La petite ville de Tarl au Texas apprend avec stupéfaction l’évasion de Bubber Reeves (Robert Redford) du pénitencier où il purge la peine qui lui a été infligée pour divers larcins commis dans sa jeunesse.
Son épouse, Anna (Jane Fonda), entretient une liaison avec Jason Rodgers dont le père, enrichi dans l’industrie du pétrole, tient la ville en coupe réglée. C’est lui qui a nommé shérif Barrett Clader (Marlon Brando), un fermier sans terre.
L’évasion de Bubber Reeves dont il y a lieu de craindre que la découverte de l’adultère de sa femme n’excite sa violence, échauffe les esprits de la petite communauté où se déroulent ce jour-là deux soirées bien arrosées : la première pour l’anniversaire de Val Rodgers, la seconde moins huppée, à l’autre bout de la ville, qui réunit des employés travaillant sous ses ordres.
La Poursuite impitoyable fait partie de ces films iconiques qui valent au moins autant pour leurs qualités cinématographiques que pour le miroir qu’ils tendent à l’époque qu’ils filment.
Ils rassemblent une pléiade de stars autour de Marlon Brando pourtant dans le creux de la vague après les éclatants succès des années cinquante (Un tramway nommé désir, Viva Zapata !, Jules César, Sur les quais) et avant son retour en majesté dans les années soixante-dix avec Le Parrain. Trois jeunes acteurs, de dix ans son cadet, gravitent autour de lui : Jane Fonda, Robert Redford et, dans un rôle plus modeste, Robert Duvall. L’extraordinaire beauté, la rayonnante jeunesse des deux premiers crèvent l’écran. La puissance féline de Marlon Brando n’est pas de reste dont une scène est entrée dans la légende : celle de son tabassage en règle par trois vigilantes ivres de haine qui veulent mettre la main sur le prisonnier en fuite.
La Poursuite impitoyable dresse un portrait effroyable de l’Amérique profonde, du racisme et des préjugés de classe qui la gangrènent. Il décrit une petite communauté qu’une nuit d’ivresse suffit pour y faire ressurgir une violence atavique.
Toute l’action du film se déroule en l’espace d’une journée jusqu’à son dénouement fatal, donnant à ce western contemporain des allures de tragédie grecque.
Balram est un enfant particulièrement doué dont le seul défaut est d’être né dans l’Inde rurale. La mort de son père, la tutelle écrasante de sa grand-mère lui ferment les portes de l’école. Sa seule possibilité d’ascension sociale passe par un emploi dans la famille du potentat local, un homme violent et corrompu. Balram devient le chauffeur de son fils et de sa belle-fille qui reviennent tous les deux des Etats-Unis et affichent plus de respect pour leurs domestiques que leurs aînés. Mais ce discours moderniste ne résiste pas au drame qui survient un soir…
Move est une mini-série documentaire Netflix en cinq épisodes. Elle nous propose un tour de monde de la danse contemporaine à travers les portraits qu’elle dessine de cinq des plus grands chorégraphes au monde : Jon Boogz et Lil Buck aux Etats-Unis, Ohad Naharin en Israël, Israel Galvan en Espagne, Kimiko Versatile à la Jamaïque, Akram Khan au Royaume-Uni. Chacun a inventé un langage chorégraphique bien à lui tel la méthode Gaga ou exploré, développé, modernisé révolutionné, un style déjà ancien tel le flamenco ou le kathak.
En 1973, en Pennsylvanie, Susie Salmond (Saoirse Ronan) est assassinée par son voisin. D’outre-tombe, elle observe sa famille faire son deuil et l’enquête policière peiner à retrouver l’auteur de son crime.
Kirsten Johnson est documentariste. Elle vient de perdre sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer. Elle va bientôt perdre son père, frappé du même mal, auquel elle est profondément attachée.
En 1968, Jean Seberg (Kristen Stewart) a trente ans à peine et est déjà une star. La petite fiancée de l’Amérique, née à Marshalltown (Iowa) doit sa renommée à son interprétation de Jeanne d’Arc dans le film de Preminger – durant lequel elle fut gravement brûlée. Avec À bout de souffle de Godard, elle est devenue une icône de la Nouvelle Vague. Elle vit à Paris avec son mari, Romain Gary (Yvan Attal), dont elle a eu un fils.
Chargé de réaliser un projet autour du thème de la dictature, un professeur de lycée lance avec ses élèves une expérience grandeur nature qui lui échappe rapidement.
Cap sur le Congrès (Knock Down the House) suit la campagne électorale de quatre femmes dans le Nevada, le Missouri, la Virginie-Occidentale et l’Etat de New York. Repérées et soutenues par les associations Brand New Congress et Justice Congress, Alexandria Ocasio-Cortez, Amy Vilela, Cori Bush and Paula Jean Swearengin participent aux élections primaires qui doivent désigner le candidat démocrate aux élections de mi-mandat 2018 à la Chambre des Représentants et au Sénat. Chacune affronte des hommes politiques élus de longue date, solidement installés et soutenus par l’Establishment.
Gu Xi vit seule avec son grand frère, Gu Liang, dans une minuscule cabane de pêcheur dans le nord-est de la Chine. Faute de papier en règles, elle risque de perdre son travail dans l’hôtel qui l’emploie. Et son frère risque de perdre le sien suite à la marée noire qui contamine la pêche. Mais une autre menace moins violente risque de dissoudre le lien indéfectible qui unit la petite sœur à son grand frère : Qingchang, une fille de la haute, dont Gu Liang s’est entiché.
Sept activistes ont été jugés à Chicago en 1969. Ils étaient accusés d’avoir provoqué de violents affrontements avec la police, un an plus tôt, en marge de la Convention démocrate réunie dans cette ville pour désigner le candidat du parti qui allait affronter Richard Nixon aux élections présidentielles.