Juste (Timothée Robart) erre autour des Buttes-Chaumont. Amnésique, il est devenu invisible aux autres humains, sauf à quelques uns qu’il aide à se remémorer un souvenir agréable afin de faciliter leur « passage ».
Cette règle connaît une seule exception. Bien vivante, Agathe (Judith Chemla) peut voir Juste, lui parler et même le toucher. Agathe vit dans la nostalgie d’un coup de foudre qu’elle a eu pour un garçon, une nuit, à Istanbul. Elle croit le reconnaître en Juste.
Le premier film de Stéphane Batut frappe par son originalité. Il prend le pari culotté du fantastique, un genre très connoté, en imaginant l’histoire d’un Orphée des temps modernes circulant entre le royaume des morts et celui des vivants. Mais il le marie à un naturalisme radical en mettant en scène un coup de foudre romantique dans les rues de Paris, une histoire d’amour impossible entre une Juliette bien vivante et un Roméo déjà mort.
On pense à la série française Les Revenants ou, si l’on a la quarantaine bien frappée, à Ghost avec Demi Moore et Patrick Swayze.
Vif-argent – un titre dont on peine à comprendre la signification – a beaucoup de charme. C’est un film intrigant dont on se demande quelle métaphore il file et où il veut nous mener. mais très vite, le scénario s’épuise autour d’une trame ultra-convenue : l’amour plus fort que la mort. Sa direction d’acteurs ne le sert guère : inconnu au bataillon, Timothée Robart brille par son manque de charisme. Quant à Judith Chemla, dont on dit le plus grand bien, je la trouve plus agaçante que séduisante.
Dans la belle demeure familiale, Andréa (Catherine Deneuve) accueille ses enfants pour son anniversaire. L’aîné Vincent (Cédric Kahn) est venu avec son épouse et ses deux garçons. Le cadet Romain (Vincent Macaigne), qui peine à trouver sa voie, est accompagné de sa nouvelle fiancée, une jeune Argentine prénommée Rosita. S’invite sans crier gare le troisième enfant de Andréa, Claire (Emmanuelle Bercot) qui avait quitté depuis trois ans la France pour les États-Unis, laissant derrière elle aux soins d’Andréa l’éducation de sa fille Emma.
1774. Quelques nobles débauchés ont quitté la cour de Louis XVI. Ils ont trouvé refuge dans un duché allemand.
Carlo (Vittorio Gassman) célèbre son quatre-vingtième anniversaire. Il aura vécu toute sa vie dans le même appartement cossu du centre de Rome. Il y sera né, y aura grandi auprès de son frère Giulio, moins armé que lui face à la vie, qui finira par épouser Amelia, la bonne. Il y aura accueilli son épouse Béatrice (Stefania Sandrelli) dont il aura eu deux enfants et de nombreux petits-enfants.
Verida va se marier. Ses parents en ont décidé. Son mariage aura lieu dans trois mois. Mais d’ici là, il lui faut prendre du poids : vingt kilos au moins pour atteindre les canons de beauté exigés par la société. Sa mère surveille son « gavage » et prépare à toute heure de la journée les viandes et les laitages que Verida doit ingurgiter.
Kaboul. 1998. Les talibans tiennent la ville et imposent leur loi d’airain.
Dramaturge au bord du burn out, Franck (Pio Marmai) décide de changer radicalement de vie. Il s’installe à Dijon, près de sa sœur et trouve un emploi de gardien au musée des Beaux-arts. La fréquentation des œuvres, la routine de son travail vont, pense-t-il, lui rendre la sérénité qui l’avait quitté. Mais c’est sans compter sur ses collègues de travail et notamment sur Sibylle (Léa Drucker) qui l’accueille froidement et refuse, pour des raisons qui s’éclaireront bientôt, de participer à l’inventaire des pièces du musée.
New York. 1978. La mafia irlandaise tient Hell’s Kitchen, le quartier populaire de Midtown Manhattan.
Roubaix, une des villes les plus pauvres de France. Entre Noël et Nouvel An, on y suit le commissaire Daoud (Roschdy Zem) et le jeune lieutenant Louis Coterelle (Antoine Reinartz) dans leurs enquêtes : une arnaque à l’assurance, un incendie criminel, un viol sur mineure, une adolescente en fugue et deux jeunes marginales (Léa Seydoux et Sara Forestier, pétrifiée et passionnée) accusées du meurtre de leur voisine.