ont créé ensemble Plattform Produktion à Göteborg en Suède en 2013. Ils réfléchissent à l’impact des images sur notre société.
Léo (Finnegan Oldfield), jeune biologiste expatrié à Berlin, revient chez lui quelques jours dans le Doubs rendre visite à sa mère (Florence Loiret-Caille). Il a hérité de son père, récemment décédé dans de tragiques circonstances, des terres qu’il a décidé de vendre à une compagnie minière. Sa mère et ses amis sont hostiles au projet. L’observation par Léo des farios, les truites de rivière, et de la troublante évolution de leur comportement le conduit à la même conclusion.
En 1993, Emmanuel Siess, alors âgé de treize ans à peine, a été abusé par un prêtre à qui il vouait une confiance absolue. Ses parents n’ont pas cru leur enfant qui leur avait aussitôt rapporté les faits. Près de trente ans plus tard, après y avoir longuement réfléchi et contacté l’archevêque de Strasbourg, Emmanuel décide de porter plainte à la gendarmerie. Sa cousine, Claudia Marschal, une réalisatrice formée à l’école documentaire de Lussas (Ardèche), filme sa déposition.