Juillet 1936. L’Espagne bascule dans la guerre civile. D’un côté le gouvernement de la IIème République ; de l’autre les militaires putschistes qui, après l’accident d’avion fatal de leur leader, le général Sanjurjo, se cherchent un nouveau chef
Le recteur de Salamanque, l’immense écrivain Miguel de Unanumo, est spontanément favorable aux putschistes en qui il voit le seul rempart contre le désordre qui menace la République. Mais les exactions menées par les fascistes vont progressivement l’obliger à réviser son jugement.
Lettre à Franco (Mientras Durre la Guerra dans son titre original qu’on pourrait traduire par « aussi longtemps que la guerre durera » et qui fait allusion au mandat temporaire confié au généralissime Franco) évoque un personnage peu connu de ce côté-ci des Pyrénées, l’écrivain Miguel de Unanumo. Poète, romancier, dramaturge, critique littéraire, philosophe, cet homme de lettres avait été limogé de son poste de recteur de l’université de Salamanque, l’une des plus prestigieuses du pays, en 1924 en raison de son hostilité à la monarchie. Rétabli dans ses fonctions en 1930 après un long exil, il appuya la création de la IIème République mais en critiqua les dérives. Il offrit au franquisme le socle de son idéologie : la défense de la civilisation chrétienne occidentale. Mais il s’érigea courageusement contre les nationalistes dans un discours demeuré célèbre (« Vous vaincrez mais vous ne convaincrez pas ») devant un public de phalangistes qui faillit le lyncher. Il dut sa survie à l’épouse de Franco mais n’échappa pas à une seconde destitution.
Ce sont ces quelques mois, de juillet à octobre 1936, que le film relate. La reconstitution historique est irréprochable. La caméra ne quitte pas le vieil homme qu’on voit sillonner la ville, penché sur sa canne, sinon pour raconter la lente ascension de Franco qui, sans se pousser du col, réussit à se faire porter par ses pairs à la tête de la junte militaire.
Le dilemme auquel Unanumo doit faire face n’est pas sans intérêt, le choix courageux qu’il prend sans grandeur. Mais la réalisation est si académique, le scénario si lisse qu’on peine à s’enflammer.
En juillet 1996, à Atlanta qui s’apprête à accueillir les Jeux olympiques d’été, un attentat terroriste fait deux morts et près de deux cents blessés. Richard Jewell (Paul Walter Hauser), un simple agent de sécurité, devient vite un héros pour avoir découvert la bombe et évité que son explosion soit plus meurtrière encore. Mais bientôt, il devient le principal suspect du FBI.
Bryan Stevenson (Michael B. Jordan lancé par The Wire avant d’atteindre la célébrité avec Les 4 Fantastiques,
Les femmes sont discriminées au cinéma. Les postes de pouvoir dans l’industrie cinématographique, à la tête des studios, à la réalisation des films, à l’écriture des scénarios, sont monopolisés par les hommes. L’image projetée de la femme, vue à travers les yeux des hommes (le désormais fameux male gaze) est alternativement celle d’une putain ou d’une maman et n’offre pas aux jeunes filles un modèle valorisant. Les femmes sont souvent victimes de menaces ou de chantages sexuels comme l’a révélé le mouvement #metoo.
Les journalistes Alice Odiot et Jean-Robert Viallet, ont obtenu de l’administration pénitentiaire, non sans peine, après trois années de démarche, l’autorisation de tourner à l’intérieur de la prison des Baumettes près de Marseille. Pendant vingt-cinq jours, dans la touffeur de l’été, ils ont posé leur caméra dans le bâtiment B et y ont filmé « des hommes » enfermés pour des crimes de droit commun et des durées plus ou moins longues.
Ils n’avaient rien en commun. Queen (Jodie Turner-Smith), avocate militante, célibattante en rupture de ban de sa famille et Slim (Daniel Kaluuya, acteur à la mode depuis le succès de
Simon, huit ans est orphelin et rêve d’être adopté par une famille aimante, d’avoir un père et une mère, comme Thomas, son meilleur ami, et sa sœur Madeleine dont il est secrètement amoureux. Et Simon a un don extraordinaire : il peut prendre l’apparence des personnes qu’il a touchées.
Qui ne connaît pas Cats, la flamboyante comédie musicale montée au tout début des années quatre-vingts à Londres par Andrew Lloyd Webber ? Qui n’a pas vibré en attendant Memory, le solo repris par Barbara Streisand, soit pour verser des torrents de larmes, soit pour chausser des boules Quies ?
Une jeune chinoise, Xingxi alias Brooke, voyage seule à Alor Setar dans le nord de la Malaisie. Elle est victime d’une crevaison de vélo. Trois histoires parallèles débutent alors, ni tout à fait la même ni tout à fait une autre. Dans la première, Brooke rencontre une jeune Malaisienne délurée qui lui fait visiter la ville. Dans la deuxième, elle est prise en charge par trois jeunes gens en pleine campagne électorale. Dans la troisième, durant laquelle s’éclaireront les motifs de sa présence en Malaisie, elle croise la route d’un vieux touriste français à la recherche des « larmes bleues ».
Flora, seize ans, est retrouvée sauvagement assassinée chez elle au lendemain d’une soirée entre amis. Tout accuse Lise Bataille (Melissa Guers), sa meilleure amie, qui est arrêtée le lendemain et placée en détention préventive. Deux ans après son procès s’ouvre. Si sa mère (Chiara Mastroianni) a pris de la distance pour se protéger, Lise peut compter sur l’appui indéfectible de son père (Roschdy Zem). Mais le procès commence mal tandis que l’avocate générale (Anaïs Demoustier) égrène implacablement les pièces à charge.